Tuesday, April 7, 2026

Le voyage de Jacob à Padan-Aram. (Genèse 28.1-9)

 

Le voyage de Jacob à Padan-Aram. (Genèse 28.1-9)


Transition:


1. Vous êtes-vous déjà trouvé à un terminus d’autobus ou à l’aéroport, en train de dire au revoir à votre meilleur ami ou bien à votre enfant ou un proche parent, sans savoir combien d’années il faudra attendre avant de pouvoir revoir leur visage ou même leur parler ?

2. Ceci était la situation dans laquelle Jacob se trouvait. Cette fourche dans le chemin allait le séparer de sa famille pendant une période de vingt longues années qui étaient très difficiles.

3. Le record de la vie de Jacob aux chapitres 28-36 est une série d’épisodes qui fluctuaient entre la maturité spirituelle et un manque d’intérêt parfois effronté pour ce qui était juste.

4. La séparation de Jacob d’avec sa famille était difficile pour lui, car il était le petit garçon à maman. Comme nous disons en bon québécois, “Il a été élevé sous la jupe de sa mère.”


1A. Le Départ de Jacob, 28.1-9.


1B. Isaac prend finalement ses responsabilités paternelles, v. 1 - 3.


1C. Il bénit intentionnellement Jacob -- ce qu’il n’avait jamais fait auparavant.

2C. Il lui donne une responsabilité -- qui était un guide pour la vie de Jacob. Ceci est aussi quelque chose qu’Isaac n’avait jamais fait auparavant.

3C. Isaac a reconnu finalement que Jacob avait été choisi par Dieu pour être dans la lignée de la promesse, v. 4-5.


1D. L’ordre des noms au verset 5 n’est pas un glissement du stylo de Moïse.

2D. La séparation qui a eu lieu au verset 5 entre Jacob et Ésaü aura des ramifications dans les générations futures.


2B. La réaction d’Ésaü, v. 6 - 9.


1C. Ésaü a observé la nouvelle relation entre Isaac et Jacob v. 6 et il était jaloux.


ILL: Il y a plusieurs années Michel-Ange, le sculpteur, et Raphaël, le peintre, étaient commissionnés pour exécuter des oeuvres d'art pour l’amélioration du Vatican. Bien que chacun eût un travail différent à faire et que les deux étaient très respectés, ils ont éveillé un tel esprit amer de rivalité entre eux qu'enfin ils ne se parlaient même pas quand ils se rencontraient. Leur attitude jalouse l’un envers l'autre était évidente à tous ceux qui les connaissaient. L'étonnante partie de toute cette histoire était que les deux étaient supposés faire leur travail “pour la gloire de Dieu.”

ILL: Un pêcheur sait qu’on n’a jamais besoin de mettre de couvert sur une boîte de crabes vivants. Si un des crabes commence à grimper sur les côtés du panier, les autres crabes l’attrapent et le tirent dans le bas du panier. Certains gens sont beaucoup comme des crabes tellement ils sont jaloux du bonheur des autres. La Bible dit de pleurer avec ceux qui pleurent et de se réjouir avec ceux qui se réjouissent


2C. L’obéissance de Jacob envers ses parents inquiétait grandement Ésaü. Il voulait l’approbation de son père mais il ne voulait pas lui obéir.


ILL: Tout comme un Chrétien charnel.


1. Celui-ci veut la bénédiction de Dieu sur sa vie - mais il ne veut pas obéir à la

Parole de Dieu.


Si c'est l’alcool, la drogue, les penchants sexuels, les jeux compulsifs ou quoi que ce soit, celui qui a des dépendances a essentiellement les mêmes traits. Alan Lang, dans son Abus de la Substance et son rapport du Comportement Habituel à l'Académie National de la Science, identifie neuf de ces caractéristiques:

        • Comportement impulsif.

        • Difficulté à différer la satisfaction.

        • Recherche la sensation forte.

        • Personnalité antisociale.

        • Valeurs non-conformistes.

        • Sens d'aliénation.

        • Comportement déviant.

        • A des sensations de stress surélevé.

        • Peu de considération pour les standards de la société.


2. Il trouve toujours une excuse pour accomplir ses propres désirs tout en

continuant de désobéir à Dieu.

** Ésaü s’est marié avec une femme de plus dans la lignée d’Abraham (qui

était dans la famille) mais il ne s’est jamais défait des femmes Cananéennes qu’il avait marié pour accomplir ses propres plaisirs charnels hors de la volonté de Dieu.


2A. Le Rêve de Jacob, 28: 10-22.


1B. Le voyage de Jacob couvrit plus de 400 miles (666 kilomètres).

2B. Son usage de pierre(s) pour un oreiller nous semble étrange, mais dans les temps anciens un oreiller était plus qu’un appui-tête comme nous utilisons aujourd’hui nos oreillers. Si j’avais

une pierre pour oreiller, j’aurais aussi des rêves (cauchemars).

3B. L’échelle = serait possiblement mieux traduit “escalier.”

4B. L’escalier symbolise un accès sans interruption à la communion entre le Dieu du ciel et son peuple sur terre.

5B. Les messagers angéliques reflètent les soins constants de Dieu envers les siens. Les

anges ont accès au ciel, mais sont présents sur la terre, (Mat. 18:10; Luc 16:22; Hé.

1:13,14)


1C. Les deux événements les plus considérables dans la vie de Jacob étaient des théophanies nocturnes. Le premier était ce rêve à Béthel quand il fuyait le pays de Canaan qui ironiquement était son pays en raison de la bénédiction. L'autre était sa bagarre à Péniel quand il essayait de revenir dans son pays. Chaque rencontre divine était un événement qui a marqué et changé sa vie, (Ge. 32:1 et 24-30). Ce sont les deux seules places dans le livre de Genèse où il y a une référence aux “anges de Dieu”.

2C. La rencontre de Jacob avec les anges de Dieu suit un désaccord familial dans les deux cas: À Béthel, Jacob s’est séparé de ses parents et fuyait son frère Ésaü, alors que 20 ans plus tard, Jacob se séparait de ses beaux-parents et fuyait Laban. Jacob avait certainement des problèmes familiaux au point que Dieu a dû permettre à ses anges d’intervenir. Le point de la visite des anges dans les deux cas étaient d’encourager Jacob pour afin qu’il soit réconcilié avec Laban son beau-père et Ésaü son frère.


6B. Dans sa solitude et son désespoir Jacob a été encouragé par ce rêve.

7B. 28.20-21: Jacob fait un vœu qui demandera 20 années d’épreuves. Il n’est revenu en paix vers la maison de son père qu’au bout de 20 ans. Remarquez les “si” de Jacob et comparez les avec la promesse de Dieu au verset 15.

8B. La foi de Jacob était faible, mais elle grandissait.


3A. Conclusion


-- Comment est votre foi ?


Si elle est faible, elle peut devenir plus forte à mesure que votre relation avec Dieu devienne plus intime. « La foi vient de ce qu’on entend et ce qu’on entend vient de la Parole de Dieu » Romains 10:17.


-- Comment est votre relation avec votre famille ?


Que Dieu nous donne à tous le courage de réparer nos fissures familiales.

Qu’est-ce que ça va prendre pour que nous comprenions ce message ?


  • Une roche comme confort ?

  • Un cauchemar qui nous pousse une bonne frousse ?

  • Une hanche blessée qui nous fait boiter le restant de nos jours ?

  • Une expérience qui nous fait frôler la mort et qui nous fait voir les anges de Dieu?



Monday, March 23, 2026

La Bénédiction d’Isaac (Genèse 27)

 La Bénédiction d’Isaac (Genèse 27)



Transition: Lire Genèse 27.1-17.

Avez-vous déjà été trompé par quelqu’un que vous respectiez et que vous aimiez ? Cette personne vous avait fait de belles promesses mais ne les a pas gardées.

1. Quand j’ai débuté ma carrière de courrier avec Dicom Express on m’avait promis 360,00$ par semaine. Quand j’ai reçu mon premier chèque j’ai remarqué qu’il était fait au montant de 260,00$. On m’a expliqué que j’avais dû mal comprendre. Et pour aggraver les choses, 3 semaines plus tard, une banque sur ma route a été retranchée et donnée à un autre conducteur, ce qui a fait chuter mon chèque de paye à 210,00$ par semaine (nous étions payés au kilomètre et selon le nombre de banques). J’ai appris plus tard que Dicom avait toujours eu l’intention de donner un maximum de 210,00$ par semaine pour cette petite route, mais le superviseur ne m’a jamais rien dit de tout ceci lorsqu’il m’a engagé.

