Monday, April 7, 2025

La Chute de La Race Humaine

 

LA CHUTE DE LA RACE HUMAINE (Genèse 3)

 





La Chute de La Race Humaine

INTRODUCTION:                                                     

 

A.        Révision (Schéma d’Acétate).

 

1)            Génération (Ge. 1-2)

2)            Dégénération (Ge. 3-11)

3)            Régénération (Ge. 12-50)

 

B.        Esquisse

 

1)            La tentation d’Ève (1-5).

2)            La transgression d’Adam et Ève (6,7).

3)            La terreur de nos premiers parents (8).

4)            L’appel touchant de Dieu (9-13).

5)            La tragédie de la race humaine (14-19).

6)            La transition d’Adam et Ève d’une vie au paradis terrestre à une vie sous la malédiction     (20-21).

 

TRANSITION: Nous arrivons maintenant dans nos études sur la Genèse à la plus grande vallée de la création.  Ce chapitre de la Genèse affecta toute la race humaine.  La chute de l’homme est le point pivotant de la Genèse ainsi que de l’histoire du monde.                                                      

                                                                

1A.        La Tentation d’Ève v. 1-5.

 

            1B.      Les Traits du Tentateur : Il était envahissant, sage et subtil.  Il appartenait à la                                   catégorie des bêtes des champs.  Il était un maître du déguisement.

            2B.      Le Talent du Tentateur : Il s’en est pris à la femme, le sexe plus faible, (1 Pi. 3.7).

Où était Adam ? Pourquoi n’est-il pas venu au secours d’Ève ?  La responsabilité d’Adam avant la chute était de cultiver et de garder le jardin de Dieu, (Ge. 2.15).  Le garder de qui ou de quoi ?  Est-ce que l’homme savait que Dieu avait un ennemi ?  Adam a-t-il négligé ses responsabilités envers sa femme ?  

                   

                        1C.      Le tentateur dit : Un animal qui parlait.                                                                       

ILL : Un serpent parlant : Mes dames, pouvez-vous imaginer votre chien ou votre chat qui vous parle ?  Si ceci vous arrivait, peut-être que vous aussi vous seriez tentées de vous engager dans une conversation avec cette situation très unique.      

 

2C.      La tentation a eu lieu dans un monde parfait, dans une société parfaite, avec un mariage parfait et pourtant l’ennemi a réussi.  Pas étonnant que si souvent nous échouons, n’est-ce pas ?

 

            3B.      La Tactique du Tentateur

 

1C.      Il s’est attaqué à la PAROLE de Dieu en jetant le doute dans l’esprit d’Ève (v.1).

La tactique de Satan était d’encourager la désobéissance à la Parole de Dieu.  Sa tactique était de faire croire à Ève que Dieu n’avait pas vraiment dit ce qu’elle pensait qu’Il avait dit.

                                                                                                              

ILL : Le diable n’a pas de nouveaux trucs dans son sac.  Il continue encore de nos jours de planter le doute dans l’esprit des gens, spécialement en ce qui concerne la doctrine de Christ, la sécurité éternelle du croyant et l’assurance du salut, etc. 

 

Une goutte de doute peut détruire des tonnes de convictions.           

 

2C.      Il s’est attaqué à la PROHIBITION de Dieu en minimisant Dieu à leurs yeux (v. 5).

 

n  Satan dit à Ève qu’en mangeant de l’arbre, ils deviendraient comme Dieu, comme si Dieu pouvait être abaissé au niveau humain ou comme si l’être humain pouvait être élevé au niveau de Dieu.

 

n  Ceci est intéressant, car Satan avait essayé de s’élever au-dessus de Dieu et il avait misérablement échoué.  Toutes les fausses religions d’aujourd’hui sont basées sur ce système diabolique qui cherche à abaisser Dieu au niveau des hommes ou à élever l’homme au niveau divin.

 

                        3C.      Il s’est attaqué à la PERSONNE de Dieu en minimisant Sa Justice (v. 3).

 

Satan a dit à Ève qu’elle ne serait pas punie.  Vous ne mourrez point.”  Plusieurs personnes aujourd’hui ont succombé sous cette même déception diabolique.  Ils se font à croire qu’une fois rendu de l’autre bord, Dieu va tout oublier leurs péchés et va les laisser entrer dans son ciel.  Dieu est trop bon, disent-ils, pour envoyer quelqu’un en enfer. “Nous ne mourrons point” disent-ils ou “nous n’irons pas en enfer” = “NOUS NE SERONT PAS PUNIS”.    

 
2A.      La Transgression d’Adam et Ève. 6-7.

