Avez-vous déjà
été trompé par quelqu’un que vous respectiez et que vous aimiez
? Cette personne vous avait fait de belles promesses mais ne les a
pas gardées.
1. Quand j’ai
débuté ma carrière de courrier avec Dicom Express on m’avait
promis 360,00$ par semaine. Quand j’ai reçu mon premier chèque
j’ai remarqué qu’il était fait au montant de 260,00$. On m’a
expliqué que j’avais dû mal comprendre. Et pour aggraver les
choses, 3 semaines plus tard, une banque sur ma route a été
retranchée et donnée à un autre conducteur, ce qui a fait chuter
mon chèque de paye à 210,00$ par semaine (nous étions payés au
kilomètre et selon le nombre de banques). J’ai appris plus tard
que Dicom avait toujours eu l’intention de donner un maximum de
210,00$ par semaine pour cette petite route, mais le superviseur ne
m’a jamais rien dit de tout ceci lorsqu’il m’a engagé.
2. Est-ce que
quelqu’un que vous respectiez vous a déjà dit quelque chose que
vous avez cru, mais plus tard vous avez découvert que ces promesses
étaient des mensonges trompeurs fabriqués pour vous manipuler ? Si
ceci vous est déjà arrivé, alors vous pouvez vous identifier avec
Isaac ce matin.
1A.
La déception de Rebecca,
27.1-33.
Donner un sommaire de l’histoire.
1B. Rebecca a
justifié et utilisé la tromperie parce qu’Isaac a eu un manque de
discernement spirituel.
1C. Isaac
était déterminé de donner sa bénédiction à son fils chouchou
(Ésaü) malgré la prédiction de Dieu par sa femme Rebecca, Ge.
25.23 et 28.
2C. Isaac a
ignoré le fait qu’Ésaü ait méprisé son droit d'aînesse, Ge.
25.31-33.
3C. Isaac a
ignoré le fait qu’Ésaü a épousé des femmes païennes, Ge.
25.34-35.
2B. Le plan
trompeur de Rebecca.
1C. Le plan
exigeait que Jacob vole l’identité de son frère temporairement.
2C. Le plan
exigeait que Jacob mente et trompe son père sur son lit de mort.
3C. Le plan
révéla qu’Isaac fit confiance à ses 5 sens pour discerner la
volonté de Dieu, ce qui indique que son discernement spirituel avait
diminué en vieillissant.
-- À
l'odorat, la senteur était celle d’Ésaü.
-- Au
toucher, le poil de chèvre était comme celui d’Ésaü.
-- Au goût,
la viande de chèvre goûtait comme le gibier d’Ésaü.
-- À ses
yeux, la présence de Jacob était confondue avec celle d’Ésaü.
-- À ses
oreilles, la voix de Jacob a été entendue mais ignorée.
Notez
Bien:
Il est très dangereux de dépendre de nos 5 sens pour discerner la
volonté de Dieu dans notre vie.
2A.
La réaction d’Ésaü, 27.
34-46.
1B. Un
testament oral dans l’ancien temps était aussi légal et valide
qu’un testament écrit ou oculaire aujourd’hui.
2B. Le grand
regret d’Ésaü, 27.34.
1C. Hébreux
12.16-17.
2C. Le droit
d’aînesse.
1D. Le fils
aîné jouissait de privilèges particuliers dans le foyer paternel.
1E. Il avait
certains droits que son frère n’avait pas, Ge. 43.33.
2E. À la
mort de son père il recevait une double portion de l’héritage,
De. 21.17.
3E. L’aîné
devenait chef et prêtre du foyer, Ex. 22.29 ; No. 8.14,17 ; De.
21.17. C’était le nouveau patriarche de la famille.
2D. En vendant
son droit d’aînesse Ésaü
sacrifia ce qui était éternel sur l’autel de l’immédiat.
En effet, Ésaü sacrifia ses privilèges de valeurs éternelles sur
l’autel des désirs immédiats de la chair (il voulait ce qu’il
voulait quand il le voulait). Ésaü sacrifia son droit d’aînesse
pour un morceau de pain.
3A.
Conclusion
1B. Ésaü
méprisa son droit d’aînesse qu’il vendit à Jacob pour un plat
de lentilles. Ainsi, encore aujourd’hui, certaines personnes
vendent leur âme en échange de quelques moments de plaisirs
mondains.
ILL :
L’annonceur de radio Paul
Harvey raconte l’histoire comment les Esquimaux tuent un loup.