2. Est-ce que quelqu’un que vous respectiez vous a déjà dit quelque chose que vous avez cru, mais plus tard vous avez découvert que ces promesses étaient des mensonges trompeurs fabriqués pour vous manipuler ? Si ceci vous est déjà arrivé, alors vous pouvez vous identifier avec Isaac ce matin.

1A. La déception de Rebecca, 27.1-33. Donner un sommaire de l’histoire.


1B. Rebecca a justifié et utilisé la tromperie parce qu’Isaac a eu un manque de discernement spirituel.

1C. Isaac était déterminé de donner sa bénédiction à son fils chouchou (Ésaü) malgré la prédiction de Dieu par sa femme Rebecca, Ge. 25.23 et 28.

2C. Isaac a ignoré le fait qu’Ésaü ait méprisé son droit d'aînesse, Ge. 25.31-33.

3C. Isaac a ignoré le fait qu’Ésaü a épousé des femmes païennes, Ge. 25.34-35.

2B. Le plan trompeur de Rebecca.


1C. Le plan exigeait que Jacob vole l’identité de son frère temporairement.

2C. Le plan exigeait que Jacob mente et trompe son père sur son lit de mort.

3C. Le plan révéla qu’Isaac fit confiance à ses 5 sens pour discerner la volonté de Dieu, ce qui indique que son discernement spirituel avait diminué en vieillissant.


-- À l'odorat, la senteur était celle d’Ésaü.

-- Au toucher, le poil de chèvre était comme celui d’Ésaü.

-- Au goût, la viande de chèvre goûtait comme le gibier d’Ésaü.

-- À ses yeux, la présence de Jacob était confondue avec celle d’Ésaü.

-- À ses oreilles, la voix de Jacob a été entendue mais ignorée.


Notez Bien: Il est très dangereux de dépendre de nos 5 sens pour discerner la volonté de Dieu dans notre vie.


2A. La réaction d’Ésaü, 27. 34-46.


1B. Un testament oral dans l’ancien temps était aussi légal et valide qu’un testament écrit ou oculaire aujourd’hui.

2B. Le grand regret d’Ésaü, 27.34.


1C. Hébreux 12.16-17.

2C. Le droit d’aînesse.


1D. Le fils aîné jouissait de privilèges particuliers dans le foyer paternel.


1E. Il avait certains droits que son frère n’avait pas, Ge. 43.33.

2E. À la mort de son père il recevait une double portion de l’héritage, De. 21.17.

3E. L’aîné devenait chef et prêtre du foyer, Ex. 22.29 ; No. 8.14,17 ; De. 21.17. C’était le nouveau patriarche de la famille.


2D. En vendant son droit d’aînesse Ésaü sacrifia ce qui était éternel sur l’autel de l’immédiat. En effet, Ésaü sacrifia ses privilèges de valeurs éternelles sur l’autel des désirs immédiats de la chair (il voulait ce qu’il voulait quand il le voulait). Ésaü sacrifia son droit d’aînesse pour un morceau de pain.

3A. Conclusion


1B. Ésaü méprisa son droit d’aînesse qu’il vendit à Jacob pour un plat de lentilles. Ainsi, encore aujourd’hui, certaines personnes vendent leur âme en échange de quelques moments de plaisirs mondains.

ILL : L’annonceur de radio Paul Harvey raconte l’histoire comment les Esquimaux tuent un loup. Cette histoire est plutôt cruelle, mais elle nous aide beaucoup à comprendre la nature autodestructive du péché auquel nous sommes tous susceptibles.

Premièrement, l’Esquimau s’assure de prendre un couteau bien affilé qu’il recouvre ensuite de plusieurs couche de sang frais qu’il laisse ensuite geler après chaque couche. Cette procédure est répété à plusieurs reprises jusqu’à ce que la lame du couteau soit bien couverte de sang gelé.”


“Ensuite, l’Esquimau insère solidement le manche du couteau dans le sol en s’assurant que la lame est vers le haut. Lorsqu’un loup trouve le couteau après avoir suivi la senteur du sang, il commence immédiatement à lécher le couteau sans se méfier de rien. Le loup prend rapidement goût au sang, alors il lèche plus rapidement et plus férocement jusqu’à ce que la lame soit exposée. Le plus qu’il lèche, le plus qu’il veut lécher sans toutefois réaliser que son propre sang chaud de sa langue commence à se mélanger avec le sang gelé. Tellement puissant est son désir pour le sang chaud qu’il ne réalise même pas qu’il est en train de lécher son propre sang. Son appétit carnivore n’est jamais satisfait de cette source illimitée de sang chaud. Au matin le loup est retrouvé mort au bout de son sang près du couteau, et souvent avec la langue autour du couteau.

2B. Ésaü voulait la bénédiction matérielle de son droit d’aînesse et était prêt à tuer son frère Jacob pour l’obtenir, mais il méprisa les responsabilités spirituelles de son droit d’aînesse. Ainsi en est-il encore aujourd’hui : les gens veulent la bénédiction de Dieu dans leur vie, mais ils méprisent complètement leurs responsabilités spirituelles devant Dieu en refusant d’obéir à sa Parole. Ils préfèrent leurs sécurités mondaines et refusent d’y lâcher prise au lieu de mettre leur confiance en Dieu. Ils n’ont pas plus d’intelligence qu’un singe !

ILL : Des chasseurs de singes en Afrique du nord ont une manière intelligente d’attraper les singes. Plusieurs gourdes (plante grimpante dont le fruit creux peut servir de boîte ou de bouteille) sont remplies de noix et solidement attachées à une branche d’arbre. Chaque gourde a un trou juste assez grand pour qu’un singe puisse y mettre la main afin d’y prendre des noix.

Quand un singe affamé découvre ceci, il met sa main rapidement dans la gourde pour prendre une belle grosse poignée de noix, mais le trou est juste assez gros pour une petite main étroitement resserré et le trou est trop petit pour que le singe puisse retirer sa main du trou avec le poing fermé parce que sa main est remplie de noix. Le singe n’a pas assez d’intelligence pour réaliser que s’il laisse aller les noix en ouvrant sa main il peut facilement retirer sa main et être libéré au lieu d’être amené en captivité.


Malheureusement cette illustration est une image qui représente la vie de plusieurs gens. Le malin, avec ses trappes ingénieuses, essaie de séduire les gens. Il ronge les désirs de la chair jusqu’à ce que ceux-ci deviennent insupportables et que les gens ressentent le besoin intense de les nourrir. Une fois pris aux pièges de l’ennemi ces gens refusent de laisser aller les quelques noix de sécurité que Satan leur a offertes et conséquemment ils demeureront son esclave pour le prix de quelques noix.


Comme le singe qui refuse d’ouvrir sa main pour laisser aller ses quelques noix, ces gens refusent d’ouvrir leur coeur à Jésus et demeurent ainsi prisonniers éternels des trappes ingénieuses du malin qui leur chuchote dans l’oreille : “Ne laisse pas aller tes plaisirs mondains ! Réjouis-toi encore un peu plus longtemps dans ton péché !” C’est en écoutant ces chuchotements que ces gens sont encore prisonniers des griffes du malin qui les retient par leur désirs élastiques de la chair qui sont insatiables. Cher ami, es-tu toujours menotté au malin par une vie de péché qui détruit ta vie, ta santé, tes finances et ton témoignage et t'empêche de grandir dans la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ? Arrête un instant et pense à la libération que Jésus t’offre. Sors de cette trappe maudite et réponds à l’invitation de Christ avant qu’il ne soit trop tard, (1 Co. 10.13; Jacques 1. 13-17).


3B. Les écritures décrivent Ésaü comme quelqu’un de profane. Un profane est quelqu’un qui sacrifie les choses d’une valeur éternelle sur l’autel des désirs charnels immédiats.