 

            1B.      La transgression avait trois aspects, 1 Jean 2.16.

 

                        1C.      La femme a vu : La convoitise de la chair (Ce qui est disponible).

                        2C.      Agréable aux yeux : La convoitise des yeux (Ce que vous désirez avoir).

3C.      Un arbre à désirer : L’orgueil de la vie (Ce que vous pensez pouvoir devenir). 

 

ILL : Les petites annonces à la télévision frappent constamment à ces trois faiblesses humaines.  Les annonces de voitures, de gommes ou de produit chimiques etc. . . .

 

2B.      Quelles étaient les conséquences tragiques de la transgression d’Adam et Ève ?  À cause du péché d’Adam et Ève, toute l’humanité est tombée dans l’horreur du péché,

                        (Ro. 5.12, 15-18). 

 

                        1C.      Adam est devenu le chef fédéral des pécheurs.

2C.      Ève a succombé d’abord à la tentation, mais c’est Adam qui a été tenu responsable d’avoir plongé la race humaine dans le péché.  Adam devait cultiver et garder le jardin (Ge. 2.15).

3C.      La femme doit être soumise à l’homme et l’homme doit être la tête du foyer parce qu’il a été créé d’abord et ensuite la femme, (1 Tim. 2.11-14).

4C.      La femme a été séduite et a transgressé, mais l’homme a transgressé avec une pleine connaissance de l’effet du péché dont il avait été témoin sur Ève. La transgression leur a fait réaliser leur nudité physique et spirituelle devant Dieu.

 

1D.      Les feuilles de figuier : Voici une illustration de l’effort humain de couvrir ses traces après s’être rendu compte qu’il avait mal agi devant Dieu.

 

ILL : Pour apaiser leur conscience, les gens essaient de se couvrir avec des bonnes oeuvres, en devenant membre d’église, en se faisant baptiser, ou en faisant du bien à leur voisin, ("la religiosité").

2D.     Adam et Ève se sont vêtus de feuilles de figuier pour couvrir leur nudité physique, mais ils ne pouvaient jamais couvrir leur nudité spirituelle qui était dans leur coeur.  Leur nudité physique n’était qu’une évidence d’un problème plus profond, celui d’un coeur qui s’était rebellé contre Dieu.

 

3A.      La Terreur de nos Premiers Parents v. 8.

 

            1B.      Ils ont entendu la voix de Dieu

2B.      Adam s’est caché de Dieu, il n’a pas cherché Dieu et n’a pas choisi de venir à Dieu.

 

                        ILL :   Personne ne peut chercher ou choisir d’être sauvé.  La nature dépravée de l’homme qui a été corrompue par le péché, le pousse à s’enfuir loin de Dieu,  Romains 3.10-12: “selon qu’il est écrit : Il n’y a point de juste, pas même un seul; nul n’est intelligent, nul ne cherche Dieu; tous sont égarés, tous sont pervertis; il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul . . .”

 

4A.      L’appel Touchant de Dieu v. 9-13.   

 

1B.      Dieu appel l’homme.  Quelle merveille !  L’homme n’a pas cherché Dieu, il s’est caché.

2B.      Dieu a posé une question à l’homme. « Où es-tu ?»

 

                        1C.      Adam a eu l’opportunité de confesser son péché, mais l’a-t-il fait ? NON !

                        2C.      Adam essaya de s’en excuser, (La femme que TU m’as donnée).

 

                                    1D.      Il a mis le blâme directement sur la femme.

2D.      Il a mis le blâme indirectement sur Dieu, en blâmant le partenaire qu’il avait reçu de Dieu.

 

ILL : C’est toujours la faute à quelqu’un d’autre, mais devant Dieu tous sont inexcusables.  L’homme a blâmé la femme.  La femme a blâme le serpent.  Le serpent n’avait aucun argument valable.  Dieu appel toujours !  Où es-tu ?  Derrière quelle excuse te caches-tu pour ne pas venir à Dieu ?  Qui blâmes-tu pour tes péchés ?  Pourquoi ne pas répondre à l’appel de Dieu en Lui confessant tes péchés ?  Viens à Lui tel que tu es ! 

 

5A.      La Tragédie de la race Humaine v. 14-19. 

 

            1B.      La malédiction de Dieu sur le serpent. Dieu n’a posé aucune question au serpent,

                         (V. 14 et 15).

 

                        1C.      Linimitié: La femme typifie Israël de qui est venu le Christ, (Ap. 12.5-12)

2C.      Deux postérités: l’Antéchrist et le Christ.  -- La Bible parle souvent de la postérité d’un homme mais ici le texte dit “la postérité” d’une femme.