Cette histoire est plutôt cruelle, mais elle nous aide beaucoup à
comprendre la nature autodestructive du péché auquel nous sommes
tous susceptibles.
“Premièrement,
l’Esquimau s’assure de prendre un couteau bien affilé qu’il
recouvre ensuite de plusieurs couche de sang frais qu’il laisse
ensuite geler après chaque couche. Cette procédure est répété à
plusieurs reprises jusqu’à ce que la lame du couteau soit bien
couverte de sang gelé.”
“Ensuite,
l’Esquimau insère solidement le manche du couteau dans le sol en
s’assurant que la lame est vers le haut. Lorsqu’un loup trouve
le couteau après avoir suivi la senteur du sang, il commence
immédiatement à lécher le couteau sans se méfier de rien. Le
loup prend rapidement goût au sang, alors il lèche plus rapidement
et plus férocement jusqu’à ce que la lame soit exposée. Le plus
qu’il lèche, le plus qu’il veut lécher sans toutefois réaliser
que son propre sang chaud de sa langue commence à se mélanger avec
le sang gelé. Tellement puissant est son désir pour le sang chaud
qu’il ne réalise même pas qu’il est en train de lécher son
propre sang. Son appétit carnivore n’est jamais satisfait de
cette source illimitée de sang chaud. Au matin le loup est retrouvé
mort au bout de son sang près du couteau, et souvent avec la langue
autour du couteau.
2B. Ésaü
voulait la bénédiction matérielle de son droit d’aînesse et
était prêt à tuer son frère Jacob pour l’obtenir, mais il
méprisa les responsabilités spirituelles de son droit d’aînesse.
Ainsi en est-il encore aujourd’hui : les gens veulent la
bénédiction de Dieu dans leur vie, mais ils méprisent complètement
leurs responsabilités spirituelles devant Dieu en refusant d’obéir
à sa Parole. Ils préfèrent leurs sécurités mondaines et
refusent d’y lâcher prise au lieu de mettre leur confiance en
Dieu. Ils n’ont pas plus d’intelligence qu’un singe !
ILL :
Des chasseurs de singes en
Afrique du nord ont une manière intelligente d’attraper les
singes. Plusieurs gourdes (plante grimpante dont le fruit creux peut
servir de boîte ou de bouteille) sont remplies de noix et solidement
attachées à une branche d’arbre. Chaque gourde a un trou juste
assez grand pour qu’un singe puisse y mettre la main afin d’y
prendre des noix.
Quand un singe
affamé découvre ceci, il met sa main rapidement dans la gourde pour
prendre une belle grosse poignée de noix, mais le trou est juste
assez gros pour une petite main étroitement resserré et le trou est
trop petit pour que le singe puisse retirer sa main du trou avec le
poing fermé parce que sa main est remplie de noix. Le singe n’a
pas assez d’intelligence pour réaliser que s’il laisse aller les
noix en ouvrant sa main il peut facilement retirer sa main et être
libéré au lieu d’être amené en captivité.
Malheureusement
cette illustration est une image qui représente la vie de plusieurs
gens. Le malin, avec ses trappes ingénieuses, essaie de séduire
les gens. Il ronge les désirs de la chair jusqu’à ce que ceux-ci
deviennent insupportables et que les gens ressentent le besoin
intense de les nourrir. Une fois pris aux pièges de l’ennemi ces
gens refusent de laisser aller les quelques noix de sécurité que
Satan leur a offertes et conséquemment ils demeureront son esclave
pour le prix de quelques noix.
Comme le singe
qui refuse d’ouvrir sa main pour laisser aller ses quelques noix,
ces gens refusent d’ouvrir leur coeur à Jésus et demeurent ainsi
prisonniers éternels des trappes ingénieuses du malin qui leur
chuchote dans l’oreille : “Ne laisse pas aller tes plaisirs
mondains ! Réjouis-toi encore un peu plus longtemps dans ton péché
!” C’est en écoutant ces chuchotements que ces gens sont encore
prisonniers des griffes du malin qui les retient par leur désirs
élastiques de la chair qui sont insatiables. Cher ami, es-tu
toujours menotté au malin par une vie de péché qui détruit ta
vie, ta santé, tes finances et ton témoignage et t'empêche de
grandir dans la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ? Arrête un
instant et pense à la libération que Jésus t’offre. Sors de
cette trappe maudite et réponds à l’invitation de Christ avant
qu’il ne soit trop tard, (1 Co.