ILL: Après que le Titanique coula, l’enquête révéla que plusieurs avertissements avaient été ignorés que le Titanique se dirigeaient vers des glaciers. Même un bateau qui passa près d’eux envoya un message d’urgence en interrompant la conversation du pilote avec Cape Race qui discutait le menu une fois arrivé au port. Préoccupé par le menu, le Titanique répondit au messager d’urgence : Tais-toi, je parle au port. Tu brouilles mon signal de radio.” Beaucoup de gens coulent en enfer parce qu’ils sont préoccupés par le menu de leur vie et ignorent le message d’urgence de Dieu.



Friday, March 20, 2026

Apocalypse 4

 

Apocalypse 4

La Salle du Trône du Ciel



4 Après cela, je regardai et voici, une porte était ouverte dans le ciel. La première voix que j'avais entendue me parler avec la force d’une trompette dit alors: «Monte ici et je te ferai voir ce qui doit arriver par la suite.» 2 Aussitôt je fus saisi par l'Esprit. Et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu'un était assis. 3 Celui qui était assis avait l'aspect d'une pierre de jaspe et de sardoine, et le trône était entouré d'un arc-en-ciel semblable à de l'émeraude. 4 Autour du trône se trouvaient vingt-quatre trônes, et sur ces trônes vingt-quatre anciens étaient assis. Ils étaient habillés de vêtements blancs et portaient des couronnes d'or sur la tête.

5 Du trône sortent des éclairs, des voix et des coups de tonnerre, et devant lui brûlent sept lampes ardentes qui sont les sept esprits de Dieu. 6 Devant le trône, il y a aussi comme une mer de verre qui a la transparence du cristal. Au milieu et autour du trône se tiennent quatre êtres vivants couverts d'yeux devant et derrière. 7 Le premier être vivant ressemble à un lion, le deuxième à un taureau, le troisième a le visage d'un homme et le quatrième ressemble à un aigle en plein vol. 8 Les quatre êtres vivants ont chacun six ailes et ils sont couverts d'yeux tout autour et à l’intérieur. Ils ne cessent de dire, jour et nuit: «Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, celui qui était, qui est et qui vient!»

9 Chaque fois que les êtres vivants donnent gloire, honneur et reconnaissance à celui qui est assis sur le trône, à celui qui vit aux siècles des siècles, 10 les vingt-quatre anciens se prosternent devant celui qui est assis sur le trône, adorent celui qui vit aux siècles des siècles et déposent leur couronne devant le trône en disant: 11 «Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, [toi le Saint,] de recevoir la gloire, l'honneur et la puissance, car tu as créé toutes choses et c'est par ta volonté qu'elles ont été créées et qu'elles existent.»


4.1 Après cela, je regardai et voici, une porte était ouverte dans le ciel.


Le chapitre 4 commence par les mots « après cela ». Après quoi ? Pour rappel, le livre de l’Apocalypse a été écrit par l’apôtre Jean. Jésus y donne des visions à Jean, qui les a retranscrites dans le genre que nous appelons aujourd’hui littérature apocalyptique, un style littéraire courant à son époque.

Au chapitre 1, Jean a eu une vision de Jésus lui-même. Jésus lui a alors demandé de mettre certaines choses par écrit. Aux chapitres 2 et 3, il écrit sept courtes lettres à sept Églises de la région. Les chiffres sont souvent symboliques dans la littérature apocalyptique. Le chiffre 7 symbolise souvent la perfection. Ainsi, le fait qu'il écrive à sept Églises nous donne un sentiment de plénitude, comme s'il avait écrit à toutes les Églises. Vous êtes-vous reconnus dans l'une de ces lettres ?

Nous voici maintenant au chapitre 4. Les lettres aux Églises sont terminées. « Après cela » fait simplement référence à la dictée des lettres. Une fois que Jésus eut fini de les dicter, voici ce que Jean vit ensuite.

La première chose qu'il voit, c'est une porte. L'image d'une porte est fréquente dans la littérature apocalyptique. Par exemple, il y a une porte dans le livre d'Hénoch. Qu'est-ce qu'une porte ? C'est un passage. Il se trouvait quelque part sur l'île de Patmos pendant ces visions. La tradition raconte qu'il était dans une grotte, et il existe même aujourd'hui à Patmos une grotte que l'industrie touristique essaie de faire passer pour la fameuse grotte. Peut-être l'était-elle. La Bible ne le précise pas, nous n'en sommes donc pas certains. Mais il voit une porte. Cette porte n'était pas là auparavant. Ce n'est pas une porte naturelle. Il a une autre vision. Les visions se succèdent. Ce passage semble mener au ciel.


La première voix que j'avais entendue me parler avec la force d’une trompette dit alors:


Comme une trompette. Forte. Résonnante. Puissante. Au chapitre 1, Jean entendit pour la première fois cette voix semblable à une trompette (1:10-13). « Fils de l’homme. » C’était Jésus. C’est donc aussi la voix de Jésus qui lui parle au chapitre 4. Que dit cette voix ?


«Monte ici et je te ferai voir ce qui doit arriver par la suite.»


Jésus invite Jean à le rejoindre, vraisemblablement en passant la porte. Le voyage céleste est également un thème récurrent dans la littérature apocalyptique. Jean utilise le genre de l'apocalypse pour décrire son expérience.

Jésus veut montrer à Jean ce qui doit se passer « après cela ». À quoi fait référence ce « après cela » ? Il me semble que l’interprétation la plus naturelle est qu’il s’agit de la même chose que dans la phrase précédente : après la dictée des lettres, après les événements du présent, en quelque sorte. Jésus parle maintenant de l’avenir.


Pour faire une petite digression, j'ai vu plusieurs articles qui prétendent que cette phrase « montez ici » a un lien avec l'enlèvement. Rappelons que l'enlèvement est l'idée que les croyants seront rassemblés à la fin des temps et emmenés auprès de Jésus. On trouve des informations à ce sujet dans la Première Épître aux Thessaloniciens (1 Thessaloniciens 4:16-18). Vous serez peut-être surpris d'apprendre que le livre de l'Apocalypse ne parle pas du tout de l'enlèvement. C'est pourquoi je vous ai montré le passage de la Première Épître aux Thessaloniciens plutôt que de vous lire un autre passage de l'Apocalypse.

C'est pourquoi certains cherchent désespérément à trouver le passage sur l'enlèvement au ciel dans l'Apocalypse, au point de citer des versets comme celui-ci, au chapitre 4. C'est parce qu'on ne le trouve nulle part et qu'on veut absolument répondre à la question : « Quand l'enlèvement aura-t-il lieu ?» Paul en parle dans la Première Épître aux Thessaloniciens. On sait donc qu'il a lieu. Mais Jean ne le mentionne pas explicitement, ce qui est déconcertant. Alors, dans l'Apocalypse, certains voient cette voix semblable à une trompette et une vague allusion à l'ascension, se souviennent de la Première Épître aux Thessaloniciens et en déduisent que ce passage parle de l'enlèvement. Comme si l'ascension de Jean était une métaphore pour tous les élus. Je ne suis pas d'accord. Cela ressemble à une interprétation allégorique, où l'on s'empare du moindre détail obscur pour tenter d'y déceler un sens caché et arbitraire. Je pense que ce passage n'a rien à voir avec l'enlèvement, car rien dans le texte ne nous incite à l'interpréter ainsi. Il y a quelques sermons, j'expliquais la différence entre les différentes positions, comme le prétribulationnisme, le midtribulationnisme et le posttribulationnisme. Autrement dit, les différentes opinions sur le moment de l'enlèvement par rapport à la Grande Tribulation : avant, pendant ou à la fin ? Seuls les prétribulationnistes se réfèrent à l'Apocalypse 4 pour tenter de justifier l'enlèvement. « Regardez, l'enlèvement est mentionné avant la Grande Tribulation, donc c'est un enlèvement prétribulationniste !» Comme je l'ai déjà dit, mes recherches n'ont pas permis de trouver de fondements bibliques solides à la position prétribulationniste. C'est un autre exemple de la faiblesse des preuves avancées par les prétribulationnistes. J'ai l'impression qu'ils s'accrochent à des arguments fallacieux si c'est le mieux qu'ils puissent trouver.