3C.      Écraser : La tête du serpent, (à la croix).  -- Dieu a donné une promesse de victoire sur l’ancien ennemi.

4C.      Blesser : Le talon de Christ, (à la croix Christ a souffert et est mort, mais il est ressuscité).

 

2B.      La malédiction de Dieu sur la femme, (v. 16).  Dieu dit: “J’augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi.”  Trois choses sont maudites ici.

 

                                    1.  Souffrance dans les grossesses.

                                    2.  Enfantement avec douleur.

3.  Son désir vers son mari en usurpant son autorité mais le mari dominera avec cruauté sur sa femme.

 

QUEL EST LE DÉSIRE DE LA FEMME ?

                                                                               

                        1C.      Les questions qui s’imposent.

 

n  Est-ce que le contexte est positif ou négatif?  Négatif; le contexte est celui de la malédiction et de la condamnation sur la femme.

n  Quel autre passage ressemble à celui-ci?  Ge. 4.7c.

 

2C.      Une comparaison de Genèse 3.16b avec 4.7c révèle que la construction Hébraïque est la même, sauf pour des changements appropriés en personne et en gendre.  Ceci veut dire que le sens et la signification que nous donnons à Ge. 3.16, doit aussi être appliquée à Ge. 4.7.

3C.      Dans Genèse 4.7 le désir du péché est de rendre Caïn esclave -- de le posséder ou de le contrôler, mais le Seigneur commande à Caïn d’être le plus fort et de le   maîtriser.  Une lutte active entre Caïn et le péché est en vue.

4C.      La femme a la même sorte de désir envers son mari que le péché avait envers Caïn, un désir de le posséder et de le maîtriser.  Ce désir dispute la place du mari à la tête du foyer.  Tout comme le Seigneur a dit à Caïn ce qu’il devait faire,   c’est-à-dire, maîtriser et dominer sur le péché, de même le Seigneur a prédit ce que le mari ferait dorénavant, il dominera sa femme avec force si nécessaire.  Ces paroles de Genèse 3:16 marque le commencement de la bataille des sexes.  À cause du résultat de la chute, l’homme ne domine plus sur sa femme avec amour mais avec force; il doit se battre pour être à la tête du foyer.  Le péché a corrompu deux choses dans la relation de mariage : La soumission volontaire de la femme et la domination du mari avec amour.  Le désir de la femme est de maîtriser son mari en usurpant son autorité et l’homme domine sur sa femme par la violence.  Ainsi le règne de l’amour fondé dans le paradis terrestre est maintenant remplacé par la lutte, la tyrannie et la domination.  Le désir de la femme n’est pas de plaire à son mari, mais est plutôt un désir d’être le chef du foyer.

 

                        5C.      Évidences basées sur l’histoire.

 

n  La bataille des sexes fait partie de la malédiction sur la femme.

n  À travers les siècles les femmes ont désiré dominer sur les hommes et  malheureusement les hommes ont dominé cruellement sur les femmes.

 

Ill :  Vasthi : la menace potentielle du mouvement féministe, Esther 1.17-20.

Ill :  Le meurtre de 14 jeunes femmes sur le campus universitaire polytechnique à Montréal le 5 décembre 1989.

Ill : Les statistiques du gouvernement du Canada rapportent qu’au   Canada, une femme sur dix est agressée ou physiquement abusée par son partenaire. 

 

6C.      Quelle est la solution à la bataille des sexes ?  Le mari et sa femme doivent être régénérés et tous les deux doivent vivre selon les principes Bibliques de la soumission et de l’amour.  Ceci réduira considérablement la friction conjugale, Éphésiens 5.22-33 et 1 Pet. 3.1-7.

                                   

n  Pourquoi Dieu a-t-il établi le mari comme chef du foyer et non la femme ?   Parce qu’Adam a été formé le premier, Ève ensuite, 1 Ti. 2.11-14.

n  Plus le mari et la femme s’approchent de Dieu, plus ils deviennent proches l’un de l’autre.

                                                                               

                                                            ILL: Le triangle de l’amour.

                   

 

                                                                      Dieu

                                                                                     /\

                                                                                   /__\

                                                                                 /____\

                                                                               /______\

                                                Le Mari               /________\             La Femme     

                          

3B.      La malédiction de Dieu sur l’homme, (v. 17-19).  La terre a été maudite à cause du péché d’Adam.  Dieu a dit que la terre produira des épines et des ronces et que c’est à la sueur de son front que l’homme gagnera son pain tous les jours de sa vie.

 

NOTEZ BIEN : La malédiction de Dieu sur le serpent, la femme et l’homme était                                          en relation avec l’endroit où chacun avaient été tirés.