10.13; Jacques 1. 13-17).
3B. Les
écritures décrivent Ésaü comme quelqu’un de profane. Un profane
est quelqu’un qui sacrifie les choses d’une valeur éternelle sur
l’autel des désirs charnels immédiats.
ILL:
Après
que le Titanique coula, l’enquête révéla que plusieurs
avertissements avaient été ignorés que le Titanique se dirigeaient
vers des glaciers. Même un bateau qui passa près d’eux envoya un
message d’urgence en interrompant la conversation du pilote avec
Cape Race qui discutait le menu une fois arrivé au port. Préoccupé
par le menu, le Titanique répondit au messager d’urgence :
Tais-toi, je parle au port. Tu brouilles mon signal de radio.”
Beaucoup de gens coulent en enfer parce qu’ils sont préoccupés
par le menu de leur vie et ignorent le message d’urgence de Dieu.
4 Après cela, je
regardai et voici, une porte était ouverte dans le ciel. La première
voix que j'avais entendue me parler avec la force d’une trompette
dit alors: «Monte ici et je te ferai voir ce qui doit arriver par la
suite.» 2 Aussitôt je fus saisi par l'Esprit. Et voici, il y
avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu'un était
assis. 3 Celui qui était assis avait l'aspect d'une pierre de
jaspe et de sardoine, et le trône était entouré d'un arc-en-ciel
semblable à de l'émeraude. 4 Autour du trône se trouvaient
vingt-quatre trônes, et sur ces trônes vingt-quatre anciens étaient
assis. Ils étaient habillés de vêtements blancs et portaient des
couronnes d'or sur la tête.
5 Du trône sortent des éclairs, des voix
et des coups de tonnerre, et devant lui brûlent sept lampes ardentes
qui sont les sept esprits de Dieu. 6 Devant le trône, il y a
aussi comme une mer de verre qui a la transparence du cristal. Au
milieu et autour du trône se tiennent quatre êtres vivants couverts
d'yeux devant et derrière. 7 Le premier être vivant ressemble
à un lion, le deuxième à un taureau, le troisième a le visage
d'un homme et le quatrième ressemble à un aigle en plein vol. 8 Les
quatre êtres vivants ont chacun six ailes et ils sont couverts
d'yeux tout autour et à l’intérieur. Ils ne cessent de dire, jour
et nuit: «Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le
Tout-Puissant, celui qui était, qui est et qui vient!»
9 Chaque fois que les êtres vivants donnent gloire, honneur
et reconnaissance à celui qui est assis sur le trône, à celui qui
vit aux siècles des siècles, 10 les vingt-quatre anciens se
prosternent devant celui qui est assis sur le trône, adorent celui
qui vit aux siècles des siècles et déposent leur couronne devant
le trône en disant: 11 «Tu es digne, notre Seigneur et notre
Dieu, [toi le Saint,] de recevoir la gloire, l'honneur et la
puissance, car tu as créé toutes choses et c'est par ta volonté
qu'elles ont été créées et qu'elles existent.»
4.1 Après
cela, je regardai et voici, une porte était ouverte dans le ciel.
Le
chapitre 4 commence par les mots « après cela ». Après
quoi ? Pour rappel, le livre de l’Apocalypse a été écrit
par l’apôtre Jean. Jésus y donne des visions à Jean, qui les a
retranscrites dans le genre que nous appelons aujourd’hui
littérature apocalyptique, un style littéraire courant à son
époque.
Au
chapitre 1, Jean a eu une vision de Jésus lui-même. Jésus lui a
alors demandé de mettre certaines choses par écrit. Aux chapitres 2
et 3, il écrit sept courtes lettres à sept Églises de la région.
Les chiffres sont souvent symboliques dans la littérature
apocalyptique. Le chiffre 7 symbolise souvent la perfection. Ainsi,
le fait qu'il écrive à sept Églises nous donne un sentiment de
plénitude, comme s'il avait écrit à toutes les Églises. Vous
êtes-vous reconnus dans l'une de ces lettres ?
Nous
voici maintenant au chapitre 4. Les lettres aux Églises sont
terminées. « Après cela » fait simplement référence à
la dictée des lettres. Une fois que Jésus eut fini de les dicter,
voici ce que Jean vit ensuite.
La
première chose qu'il voit, c'est une porte. L'image d'une porte est
fréquente dans la littérature apocalyptique. Par exemple, il y a
une porte dans le livre d'Hénoch. Qu'est-ce qu'une porte ?