Je suggère donc que ce passage ne parle pas de l'enlèvement au ciel. Cela ne signifie pas pour autant que l'enlèvement n'existe pas. Ces quelques mots pourraient peut-être y faire penser à certains, mais je ne crois pas que Jean ait voulu en parler ici. Comme je l'ai mentionné précédemment, d'autres textes apocalyptiques utilisent également cette métaphore de « l'ascension du voyant au ciel », et ils ne font pas non plus référence à l'enlèvement au ciel. C'est simplement une construction narrative courante dans le genre apocalyptique.


Cela devrait nous inciter à l'humilité. L'Apocalypse regorge de détails, mais il est évident qu'on ne nous dit pas tout. Le meilleur exemple se trouve au chapitre 10, avec les sept tonnerres (Apocalypse 10:1, 3-4). On ne nous a pas tout révélé. En étudiant l'Apocalypse, nous verrons qu'il y a les sept sceaux, les sept trompettes, les sept coupes, mais aussi ces sept tonnerres au chapitre 10. Personne ne parle des sept tonnerres car nous ignorons leur signification ! Par exemple, la série de romans policiers « Left Behind », qui se déroule pendant la fin des temps, a complètement omis les sept tonnerres ! Alors, quand certains s'attardent sur des interprétations excessivement détaillées, cherchant à relier chaque petit détail à l'histoire humaine, cela m'inquiète un peu. Nous ne savons pas tout. On ne nous a pas tout dit. Il nous faut donc rester humbles.


Passons au verset 2.


4.2 Aussitôt je fus saisi par l'Esprit.



Littéralement, « Dans l’Esprit »

Au chapitre 1, Jean dit qu'il était « dans l'Esprit » lorsqu'il a commencé à avoir des visions. Nous n'avons pas vraiment approfondi ce point au chapitre 1, alors demandons-nous : « Que signifie être “dans l'Esprit” ?» Je pense que cela signifie qu'il était encore physiquement présent sur terre. Il était toujours à Patmos. Il a reçu des visions spirituelles. Il a vu une salle du trône céleste, mais il ne s'y est pas rendu physiquement.

Est-ce que de telles choses arrivent encore ? Est-ce que les gens ont encore des visions de Dieu ? Je pense que oui. Pas forcément tout le monde. J’ai entendu des gens décrire des visions qu’ils ont eues. J’en ai même eu quelques-unes moi-même.


Bref, qu'a vu John ?


Il vit une personne sur un trône.



Personne sur le trône

Et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu'un était assis. 3 Celui qui était assis avait l'aspect d'une pierre de jaspe et de sardoine, et le trône était entouré d'un arc-en-ciel semblable à de l'émeraude.

(passer aux verser 5)

5 Du trône sortent des éclairs, des voix et des coups de tonnerre, et devant lui brûlent sept lampes ardentes qui sont les sept esprits de Dieu.



Personne sur le trône.


Nous sommes dans la salle du trône céleste ! Qui est assis sur le trône ? Dieu le Père.


On nous a dit deux ou trois choses.

Tout d'abord, il y a ce que John peut voir : des reflets de jaspe et de rubis. Le jaspe est une variété de quartz, qui peut se présenter sous différentes couleurs. Il peut être poli avec soin et utilisé comme pierre précieuse. Les rubis sont rouges et brillants. On y distingue un arc-en-ciel scintillant comme une émeraude.

Deuxièmement, il y a ce que Jean entend. Il parle des grondements et des coups de tonnerre. Le son est présent dans cette vision. C'est l'hiver, et cela fait longtemps que nous n'avons pas vu d'orage violent. Une masse d'air chaud rencontre une masse d'air froid. L'air est perturbé. Des charges électriques s'accumulent jusqu'à ce que l'air ne puisse plus l'isoler, et Crac ! Boum ! Le ciel s'illumine et le tonnerre gronde à intervalles réguliers. C'est la présence même de Dieu qui provoque cela dans la salle du trône céleste. C'est comme si sa présence électrisait l'air.

Troisièmement, nous découvrons d'autres détails contextuels. Sept lampes brillent, que Jean identifie comme les sept esprits de Dieu. Nous en avons déjà parlé à plusieurs reprises dans les chapitres 2 et 3, mais il s'agit d'une référence à Isaïe 11:2.


2 L'Esprit de l'Eternel reposera sur lui:

Esprit de sagesse et de discernement,

Esprit de conseil et de puissance,

Esprit de connaissance et de crainte de l'Eternel.



On nous dit aussi qu'il y a une mer de verre.


Que pouvons-nous apprendre sur Dieu en considérant ce que nous voyons ? L’effet rhétorique semble être de susciter l’admiration. Dieu est merveilleux. Dieu est spectaculaire. Dieu est saint et magnifique.

Il y a un trône. Et quelqu'un y est assis. Dieu est le véritable souverain. Malgré les ambitions des dirigeants terrestres, c'est Dieu qui, en fin de compte, détient le pouvoir.

Avez-vous parfois l'impression que votre vie vous échappe ? C'est normal, votre vie est entre de meilleures mains que les vôtres ! Dieu est aux commandes.

24 Anciens

4 Autour du trône se trouvaient vingt-quatre trônes, et sur ces trônes vingt-quatre anciens étaient assis. Ils étaient habillés de vêtements blancs et portaient des couronnes d'or sur la tête.


Alors, qui sont ces anciens ?

Ce ne sont pas des anges. Ils semblent être des humains représentant l'humanité. Leurs noms ne nous sont pas donnés. On ne peut donc pas simplement interpréter le nombre 24 comme représentant les douze tribus d'Israël, les douze apôtres ou quoi que ce soit de ce genre. Leurs noms ne nous sont pas mentionnés.

Ils réapparaîtront au chapitre 5, au chapitre 11 et au chapitre 19. Au chapitre 5, ils ont des harpes et de l'encens (5:8-10). Ils semblent exercer la fonction de prêtres, guidant le peuple dans le culte. Mais en même temps, ils portent des couronnes et siègent sur des trônes comme des rois. Comme il est dit au chapitre 5, verset 10, il est question d'un royaume et de prêtres. Cette image, cette idée d'un royaume de prêtres, est présente depuis l'Ancien Testament. Je pense qu'elle préfigure l'Église. Ils nous représentent. Nous régnerons avec le Christ et l'adorerons éternellement.



Quatre êtres vivants

Au milieu et autour du trône se tiennent quatre êtres vivants couverts d'yeux devant et derrière. 7 Le premier être vivant ressemble à un lion, le deuxième à un taureau, le troisième a le visage d'un homme et le quatrième ressemble à un aigle en plein vol. 8 Les quatre êtres vivants ont chacun six ailes et ils sont couverts d'yeux tout autour et à l’intérieur.



Bien, les quatre êtres vivants. C'est un motif récurrent dans la littérature apocalyptique, comme le livre d'Hénoch. Des chérubins ou autres créatures semblables entourent le trône. On ne peut les évoquer sans mentionner Ézéchiel, qui eut une vision similaire. <Ézéchiel 1:4-28>


Ces quatre êtres vivants participent également au culte, à l'instar des 24 anciens. On dit qu'ils représentent l'ordre de la création. Le Lion est le roi des bêtes sauvages. Le Bœuf est vénéré parmi les animaux domestiques. Je l'ignorais. On dit qu'un bœuf est la richesse d'un fermier, vénéré pour son endurance et sa force. Les Chinois célèbrent même la fête du Roi Bœuf pour honorer son dur labeur. L'Homme est vénéré au-dessus de toute la création, et l'Aigle est le roi des oiseaux. Tous règnent en maîtres.


Adoration


Ils ne cessent de dire, jour et nuit: «Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, celui qui était, qui est et qui vient!»

9 Chaque fois que les êtres vivants donnent gloire, honneur et reconnaissance à celui qui est assis sur le trône, à celui qui vit aux siècles des siècles, 10 les vingt-quatre anciens se prosternent devant celui qui est assis sur le trône, adorent celui qui vit aux siècles des siècles et déposent leur couronne devant le trône en disant: 11 «Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, [toi le Saint,] de recevoir la gloire, l'honneur et la puissance, car tu as créé toutes choses et c'est par ta volonté qu'elles ont été créées et qu'elles existent.»