 

1)  Le serpent avait été tiré des animaux des champs (3.1), alors Dieu le maudit       d’entre tout le bétail et d’entre tous les animaux des champs et le condamna à       ramper sur son ventre tous les jours de sa vie (3.14).

2)  La femme a été tirée de l’homme (2.21, 22), alors Dieu maudit la relation entre     l’homme et sa femme. Avant la chute la femme était parfaitement et       volontairement soumise à son mari et le mari aimait parfaitement sa femme.         Après la chute, la femme chercha à se rebeller contre son chef (son mari), et son mari commença à dominer sa femme (avec force quand nécessaire) au lieu de l’aimer.

3)   L’homme a été tiré de la terre (2.7), alors Dieu maudit la terre d’où l’homme avait été tiré.  Comme résultat, l’homme travaille fort et la terre ne produit que des épines et des ronces.

 

6A.      La Transition d’Adam et Ève d’une Vie au Paradis à une Vie de Malédiction, (20-21)

 

            1B.      Adam et Ève commencèrent à s’adapter l’un à l’autre, (3.20).

 

1C.      Premièrement, Adam trouva un nom pour sa femme.  Jusqu’à ce point elle était appelée “femme” (2.23; 3.12).  Cette belle créature fut nommée Ève. 

2C.      La femme fut nommée Ève, ce qui veut dire “la mère de tous les vivants.”  Nous devons tous notre vie à Ève.  Indirectement, Ève nous a aussi donné la vie spirituelle parce que c’est par elle qu’un Sauveur nous est né.

 

            2B.      Dieu démontra son amour envers le jeune couple, (3.21).

 

1C.      Dieu leur fit des habits de peau, et il les en revêtit.  Nous pouvons voir ici le premier message de l’Évangile qui fut prêché par Dieu, non pas en paroles, mais par un          symbole, Hébreux 9.22  “. . . sans effusion de sang il n’y a pas de pardon.”

2C.      C’est Dieu qui a pourvu la peau des animaux, qui leur fit des habits et qui revêtit nos premiers parents.  Eux ils n’ont rien fait.  C’est Dieu qui a tout  fait.  Il en est de même pour le salut par la grâce.  C’est Dieu qui fait tout. 

CONCLUSION:

 

            1.  Nous sommes tous pécheurs parce que nous venons de la progéniture d’Adam.

            2.  Sans Dieu nous sommes perdus.

            3.  Nos efforts ne peuvent pas nous sauver.

            4.  Dieu vous cherche et vous invite de venir à Lui.  OÙ ES-TU ? 

 

n    Proverbes 15.3: “Les yeux de l'Éternel sont en tout lieu, Observant les méchants et les bons.” 

n    2 Chroniques 16.9:  « Car l'Éternel étend ses regards sur toute la terre, pour soutenir ceux dont le coeur est tout entier à lui. »

 

5.  Venez à Lui maintenant pendant qu’il est encore temps.  Christ est mort sur la croix pour vous et moi afin que nos péchés puissent être pardonnés.  Christ a écrasé la tête de notre ennemi commun afin que nous puissions être libérés de ses griffes.

 

*******************************  Mars 29, 2025. ********************************

 

 







 

Tuesday, March 18, 2025

Apocalypse 1:1-3

 

Apocalypse 1.1-3

1 Révélation[a] de Jésus-Christ. Dieu la lui a donnée pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt et l’a fait connaître en envoyant son ange à son serviteur Jean. 2 Celui-ci l’a attesté, tout ce qu’il a vu est la parole de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ. 3 Heureux celui qui lit et ceux qui écoutent les paroles de la prophétie et gardent ce qui s’y trouve écrit, car le moment est proche!

 

 

            Nous commençons une nouvelle série aujourd’hui !

            Nous allons nous plonger dans le livre de l’Apocalypse. Le tout dernier livre de la Bible, à la fin du Nouveau Testament.

            C’est peut-être le livre le plus bizarre de la Bible. On y dit beaucoup de choses, certaines sensationnelles, beaucoup moins que savantes. Cela est dû à de nombreuses images étranges qui se prêtent à des interprétations fantaisistes.

            Je suis encore en train d’étudier, donc c’est un travail en cours. Je peux très bien dire certaines choses une semaine, puis être en désaccord avec moi-même la semaine suivante. Alors, s’il vous plaît, soyez indulgents avec moi.

 

 

Révélation[a] de Jésus-Christ.