C'est un passage. Il se trouvait quelque part sur l'île de Patmos
pendant ces visions. La tradition raconte qu'il était dans une
grotte, et il existe même aujourd'hui à Patmos une grotte que
l'industrie touristique essaie de faire passer pour la fameuse
grotte. Peut-être l'était-elle. La Bible ne le précise pas, nous
n'en sommes donc pas certains. Mais il voit une porte. Cette porte
n'était pas là auparavant. Ce n'est pas une porte naturelle. Il a
une autre vision. Les visions se succèdent. Ce passage semble mener
au ciel.
La première voix que j'avais entendue me parler
avec la force d’une trompette dit alors:
Comme
une trompette. Forte. Résonnante. Puissante. Au chapitre 1, Jean
entendit pour la première fois cette voix semblable à une trompette
(1:10-13). « Fils de l’homme. » C’était Jésus. C’est donc
aussi la voix de Jésus qui lui parle au chapitre 4. Que dit cette
voix ?
«Monte ici et je te ferai voir ce
qui doit arriver par la suite.»
Jésus
invite Jean à le rejoindre, vraisemblablement en passant la porte.
Le voyage céleste est également un thème récurrent dans la
littérature apocalyptique. Jean utilise le genre de l'apocalypse
pour décrire son expérience.
Jésus
veut montrer à Jean ce qui doit se passer « après cela ».
À quoi fait référence ce « après cela » ? Il me
semble que l’interprétation la plus naturelle est qu’il s’agit
de la même chose que dans la phrase précédente : après la
dictée des lettres, après les événements du présent, en quelque
sorte. Jésus parle maintenant de l’avenir.
Pour
faire une petite digression, j'ai vu plusieurs articles qui
prétendent que cette phrase « montez ici » a un lien
avec l'enlèvement. Rappelons que l'enlèvement est l'idée que les
croyants seront rassemblés à la fin des temps et emmenés auprès
de Jésus. On trouve des informations à ce sujet dans la Première
Épître aux Thessaloniciens (1 Thessaloniciens 4:16-18). Vous serez
peut-être surpris d'apprendre que le livre de l'Apocalypse ne parle
pas du tout de l'enlèvement. C'est pourquoi je vous ai montré le
passage de la Première Épître aux Thessaloniciens plutôt que de
vous lire un autre passage de l'Apocalypse.
C'est
pourquoi certains cherchent désespérément à trouver le passage
sur l'enlèvement au ciel dans l'Apocalypse, au point de citer des
versets comme celui-ci, au chapitre 4. C'est parce qu'on ne le trouve
nulle part et qu'on veut absolument répondre à la question :
« Quand l'enlèvement aura-t-il lieu ?» Paul en parle
dans la Première Épître aux Thessaloniciens. On sait donc qu'il a
lieu. Mais Jean ne le mentionne pas explicitement, ce qui est
déconcertant. Alors, dans l'Apocalypse, certains voient cette voix
semblable à une trompette et une vague allusion à l'ascension, se
souviennent de la Première Épître aux Thessaloniciens et en
déduisent que ce passage parle de l'enlèvement. Comme si
l'ascension de Jean était une métaphore pour tous les élus. Je ne
suis pas d'accord. Cela ressemble à une interprétation allégorique,
où l'on s'empare du moindre détail obscur pour tenter d'y déceler
un sens caché et arbitraire. Je pense que ce passage n'a rien à
voir avec l'enlèvement, car rien dans le texte ne nous incite à
l'interpréter ainsi. Il y a quelques sermons, j'expliquais la
différence entre les différentes positions, comme le
prétribulationnisme, le midtribulationnisme et le
posttribulationnisme. Autrement dit, les différentes opinions sur le
moment de l'enlèvement par rapport à la Grande Tribulation :
avant, pendant ou à la fin ? Seuls les prétribulationnistes se
réfèrent à l'Apocalypse 4 pour tenter de justifier l'enlèvement.
« Regardez, l'enlèvement est mentionné avant la Grande
Tribulation, donc c'est un enlèvement prétribulationniste !»
Comme je l'ai déjà dit, mes recherches n'ont pas permis de trouver
de fondements bibliques solides à la position prétribulationniste.
C'est un autre exemple de la faiblesse des preuves avancées par les
prétribulationnistes. J'ai l'impression qu'ils s'accrochent à des
arguments fallacieux si c'est le mieux qu'ils puissent trouver.