Avant toute autre chose qui se passe dans la salle du trône céleste (et nous aborderons ces autres choses à partir du chapitre 5 un autre jour), mais avant toute autre chose, nous avons le culte.


Voici quelques observations que nous pouvons tirer de ce passage concernant le culte :


  1. Le culte était incessant. « Jour et nuit, ils ne cessent de le dire. » Qu'est-ce que cela signifie pour nous ? Le culte n'est pas réservé au dimanche matin. Chaque instant est bon pour adorer Dieu. Adorez-le sans cesse. N'importe où, n'importe quand. Il y a longtemps, un moine, dans un monastère, a écrit un livre intitulé « Pratiquer la présence de Dieu ». Il s'appelait Frère Laurent. Il n'était qu'un simple plongeur, un homme sans importance. Pourtant, il a appris à prier et à adorer Dieu jour après jour, tout en vaquant à ses occupations quotidiennes.

  2. L’adoration inclut l’humilité. Les 24 anciens, qui nous représentent probablement, nous, l’Église, ne restent pas sur leurs trônes pour recevoir la gloire. Personne n’adore les anciens. Au contraire, ils se prosternent devant le Seigneur. Nous devrions, nous aussi, rester humbles dans notre adoration. Je pense au roi David, qui dansait devant le Seigneur de toutes ses forces (2 Samuel 6:14-21). Il ne se souciait pas d’avoir l’air ridicule. C’était pour le Seigneur, non pour être vu des autres.

  3. L'adoration implique de tout donner à Dieu. Les anciens ont déposé leurs couronnes devant le trône. Ils régnaient avec Jésus. Les couronnes symbolisent cette autorité. Sans elles, avaient-ils encore le droit de siéger sur ces trônes ? Parfois, l'adoration peut vous transformer. Si vous vous offrez entièrement à Dieu, il se peut qu'il vous demande de changer de vie. Il se peut même qu'il vous demande de renoncer à quelque chose d'essentiel, quelque chose qui fait partie intégrante de votre identité. Êtes-vous prêt à y renoncer pour lui ? Il ne vous le demandera pas forcément. Les anciens réapparaissent au chapitre 5, et ils sont toujours les anciens. Mais êtes-vous au moins disposé à le faire ? De même, lorsque Dieu a demandé à Abraham de sacrifier son fils sur l'autel, il ne voulait pas qu'Abraham le tue, mais il cherchait à savoir s'il était prêt à faire ce sacrifice.

  4. Le culte a un contenu. Il contient des paroles qui disent la vérité. Quel est le rôle de ces paroles dans ce passage ?

    1. Ils proclament la sainteté de Dieu.

    2. Dieu est tout-puissant. Omnipotent. Il a le pouvoir de tout faire. Et il ne s'agit pas de se demander s'il peut créer une pierre si lourde qu'il ne peut la soulever, ni de jeux de mots absurdes de ce genre. Il a le pouvoir de faire tout ce qui est logiquement possible et conforme à sa nature. Il ne va pas créer des triangles carrés, et il ne va pas pécher.

    3. Ils proclament l’immuabilité de Dieu. « Celui qui était, qui est et qui vient. » Passé, présent et futur. Dieu est le même hier, aujourd’hui et éternellement. Il est le même Dieu aujourd’hui qu’il était aux temps bibliques.

    4. Dieu est digne d'adoration. Nous avons tous un besoin inné de vénérer quelqu'un ou quelque chose. Dieu est le seul digne de notre adoration ! Si vous rencontrez des gens qui pensent que Dieu n'est pas digne d'être adoré, c'est qu'ils ne comprennent pas qui Il est ! Et le diable fait des ravages dans la société. Déjà à l'époque hippie, dans les années 1970, certains se montraient délibérément agressifs et irrespectueux envers toute figure d'autorité, comme une forme de protestation. Et nous le constatons encore aujourd'hui. Beaucoup de gens ne respectent plus l'autorité. Si l'on ne respecte même plus ses parents ou ses professeurs, sait-on encore ce que signifie honorer et glorifier quelqu'un ? Nous avons beaucoup de chemin à parcourir en tant que chrétiens. Si vous rencontrez quelqu'un qui ne sait pas comment honorer Dieu, peut-être devrait-il commencer par respecter l'autorité humaine. Je ne sais pas si cela fonctionnerait. Ce n'est pas une stratégie éprouvée, à ma connaissance.

    5. Dieu a créé. Il est le créateur de toute chose ! Le Maître concepteur. Il n'est pas simplement devenu Dieu du jour au lendemain, en attendant un successeur. Non, il est là depuis le commencement. C'est lui qui a tout initié.

    6. Nous lui devons la vie. C'est par sa volonté que nous existons. S'il ne voulait plus de vous, croyez-moi, vous ne seriez plus de ce monde. Si vous respirez encore et vivez sur cette terre, c'est qu'il vous veut en vie. Vous avez quelque chose que vous seul pouvez offrir : votre adoration. Il désire notre adoration. Tous ceux qui vous entourent peuvent l'adorer, mais si vous ne le faites pas, nous n'y pouvons rien. Vous seul pouvez offrir votre cœur et votre âme à Dieu dans l'adoration. Et c'est ce qu'il attend de vous.


Le culte a donc un contenu. Les paroles expriment la vérité. Les chants ont le pouvoir de toucher profondément nos cœurs et nos esprits. J'ai entendu l'histoire de chrétiens partis enseigner l'anglais en Chine, dans le cadre d'une mission d'évangélisation clandestine. L'année suivante, les autorités leur ont interdit d'enseigner des chants. Pourquoi ? Parce que les missionnaires avaient enseigné à leurs élèves des chants comme « Amazing Grace ». Les autorités ont alors compris que ces chants étaient dangereux et capables de transformer les cœurs et les allégeances. Les chants sont puissants.


Un dernier point. Nous avons parlé de chants. Or, dans l'Apocalypse 4, il n'est pas dit qu'ils chantaient. Il est dit qu'ils prononçaient simplement ces paroles : « Jour et nuit, ils ne cessent de dire : » « Ils déposent leurs couronnes devant le trône et disent : » L'adoration ne se limite pas à la musique et au chant. On peut adorer Dieu par la parole. On peut l'adorer par son travail, en le faisant pour le Seigneur et non pour les hommes. On peut l'adorer à travers son art. Vos actions et vos paroles glorifient-elles Dieu ? C'est ce que frère Laurent a exploré. On peut faire la vaisselle pour Jésus et considérer cela comme un acte d'adoration.


Prions. Merci Seigneur, de te révéler à nous. Merci de régner dans les cieux. Tu es saint. Tu es digne de louanges. Reçois notre adoration. Amen.

Monday, February 16, 2026

De l’Église de Laodicée, Apocalypse 3.14-22

 

De l’Église de Laodicée

Apocalypse 3.14-22




14 »Ecris à l'ange de l'Eglise de Laodicée: ‘Voici ce que dit l'Amen, le témoin fidèle et véritable, l'auteur de la création de Dieu: 15 Je connais tes œuvres. Je sais que tu n'es ni froid ni bouillant. Si seulement tu étais froid ou bouillant! 16 Ainsi, parce que tu es tiède et que tu n'es ni froid ni bouillant, je vais te vomir de ma bouche. 17 En effet, tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi et je n'ai besoin de rien, et tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu. 18 Je te conseille donc d'acheter chez moi de l'or purifié par le feu afin que tu deviennes vraiment riche, des vêtements blancs afin que tu sois habillé et qu'on ne voie plus la honte de ta nudité, ainsi qu’un remède à appliquer sur tes yeux afin que tu voies. 19 Moi, je reprends et je corrige tous ceux que j'aime. Aie donc du zèle et repens-toi! 20 Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi. 21 Le vainqueur, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, tout comme moi aussi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. 22 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l'Esprit dit aux Eglises.’»


14 »Ecris à l'ange de l'Eglise de Laodicée:


Que savons-nous de Laodicée ? Elle est mentionnée dans un autre livre de la Bible : l’épître aux Colossiens. Colosses et Laodicée étaient géographiquement assez proches, à environ 20 km, soit la distance entre Saint-André et Dalesville. Jetons-y un coup d’œil.