 

            Rappelez-vous que le Nouveau Testament a été écrit à l’origine en grec commun du 1er siècle. Pas dans le grec classique d’Homère et ses vers hexamétriques poétiques. Mais dans le grec courant de l’Empire romain, appris et parlé par beaucoup comme une seconde langue. Dès le début, la parole de Dieu était accessible au peuple.

            Le tout premier mot du livre en grec est « Apokalupsis » (Ἀποκάλυψις). C’est de là que vient le mot « apocalypse » en français. En grec, le mot signifie simplement quelque chose qui est révélé ou divulgué. Une « révélation » si vous voulez. Il est étrange de voir à quel point ce mot a pris toutes sortes de significations différentes dans la société d’aujourd’hui. Si quelqu’un dit « apocalypse » aujourd’hui, les gens ont tendance à penser à la fin des temps, au feu et au soufre, aux « quatre cavaliers de l’apocalypse », à la calamité, au désastre et à la destruction. Je me demande si cela aiderait tout le monde à se calmer en renommant simplement le livre « la révélation de Jésus-Christ ». C’est comme si nous avions même oublié ce que signifie le terme « révélation ». Comme si vous n’étiez pas au courant d’une fête surprise, vous pouvez avoir une révélation soudaine lorsque vous réalisez ce qui se passe. Quelque chose est simplement révélé.

            La Segond21 dit « Révélation de Jésus-Christ ». Le mot « de » est une interprétation qui fait partie du processus de traduction. En grec, il n’est pas nécessaire de mettre une préposition dans une construction comme celle-ci. Nous devons mettre un mot en français, ce qui nous oblige à choisir comment les mots sont liés. Mais cela pourrait être traduit par « la révélation de Jésus-Christ ». C’est un peu ambigu ce que cela signifie. Est-ce Jésus qui fait la révélation, ou est-ce Lui qui est révélé ? Vous voyez immédiatement les deux options en grec. C’est l’une des belles choses de la langue grecque. Parce que vous pouvez dire deux choses à la fois. La Segond21 a choisi « de », disant que Jésus est celui qui fait la révélation. Ce qui est vrai. Jésus révèle des choses à Jean. Mais l’autre option est également vraie. Cette vision concerne Jésus. Jésus se révèle. Et cela peut être une chose utile à retenir. Si nous nous embourbons dans l’interprétation du nombre 666, ou dans la détermination de l’identité des deux témoins, ou si nous nous lançons dans des débats sur les périodes pré-tribulationnelles, intermédiaires et post-tribulationnelles, nous risquons de passer à côté de l’essentiel du livre. L’essentiel, c’est Jésus.

 

 

Genre

            Ce livre, comme tous les livres, est écrit dans un certain genre. Le genre est un ensemble de conventions pour certains types de littérature. Par exemple, si je commence à lire un livre et que je lis « Il était une fois trois frères », alors nous l’identifierons comme un conte de fées et commencerons à nous attendre à certaines techniques de narration. Nous nous attendons à ce qu’il soit fictif. Les animaux pourraient parler, nous ne serions pas surpris de trouver de la magie ou des dragons. Il pourrait y avoir un enseignement moral intégré dans le livre. La dernière phrase sera probablement « et ils vécurent heureux pour toujours ».

            Que pensez-vous de celui-ci ? « Le détective Riley s’est avancé dans une ruelle faiblement éclairée, l’odeur de bière éventée et le désespoir s’accrochant aux murs de briques humides, ses sens immédiatement attirés par le contour à la craie d’un corps étendu sur le trottoir. » Maintenant, nous pouvons nous attendre à un roman policier. Il y aura des indices, des suspects, des fausses pistes, de l’action et une scène dramatique à la fin révélant le coupable.

            Encore un :

L'administrateur du comté menacé d'éviction

Par Tony Cook pour The Cincinnati Post, 14 janvier 2005

Deux commissaires du comté de Hamilton prévoient de forcer l'administrateur en chef du comté à quitter ses fonctions aujourd'hui.

 

            Nous attendons maintenant un article de journal. Il va nous donner les faits, décrire le qui, quoi, quand, où et pourquoi dans un langage simple. Il va être bref et utiliser des constructions de phrases actives. Les détails les plus importants apparaîtront en premier.

 

            Quoi qu’il en soit, ces attentes pour différents types d’écriture constituent ce que nous appelons le « genre ». Le genre d’une œuvre littéraire définit nos attentes, mais des écarts mineurs par rapport à un genre font qu’un exemple particulier se démarque. Par exemple, il existe une vieille série télévisée appelée Colombo. Ce sont des romans policiers, mais il y a deux choses majeures qui se démarquent et qui la différencient du reste du genre : on montre toujours le crime en train d’être commis comme scène d’ouverture, donc le spectateur sait déjà qui l’a commis, et deuxièmement, le détective, Colombo, fait partie des forces de police, ce qui est inhabituel. Souvent, le personnage du détective est un détective privé ou quelque chose comme ça. Mais si vous n’avez jamais lu ou regardé d’autres romans policiers, vous pourriez penser que ces choses sont normales. Ce n’est qu’en étant familier avec le genre que nous savons où se trouvent les écarts et que nous savons ce qui devrait attirer notre attention comme étant différent.

 

            Maintenant, avant de penser que nous sommes en quelque sorte dans une classe d’anglais de lycée, revenons à l’Apocalypse.

 

            L’Apocalypse est un livre qui appartient à un genre que nous ne connaissons pas dans le monde occidental. Les spécialistes qualifient ce genre d’Apocalypse. Pour la plupart des chrétiens, l’Apocalypse est la seule Apocalypse qu’ils aient jamais lue. Si tel est le cas, nous ne savons pas ce qui distingue l’Apocalypse des autres ouvrages apocalyptiques. Si nous connaissions les normes, nous pourrions être attentifs aux écarts de l’Apocalypse par rapport à ces normes.

            Il s’avère que la littérature apocalyptique était un genre populaire à l’époque où Jean écrivait l’Apocalypse. Les archéologues ont trouvé de nombreux exemples de littérature apocalyptique. Je n’en ai lu qu’une partie, je ne suis donc pas vraiment un expert.

            Alors, en bref, quelles sont les caractéristiques clés d’un livre appartenant au genre apocalyptique ?

        Le récit se déroule généralement dans un cadre narratif. Il y a un voyant humain qui reçoit des visions ou des rêves avec des images fantastiques. Il y a généralement un être divin, comme un ange, qui aide à interpréter ce qu’ils voient.

        Un monde surnaturel est révélé et indique le salut à la fin des temps.

        Le monde actuel est dominé par le péché et la mort. Mais il y aura un jugement futur de Dieu, et alors la paix régnera.

        Les détails et la façon dont l’histoire est conçue ont tendance à différer, mais le message est généralement le même : l’auteur rassure les lecteurs au milieu de temps difficiles.

        Souvent, les auteurs d’apocalypses ont pris des noms de plume d’anciens personnages bibliques, comme Enoch, Abraham ou Adam, et ont ensuite écrit l’histoire comme s’il s’agissait d’une prophétie. Ainsi, le fait que Jean écrive l’Apocalypse en son propre nom est une différence flagrante pour l’Apocalypse qui devrait nous sauter aux yeux.

 

            Alors que je continue à lire de la littérature apocalyptique, j'espère donner plus de détails sur le genre quand je le verrai.

 

            J’ai dit il y a un instant que la seule littérature apocalyptique que la plupart des chrétiens ont lue est l’Apocalypse. Ce n’est pas tout à fait le cas. Il existe d’autres parties de la Bible qui ont des connotations apocalyptiques. Si vous avez déjà suivi un de ces programmes de « lecture de la Bible en un an », alors vous les avez lues.

            Lisons-en un peu.

            Le livre de Daniel commence par les histoires les plus célèbres, à savoir les rêves de Nebucadnetsar, Shadrach, Meshak et Abednego, l’écriture sur le mur et Daniel dans la fosse aux lions. Puis le livre devient étrange. Si vous avez lu la Bible en un an, vous avez peut-être pensé que c’était « bizarre » et vous êtes passé à autre chose.

 

<Daniel 7.1-14>

 

            Nous avons donc eu une vision qui prédit l’histoire sous forme symbolique. Depuis, nous avons vécu cette histoire, nous pouvons donc revenir en arrière et en indiquer les accomplissements. L’homme représente l’Empire babylonien, l’ours les Perses, le léopard les Grecs et la quatrième bête aux dents de fer les Romains.

            Puis nous assistons à la montée de l'Antéchrist : la corne vantarde. Puis le Fils de l'homme vient établir sa domination éternelle.

            Dans la deuxième moitié du chapitre, Daniel demande à un ange d’interpréter les visions. Au chapitre 8, nous avons une autre vision étrange. Vers la fin du chapitre 9, nous avons des prophéties temporelles vagues. Daniel voit un être céleste au chapitre 10. Au chapitre 11, nous avons des prophéties très détaillées du type « Roi du Sud et Roi du Nord », et au chapitre 12, nous parlons à nouveau de la fin des temps. La deuxième moitié du livre de Daniel a probablement le plus de points communs avec l’Apocalypse, avec ce style apocalyptique.