<Col 2:1-5>

<Col 4:12-16>

Il existait une épître à Laodicée ? Comment se fait-il qu’elle ne figure pas dans notre Bible ? Malheureusement, elle est perdue. Peut-être n’a-t-elle pas été inspirée par le Saint-Esprit comme l’épître aux Colossiens. Quoi qu’il en soit, Dieu, dans sa souveraineté, nous a empêchés de lire l’épître aux Laodicéens.

La nature, bien sûr, a horreur du vide. Plusieurs tentatives ont été faites pour faire parvenir cette lettre aux Laodicéens. Une lettre circulait à un moment donné, que les Pères de l'Église ont qualifiée de faux marcionite. Marcion était un hérétique qui affirmait l'existence de deux dieux, mais nous n'entrerons pas dans les détails. Historiquement, une autre courte lettre est apparue vers le IVe siècle, que certains ont tenté de faire passer pour la lettre perdue de Paul à Laodicée. Nos versions les plus anciennes de cette lettre sont en latin, et elle figurait dans certaines versions latines de la Bible. On la retrouve même dans les premières traductions anglaises, comme la Bible de Wycliffe. Elle ne compte qu'une vingtaine de versets et semble être un recueil de phrases tirées d'autres lettres de Paul, vaguement agencées, se terminant par : « Faites lire cette épître aux Colossiens, et lisez parmi vous l'épître aux Colossiens.» Je pense que ce manuscrit était déjà considéré comme non canonique il y a des siècles, ce qui explique son absence dans les Bibles anglaises actuelles. Même la version King James ne la contenait pas. Si vous êtes vraiment curieux, vous pouvez la trouver sur Internet ; il suffit de chercher l’Épître à Laodicée. Elle n’a rien d’intéressant, car, comme je l’ai dit, ce ne sont que des phrases typiques de Paul, sorties de leur contexte et assemblées à la hâte.

Que savons-nous d'autre sur Laodicée ? Nous nous tournons maintenant vers les historiens grecs et romains pour obtenir de plus amples informations.

Laodicée, ville prospère à l'époque de Jean, était remarquable à plusieurs égards. Centre bancaire important, sa richesse générale était indéniablement liée à cette activité. Laodicée produisait également des vêtements et des tapis en laine noire. La ville abritait une école de médecine renommée et fabriquait une poudre utilisée pour soigner les affections oculaires. Son approvisionnement en eau provenait de sources thermales situées à six milles de là, à Denizli. Lors de son acheminement par l'aqueduc jusqu'à Laodicée, l'eau devenait tiède, ni chaude ni froide. 1



Voici ce que dit l'Amen, le témoin fidèle et véritable, l'auteur de la création de Dieu:


Le mot « amen » apparaît fréquemment dans les Écritures. Il provient d'un mot hébreu issu de la même racine que « fidélité ». Il signifie donc quelque chose comme « fidèle », « vrai » ou « qu'il en soit ainsi ». Dans les églises modernes, on dit souvent « amen » à la fin des prières. Parfois, on l'utilise comme une affirmation. Notamment dans les églises pentecôtistes, il n'est pas rare d'entendre l'assemblée le dire pendant un sermon si elle estime que le prédicateur a dit quelque chose de profond, une vérité. « Amen ! » C'est tout à fait ça ! Dans les milieux baptistes, on est généralement plus discret, se contentant souvent d'un simple « hmm ! » éloquent.

C'est la seule fois où « Amen » est utilisé comme titre. Jésus est l'Amen. Le fidèle et le véritable. Et il est même associé aux mots « témoin fidèle et véritable ». Cela souligne vraiment la fidélité du Christ. Jésus est fidèle et véritable. Il ne se lassera pas de vous et ne vous oubliera pas. Il restera fidèle. Et il est le véritable témoin. Il était avec Dieu au ciel et nous a indiqué le chemin pour y parvenir. On peut lui faire confiance car il y était !


Ensuite, nous avons le « l’auteur de la création de Dieu ». Certaines traductions bibliques, comme le Louis Segond parlent du « commencement de la création de Dieu ». C’est littéralement ce que dit le texte grec original. Cela ne signifie pas pour autant que Jésus était une créature. Ce serait une hérésie. Le Segond21 essayer de nous aider quand il dit « l’auteur ». Jean lui-même en parle dans les premiers versets de son Évangile.

<John 1:1-3>

Ce que nous affirmons, c'est que Jésus est la source, l'origine de la création.




15 Je connais tes œuvres. Je sais que tu n'es ni froid ni bouillant. Si seulement tu étais froid ou bouillant! 16 Ainsi, parce que tu es tiède et que tu n'es ni froid ni bouillant, je vais te vomir de ma bouche.




Comme nous l'avons dit précédemment, l'eau de la ville était acheminée par un aqueduc depuis une distance de six miles. Lorsqu'elle arrivait à Laodicée, elle était tiède. Il s'agit donc, une fois encore, d'une image familière à laquelle les habitants de Laodicée pouvaient s'identifier immédiatement.


Eau fraîche : rafraîchissante. Une boisson fraîche idéale pour se désaltérer par temps chaud.

Eau chaude : idéale pour cuisiner, pour le thé, pour le café, pour faire la vaisselle, pour prendre des bains.

De l'eau tiède… euh… que faire de l'eau tiède ? Il m'arrive de boire du thé. Quand on me le sert, il a bouilli il y a quelques minutes à peine. Il est trop chaud pour être bu. Alors on le laisse reposer un instant. On apprécie son parfum. On le laisse réchauffer les mains. Puis, une fois qu'il a un peu refroidi, on peut le siroter lentement, en l'appréciant. Mais si on le laisse reposer trop longtemps, il devient à température ambiante. Si cela m'arrive, je finis par le boire d'un trait aussi vite que possible pour le finir. Je n'y prends plus de plaisir, mais je ne veux pas le gaspiller. Qui le ferait ?

Je sais qu'il y a des exceptions. Certaines personnes que je connais boivent du café à température ambiante sans que cela ne les dérange, mais en général, ce n'est pas la température idéale pour une boisson chaude. Alors si c'est votre cas, ne vous inquiétez pas, vous n'avez pas besoin de changer vos habitudes. C'est une simple analogie.

Jésus utilise la métaphore de l'eau pour aborder un sujet spirituel. Dans cette analogie, il n'y a pas de réelle différence entre les chrétiens fervents et les chrétiens tièdes. L'important est qu'ils soient tous utiles. L'option indésirable est celle d'un chrétien tiède. Mais à quoi cela ressemble-t-il ? Cela ne nous est pas dit explicitement. Cependant, au verset 19, il les exhorte à être fervents et à se repentir. Ou encore, à être zélés et à se repentir. Il s'agit donc peut-être ici de votre zèle.

Êtes-vous animé d'un profond zèle pour Dieu ? Le zèle implique une participation enthousiaste. Approfondissons cette idée un instant.

  1. L'adoration. Adorez-vous vraiment Dieu, ou vous contentez-vous d'accomplir des rituels ? Êtes-vous reconnaissant envers Dieu pour tout ce qu'il a fait pour vous ? Reconnaissez-vous Jésus comme votre Seigneur et savez-vous qu'il est digne de louanges ?

  2. Votre conception du salut. Un chrétien tiède pourrait le percevoir comme une sorte d’« assurance-vie éternelle », une échappatoire commode à la condamnation du péché, sans se soucier du péché lui-même. Les conséquences éternelles ayant disparu, je peux désormais faire ce que je veux !

  3. L’évangélisation. Les chrétiens tièdes n’évangélisent pas. Ils se contentent de suivre leur vie. Certes, l’évangélisation peut être intimidante. Il faut aller à la rencontre des autres pour partager l’Évangile. Mais c’est notre vocation. Alors, cessons de nous trouver des excuses.

  4. Le discipulat. Les chrétiens tièdes ne progressent pas dans leur foi. Lisez-vous seulement votre Bible ? Peut-être que oui. Vous lisez votre Livre de la Parole ou les passages que vous suivez pour lire la Bible en un an, et c’est tout. C’est vrai. Ils apprennent peut-être des choses comme la connaissance biblique, etc. Mais ils ne l’appliquent pas à leur vie. Ils ne sont pas transformés par le Saint-Esprit parce qu’ils ne le souhaitent pas. En tant qu’êtres humains, nous sommes paresseux et nous cherchons notre propre confort autant que possible. Peut-être craignent-ils que Dieu leur demande d’abandonner quelque chose qu’ils aiment vraiment. Ne vous inquiétez pas, tout le monde ne sera pas appelé à être missionnaire au Myanmar. Il y a beaucoup de travail à faire ici même, à Argenteuil. Mais il faut être ouvert à cette possibilité.