 

            Mais il y a tellement d’autres passages que je pourrais citer. En vérité, l’Apocalypse fait partout allusion à l’Ancien Testament. Si nous connaissions mieux notre Ancien Testament, nous apprécierions davantage l’Apocalypse.

 

           

 

Continuons avec le verset 1 de l’Apocalypse :

 

Dieu la lui a donnée pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt

 

            Dieu a donné qui ? Dieu a donné Jésus. Ce genre d’interaction est toujours étrange à penser. Jésus n’a-t-il pas dit que « Moi et le Père, nous sommes un » (Jean 10:30). Pourtant, en même temps, Dieu le Père n’est pas Dieu le Fils. Il y a deux personnes distinctes. Telle est la doctrine de la Trinité, et le Saint-Esprit est également une personne distincte, mais d’une certaine manière, tous les trois sont un seul Dieu. Dieu le Père a donc donné cette révélation à Dieu le Fils afin que Jésus puisse montrer à ses serviteurs, c’est-à-dire aux chrétiens sur terre, ce qui doit bientôt arriver.

            Donc, si nous parlons de choses qui doivent bientôt se produire, nous parlons de prophéties futures. Du moins, du point de vue de l’auteur, Jean.

 

Traditionnellement, il y a quatre grandes manières d’interpréter le livre de l’Apocalypse.

1.     L’une d’entre elles est l’approche futuriste. Tout est considéré comme une prophétie future. Tout va se produire à la fin des temps. Si vous avez déjà lu les livres de Left Behind, vous constaterez qu’ils adoptent une interprétation futuriste.

2.     Deuxièmement, nous avons l’approche historique. Cette approche tend à associer toutes les prophéties à l’histoire du monde. La faiblesse de cette vision est que tout est planifié et que l’on finit toujours par conclure que Jésus reviendra cette semaine. J’ai lu des articles sur cette vision et je pense qu’elle est pleine de problèmes. Elle est trop arbitraire et subjective.

3.     Troisièmement, nous avons ce qu’on appelle l’interprétation prétériste. Cette vision interprète tout comme ayant été accompli au premier siècle sous la persécution romaine, comme celle de l’empereur Néron ou de l’empereur Domitien.

4.     Enfin, la quatrième approche majeure est l’approche idéaliste. Cette approche considère le livre comme une allégorie, un langage symbolique pour décrire les thèmes cosmiques du bien et du mal. Je pense que cette approche nie l’utilité du livre. Il se qualifie même de prophétie. 

 

            Alors, quelle est mon approche ?

            Quand j’étais à l’école biblique, j’ai suivi un cours sur l’Apocalypse. Ce même semestre, j’ai suivi un cours sur les prophètes de l’Ancien Testament. Dans mon cours sur les prophètes, nous avons parlé de l’idée de la prophétie télescopique.

            Imaginez un prophète debout sur une colline et qui, au loin, peut voir le sommet d’une autre colline, qui, dans cette analogie, représente l’avenir. Il décrit ce qu’il voit. Mais il ne se rend pas compte qu’il regarde deux collines, dont une encore plus loin dans le futur. Il ne peut pas voir l’intervalle de temps entre les deux. Ainsi, nous avons des prophéties concernant le Messie, par exemple, qui ne se sont accomplies que partiellement lors de la première venue de Jésus, et qui seront achevées lors de sa seconde venue.

            Ou bien nous avons un accomplissement en deux étapes. Le prophète fait une prophétie, et celle-ci s'accomplit immédiatement dans un court laps de temps. Elle s'accomplit ensuite à nouveau plus tard, de manière plus complète.

            Par exemple, un verset souvent cité à l’approche de Noël est celui d’Isaïe 7:14 : « La vierge deviendra enceinte, elle enfantera un fils, et elle lui donnera le nom d’Emmanuel. » L’Évangile selon Matthieu cite ce verset vers la fin du chapitre 1 (Mt 1:22-23), et il est interprété comme faisant référence à Jésus et à la naissance virginale.

            Mais saviez-vous que c’était le deuxième accomplissement de ce prophesie ? Revenons au contexte original, Ésaïe 7, et voyons ce qui se passait.

 

< Ésaïe 7:1-17>

            Donc quelqu’un d’autre a accompli immédiatement cette prophétie d’Isaïe. Cette prophétie s’est donc accomplie deux fois.

 

            Maintenant, prenons ce principe d’accomplissement en deux étapes et appliquons-le à nos discussions sur l’Apocalypse. Ce n’est pas une colline sur laquelle je vais mourir, mais mon approche actuelle de l’Apocalypse est un hybride des points de vue prétériste et futuriste. Je pense qu’on pourrait bien soutenir que de nombreuses prophéties de l’Apocalypse se sont accomplies au cours de ce premier siècle de l’Église. Mais en même temps, il y aura un deuxième accomplissement plus tard dans le futur.