  5. La prière. À quoi ressemblerait une prière tiède ? Eh bien, peut-être que les croyants tièdes ne prient tout simplement pas. Ou rarement. Ou seulement des prières récitées machinalement, où ils répètent les mêmes choses encore et encore. Il ne s’agit pas de critiquer la liturgie. Cela dépend de la personnalité. Je m’épanouirais probablement dans un environnement liturgique, où les mêmes prières soigneusement préparées sont récitées chaque jour. Cela m’aiderait à me sentir ancré. J’ai l’impression de ne pas être doué pour l’improvisation, ou si je prie spontanément, mes prières me semblent superficielles et sans intérêt. Mais préparer une prière de la même manière que je prépare un sermon, cela me semble de bien meilleure qualité. Ou prier avec les paroles d’un psaume ou d’autres passages des Écritures. Surtout lorsque je prie en français. J’ai du mal à improviser des prières dans une autre langue. Beaucoup pensent le contraire. Tout ce qui est pré-écrit leur semble mort et sans vie. Surtout dans notre culture post-moderne, où l’expérience est primordiale, donc la prière improvisée est en quelque sorte plus authentique. Soit. Si c’est votre cas, alors priez. Priez du fond du cœur. Priez avec ferveur. Priez souvent. Cherchez à connaître le cœur de Dieu. Que vos prières vous transforment.




Passons au verset 17.




17 En effet, tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi et je n'ai besoin de rien, et tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu.




C'est fou comme les richesses matérielles peuvent nous rendre complaisants et nous détourner de Dieu. Comme l'a dit Jésus : « Qu'il est difficile pour les riches d'entrer dans le royaume de Dieu ! Il serait plus facile à un chameau de passer par le chas d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu.» On a toujours tendance à vouloir aider le riche de cette parabole, mais il s'agit d'un chas d'aiguille au sens propre, comme celui d'une aiguille à coudre, et d'un chameau au sens propre. Parfois, enfiler une aiguille, c'est déjà bien assez difficile !

Cette église est à l'opposé de celle de Smyrne. Là-bas, Jésus a dit connaître leur pauvreté, mais les a encouragés en leur rappelant leur richesse. Laodicée se trouve dans la situation inverse.


Et puis, l'ironie. Misérables, pitoyables, pauvres, aveugles et nus. Ironique, car c'est tout le contraire de la vie à Laodicée. Là-bas, il y a le collyre, l'industrie lainière et les centres bancaires.

Ici, en Amérique du Nord, nous sommes plutôt aisés. Si vous n'avez pas beaucoup voyagé, vous ne vous en rendez peut-être pas compte, car vous y avez vécu toute votre vie. J'ai fait quelques voyages à l'étranger. J'ai vu les bidonvilles du Mexique. J'ai vu la pauvreté en Malaisie et en Thaïlande. Et ici, au Canada, nous sommes exposés à une publicité habile qui essaie de nous convaincre, petit à petit, que nous avons besoin de plus. D'être insatisfaits de ce que nous avons et de chercher à en acquérir davantage pour améliorer notre confort. Dieu nous a tellement bénis ! Notre devoir est d'être généreux. De ne pas détourner le regard et de continuer à accumuler pour nous-mêmes.

Y a-t-il des personnes pauvres et nécessiteuses autour de vous ? Peut-être n'en avons-nous aucune idée, car nous sommes trop occupés à regarder nos téléphones pour parler aux autres. Ou peut-être sommes-nous tout simplement débordés. Quand j'étais enfant, si vous demandiez à quelqu'un ce qu'il avait fait, il vous racontait peut-être une chose ou deux. Mais de plus en plus souvent, en tant qu'adulte, je constate que les gens répondent « occupé », comme si c'était un signe de distinction. « Et toi, comment vas-tu ? » Occupé. Toujours occupé. Les gens ne savent-ils plus se reposer ? Et cette frénésie d'accumulation et cette obsession de l'activité ne nous rendent pas heureux. La joie réside dans la générosité. La joie réside dans le fait de se donner aux autres.

Ainsi, dans l'Apocalypse, quand on parle de se croire riche alors qu'on est pauvre, je pense qu'il s'agit d'une métaphore de la pauvreté spirituelle. Nous sommes misérables dans notre générosité. Nous avons du mal à consacrer du temps aux autres. Je suis mauvais à ce niveau-là aussi. Ce que j'apprécie dans l'animation de camps de vacances, c'est que cela nous oblige à pratiquer l'hospitalité en accueillant différents groupes, animateurs et bénévoles. Avant, nous recevions rarement du monde.


18 Je te conseille donc d'acheter chez moi de l'or purifié par le feu afin que tu deviennes vraiment riche, des vêtements blancs afin que tu sois habillé et qu'on ne voie plus la honte de ta nudité, ainsi qu’un remède à appliquer sur tes yeux afin que tu voies.

Conseil. Un choix de mots intéressant. Jésus aurait pu dire « Je vous l’ordonne ». Pourtant, il se présente comme conseiller dans ce verset. On l’appellera Admirable, Conseiller, Prince de la paix.

Le feu symbolise peut-être l'affliction. Jésus parle sans doute de la formation du caractère à travers l'épreuve. Après tout, le luxe n'est pas réputé pour ses vertus formatrices.

Ils devraient aussi acheter des vêtements blancs. Les membres de l'Église de Laodicée étaient probablement riches et bien habillés ; cela les choquerait donc, tout comme cela nous choquerait. Plus tard, dans l'Apocalypse (19:8), il est dit que le peuple reçoit du lin fin, éclatant et pur, symbolisant les actes de justice du peuple saint de Dieu.

Si le symbolisme est le même ici, alors Jésus nous exhorte à accomplir de bonnes œuvres. N'hésitez pas à agir ! Les chrétiens tièdes ne font rien.

Vous souvenez-vous de la parabole des brebis et des boucs dans Matthieu 25 ? (25:31-46) La seule véritable différence entre les brebis et les boucs dans cette histoire réside dans leurs actions. Je ne prêche pas un salut par les œuvres. Aucune bonne action ne vous ouvrira les portes du ciel. Nous sommes sauvés par la grâce, par la foi en Jésus-Christ. Mais une fois sauvés, nous avons des œuvres à accomplir. Existe-t-il un juste milieu entre les brebis et les boucs ? Non, c’est l’un ou l’autre. Alors, quelle est la place du croyant tiède ? Si Jésus dit qu’il recrachera le croyant tiède, on peut supposer qu’il se trouve du côté des boucs.

Puisque nous sommes dans Matthieu 25, penchons-nous sur le passage précédent : la parabole des sacs d’or (Mt 25, 14-30). Remarquez qu’ils ne sont pas réprimandés pour avoir gagné de l’argent. Au contraire, ils sont félicités. Celui qui est pointé du doigt est celui qui n’a rien fait. Il n’a pas perdu l’argent au jeu ou dans une vie de débauche, comme le fils prodigue. Non, il a tout rendu. Il a joué la sécurité. Et pourtant, il a été qualifié de « méchant » et de « bon à rien ». C’est le serviteur tiède. Et franchement, ça me met mal à l’aise. Ça vous dérange aussi ? Au moins, placez cet argent à la banque pour qu’il rapporte des intérêts. Au moins, faites quelque chose de ce que Dieu vous a donné ! Et s’il vous fait confiance avec un peu, il vous en confiera davantage plus tard.

Jésus dit aux Laodicéens d'acheter un onguent pour recouvrer la vue. Une image typique de leur région, Laodicée étant réputée pour son pommade ophtalmique. Ils ont perdu leur discernement spirituel. Ils ne voient plus ce qui est important pour Dieu.




19 Moi, je reprends et je corrige tous ceux que j'aime. Aie donc du zèle et repens-toi!


N'est-ce pas vrai ? On l'apprend bien en étant parent. Si on était indifférent, on laisserait l'enfant faire tout ce qu'il veut. Mais parce qu'on l'aime, on l'éduque pour qu'il apprenne et devienne la meilleure version de lui-même. La discipline nous fait progresser.