 

et l’a fait connaître en envoyant son ange à son serviteur Jean.

 

                    Jésus l’a donc révélé à Jean. Et Jean l’a écrit pour nous. Jésus l’a fait en « envoyant son ange ». Est-ce que cela signifie un ange quelconque, ou parlons-nous de l’Ange du Seigneur, qui est une manifestation physique de Dieu ? Ce sera les deux. Nous verrons plus tard dans le chapitre 1 que Jean a une vision de Jésus. Et plus tard dans l’Apocalypse, Jean parlera avec divers anges qui ne sont pas Jésus.

            De quel Jean parlons-nous ? L'apôtre Jean. Le même homme qui a écrit l'Évangile de Jean et les lettres 1 Jean, 2 Jean et 3 Jean. Jean était l'un des 12 disciples mis à part par Jésus. Il a également bénéficié d'un traitement spécial, en tant que membre d'un cercle restreint de trois disciples. Pierre, Jacques et Jean ont parfois reçu plus d'attention que les autres.

 

2 Celui-ci l’a attesté, tout ce qu’il a vu est la parole de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ.

 

 

            John a vu un tas de choses, et il s'assoit pour écrire sur ce qu'il a vu.

            Et il décrit cela comme la parole de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ.

            L'Apocalypse a trouvé sa place dans la Bible. Les gens ont reconnu qu'elle était inspirée par le Saint-Esprit. C'est la Parole de Dieu.

            L’Apocalypse est le témoignage de Jésus-Christ. Jean est un témoin. Jésus est venu vers lui pour lui dire des choses et lui montrer des choses. Si nous avons lu les Évangiles, nous avons eu un aperçu de Jésus. Nous avons vu sa compassion pour les gens. Nous avons vu son amour et son sacrifice. Il est mort sur la croix pour payer le prix de nos péchés afin de rendre le salut possible. Et il est ressuscité des morts trois jours plus tard. Si nous confessons Jésus comme notre Seigneur et Sauveur, et croyons dans notre cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, nous serons sauvés.

            Jean a eu des visions de Jésus. Nous allons maintenant voir Jésus sous un angle différent. Jésus, l’Agneau de Dieu, déversant sa colère. Jésus, le roi conquérant qui revient. Il va nous raconter tout cela, et nous aurons une vision plus complète de notre Seigneur et Sauveur.

 

 

3 Heureux celui qui lit et ceux qui écoutent les paroles de la prophétie et gardent ce qui s’y trouve écrit, car le moment est proche!

 

 

            Hé, en lisant ceci à haute voix, nous serons bénis. Une partie du but de l’Apocalypse est de bénir les lecteurs et les auditeurs tout au long de l’histoire de l’Église. Avez-vous déjà lu votre Bible à haute voix ? Je me demande si cela changerait votre compréhension de la Bible.

            L’Apocalypse se qualifie elle-même de prophétie. Cela nous ramène à la question du genre. Elle se qualifie elle-même de prophétie, elle est formulée comme une lettre et racontée comme une apocalypse. La prophétie ne se résume pas à prédire l’avenir. Si vous regardez les prophètes de l’Ancien Testament, une grande partie de ce qu’ils faisaient concernait le présent. Ils soulignaient les péchés du peuple, ils soulignaient les jugements de Dieu comme « pas de pluie », et comparaient cela à l’alliance mosaïque : « Hé, il est dit ici que si vous péchez, Dieu enverra la sécheresse et la famine. Il y a la sécheresse et la famine en ce moment. Et Dieu m’a envoyé pour vous dire de vous repentir ! » Parfois, c’était un avenir conditionnel : comme Jonas qui prêchait que Ninive serait détruite, mais le peuple s’est repenti et la destruction n’a pas eu lieu. Les prophètes étaient les porte-parole de Dieu. Ils annonçaient parfois l’avenir, oui. Mais ils analysaient et interprétaient aussi le présent à la lumière de la Parole de Dieu. Ils appelaient les gens à la repentance. Ils déclaraient la volonté de Dieu dans des situations spécifiques. Ils ont rappelé aux gens le passé et les ont orientés vers la Parole de Dieu. L’Apocalypse fera aussi partie de ces choses. Même si l’on parle de l’avenir, on y trouve des messages pour le présent.

            Mais il ne suffit pas de l’entendre. Nous devons prendre à cœur ce qui y est écrit. Le message de l’Apocalypse s’adresse à nous aujourd’hui. En le prenant à cœur, nous devons agir ici et maintenant.