L'indifférence est le pire manque d'amour que nous puissions manifester. Jésus n'est pas tiède envers l'Église. Il la reprend si elle devient tiède ! Il dit : « Soyez fervents et repentez-vous.» Prenez votre foi au sérieux. Prenez Jésus au sérieux. Il vous prend au sérieux.



20Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi.


Jésus dit à l'Église de Laodicée qu'il se tient dehors et qu'il frappe. Pourquoi frappe-t-il dehors ? Pourquoi n'est-il pas déjà à l'intérieur avec eux ? C'est peut-être un autre signe de la tiédeur de cette Église. Jésus n'est pas vraiment présent parmi eux. Ils se rassemblent, ils accomplissent les rites, mais il n'y a pas de véritable adoration. L'Église est tiède, mais il y a encore de l'espoir pour chacun. Si quelqu'un entend la voix et ouvre la porte, il peut encore communier avec le Christ.

Ce verset est intéressant. Intéressant, car il est souvent mal interprété. Je l'entends généralement utilisé à des fins d'évangélisation. Même enfant, nous avions une image de Jésus frappant à une porte. Et à l'école du dimanche, nous parlions de Jésus frappant à la porte de notre cœur. Et si nous lui ouvrons nos cœurs, nous serons sauvés !

Mais dans son contexte, ce verset ne parle même pas d'évangélisation ni de salut. Il parle du sentiment d'exclusion que Jésus éprouve au sein même de sa propre Église ! « Inviter Jésus dans son cœur » pourrait expliquer en partie la tiédeur de tant de fidèles en Amérique du Nord. Où est la conviction que nos péchés ont été expiés sur la croix ? Où est la repentance ? Où est la reconnaissance de Jésus comme Seigneur de notre vie ? Où est l'engagement si on présente les choses ainsi ? Attention, ne vous méprenez pas : si vous avez invité Jésus dans votre cœur, je ne cherche pas à vous faire douter de votre salut. Non. Utiliser une expression courante comme « inviter Jésus dans son cœur » est acceptable si l'on comprend qu'elle recouvre une réalité bien plus profonde. C'est une idée biblique. Éphésiens 3:17 dit : « afin que le Christ habite dans vos cœurs par la foi ». Ou encore Galates 2:20 : « J’ai été crucifié avec Christ ; ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. »

Le problème, c'est que nous avons tellement simplifié les choses que nous oublions qu'il s'agit d'une sorte de raccourci et que nous pensons que c'est le message dans son intégralité. Et lorsque cela arrive, certains peuvent commencer à douter de leur salut. « Oh, j'ai invité Jésus dans mon cœur quand j'avais sept ans. » Mais ensuite, ils ne sont pas sûrs que cela ait fonctionné, alors ils réessaient quelques années plus tard. Et encore. Et encore. Étais-je assez sincère cette fois-ci ? Oui, tout va bien. Ne t'inquiète pas. Ou peut-être est-ce l'inverse. Certains prient pour inviter Jésus dans leur cœur et repartent pleinement assurés de leur salut, mais lorsqu'ils arriveront au Jugement, Dieu dira : « Éloignez-vous de moi, je ne vous ai jamais connus. » La soi-disant « prière du pécheur » n'est pas une formule magique. Être sauvé ne dépend pas de votre sincérité ni de votre compréhension d'une théologie profonde. Vous pouvez être sauvé après avoir prié pour inviter Jésus dans votre cœur. Le doute et le manque d'assurance quant à votre salut proviennent de la façon dont nous en parlons. « J'ai invité Jésus dans mon cœur. » Très bien. Que lui avez-vous demandé de faire ensuite ? Est-il un simple messager divin ? « J’ai fait de Jésus le roi de ma vie.» Il l’était déjà. Vous l’avez simplement reconnu. On n’est pas sauvé en invitant Jésus dans son cœur, car cela reste un salut basé sur les œuvres. « Il faut réciter cette prière du pécheur pour aller au ciel.» C’est comme enseigner des formules magiques. C’est pourquoi nous doutons. Nous nous demandons si nous avons bien fait.

Il n'a jamais été question de toi. Jésus t'a sauvé. Il ne se tient pas à la porte à frapper. Il enfonce la porte de ton cœur et te transforme de l'intérieur afin que tu puisses avoir foi en lui.

Il y a un cantique qui dit : « Ma foi repose uniquement sur le sang et la justice de Jésus.» C’est un bon résumé. Sur quoi repose votre foi ? Sur Jésus, ou sur une prière que vous avez faite ?

J'ai prié pour devenir chrétien à l'âge de sept ans. Je me souviens du contexte. J'étais dans ma chambre. J'ai prié avec mon père. C'était un dimanche, et je pensais à aller à l'église. Mon frère regardait un match de hockey à la télévision. Je ne me souviens plus des mots que j'ai utilisés. J'ai peut-être simplement invité Jésus dans mon cœur. Peu importe. Mais je ne devrais pas douter de mon salut parce que je ne me souviens plus des mots exacts. Ma foi ne repose pas sur les mots d'une prière prononcée à sept ans. En revanche, je peux me demander : quelle est ma position actuelle ? Sur quoi mon âme s'appuie-t-elle ? Est-ce que je me repose sur une prière oubliée, ou est-ce que je me repose sur les promesses de Dieu ?

C'est comme s'asseoir sur une chaise ou un banc. Peut-être ne vous souvenez-vous pas d'avoir décidé de vous asseoir. Alors, comment savoir si vous êtes assis ? Le meilleur moyen est de vous regarder. Si vous êtes assis et que votre poids est soutenu par la chaise, et non par vos jambes, alors félicitations, vous êtes assis. Peu importe comment vous y êtes arrivé. Vous avez forcément pris la décision de vous asseoir. Même si vous ne l'avez pas fait correctement. Peut-être que quelqu'un prétend que cela ne compte que si vous annoncez à voix haute que vous êtes assis, que vous vous tenez juste devant la chaise, que vous lui tournez le dos, que vous jetez un coup d'œil derrière vous pour vous assurer que le passage est libre, puis que vous pliez les genoux, et… Absurde. Ça suffit. Vous y êtes. Vous vous êtes assis. Votre décision est valable. Même si vous avez plongé par-dessus le dossier de la chaise et atterri les épaules en premier avant de vous redresser. De même, si votre âme repose sur Jésus, vous n'avez pas à douter d'avoir « fait la prière » correctement. Votre état actuel vous permet de savoir si vous êtes sauvé. Croyez-vous ? Avez-vous la foi ?

Jean 1:12 dit : « Mais à tous ceux qui l’ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. » Si vous êtes sauvés, n’en doutez pas. Si vous l’avez reçu et si vous croyez en son nom, vous êtes enfants de Dieu.

Continuez donc à prêcher l'Évangile. Mais, s'il vous plaît, n'utilisez pas Apocalypse 3:20 pour l'évangélisation. Ce n'est pas le sujet de ce verset.


Ouf ! Passons au verset 21.


21Le vainqueur, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, tout comme moi aussi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône.


Victorieux de quoi ? De la tiédeur complaisante.

Ils pourront s'asseoir avec Jésus sur son trône ! Régner avec lui ! La lettre à Thyatire, à la fin du chapitre 2, promettait une chose similaire (2:26-27).

Cela me rappelle le Psaume 110.

Le Seigneur dit à mon seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis un marchepied pour tes pieds.

Jésus règne sur toute la création. D'ailleurs, statistiquement, le Psaume 110 est le psaume le plus cité du Nouveau Testament.


22 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l'Esprit dit aux Eglises.’»



La fin typique. C’est ainsi que nous savons que ces lettres ne s’adressent pas seulement aux Églises d’Asie Mineure d’il y a des siècles. Elles nous concernent aussi aujourd’hui. Si vous sentez que le Saint-Esprit vous interpelle, non seulement dans cette lettre, mais dans n’importe laquelle des sept, alors soyez attentifs ! Laissez le Saint-Esprit corriger en vous ce qu’il vous révèle.

1 Gregg, S. (1997). Revelation, four views: a parallel commentary (p. 78). T. Nelson Publishers.