Je
suggère donc que ce passage ne parle pas de l'enlèvement au ciel.
Cela ne signifie pas pour autant que l'enlèvement n'existe pas. Ces
quelques mots pourraient peut-être y faire penser à certains, mais
je ne crois pas que Jean ait voulu en parler ici. Comme je l'ai
mentionné précédemment, d'autres textes apocalyptiques utilisent
également cette métaphore de « l'ascension du voyant au
ciel », et ils ne font pas non plus référence à l'enlèvement
au ciel. C'est simplement une construction narrative courante dans le
genre apocalyptique.
Cela
devrait nous inciter à l'humilité. L'Apocalypse regorge de détails,
mais il est évident qu'on ne nous dit pas tout. Le meilleur exemple
se trouve au chapitre 10, avec les sept tonnerres (Apocalypse 10:1,
3-4). On ne nous a pas tout révélé. En étudiant l'Apocalypse,
nous verrons qu'il y a les sept sceaux, les sept trompettes, les sept
coupes, mais aussi ces sept tonnerres au chapitre 10. Personne ne
parle des sept tonnerres car nous ignorons leur signification ! Par
exemple, la série de romans policiers « Left Behind »,
qui se déroule pendant la fin des temps, a complètement omis les
sept tonnerres ! Alors, quand certains s'attardent sur des
interprétations excessivement détaillées, cherchant à relier
chaque petit détail à l'histoire humaine, cela m'inquiète un peu.
Nous ne savons pas tout. On ne nous a pas tout dit. Il nous faut donc
rester humbles.
Passons
au verset 2.
4.2
Aussitôt je fus saisi par l'Esprit.
Littéralement,
« Dans l’Esprit »
Au
chapitre 1, Jean dit qu'il était « dans l'Esprit »
lorsqu'il a commencé à avoir des visions. Nous n'avons pas vraiment
approfondi ce point au chapitre 1, alors demandons-nous : « Que
signifie être “dans l'Esprit” ?» Je pense que cela
signifie qu'il était encore physiquement présent sur terre. Il
était toujours à Patmos. Il a reçu des visions spirituelles. Il a
vu une salle du trône céleste, mais il ne s'y est pas rendu
physiquement.
Est-ce
que de telles choses arrivent encore ? Est-ce que les gens ont
encore des visions de Dieu ? Je pense que oui. Pas forcément
tout le monde. J’ai entendu des gens décrire des visions qu’ils
ont eues. J’en ai même eu quelques-unes moi-même.
Bref,
qu'a vu John ?
Il
vit une personne sur un trône.
Personne
sur le trône
Et
voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu'un
était assis. 3 Celui qui était assis avait l'aspect d'une
pierre de jaspe et de sardoine, et le trône était entouré d'un
arc-en-ciel semblable à de l'émeraude.
…
(passer
aux verser 5)
5 Du trône sortent
des éclairs, des voix et des coups de tonnerre, et devant lui
brûlent sept lampes ardentes qui sont les sept esprits de Dieu.
Personne
sur le trône.
Nous
sommes dans la salle du trône céleste ! Qui est assis sur le trône
? Dieu le Père.
On
nous a dit deux ou trois choses.
Tout
d'abord, il y a ce que John peut voir :
des reflets de jaspe et de rubis. Le jaspe est une variété de
quartz, qui peut se présenter sous différentes couleurs. Il peut
être poli avec soin et utilisé comme pierre précieuse. Les rubis
sont rouges et brillants. On y distingue un arc-en-ciel scintillant
comme une émeraude.
Deuxièmement,
il y a ce que Jean entend. Il parle des grondements et des coups de
tonnerre. Le son est présent dans cette vision. C'est l'hiver, et
cela fait longtemps que nous n'avons pas vu d'orage violent. Une
masse d'air chaud rencontre une masse d'air froid. L'air est
perturbé. Des charges électriques s'accumulent jusqu'à ce que
l'air ne puisse plus l'isoler, et Crac ! Boum ! Le ciel s'illumine et
le tonnerre gronde à intervalles réguliers. C'est la présence même
de Dieu qui provoque cela dans la salle du trône céleste. C'est
comme si sa présence électrisait l'air.
Troisièmement,
nous découvrons d'autres détails contextuels. Sept lampes brillent,
que Jean identifie comme les sept esprits de Dieu. Nous en avons déjà
parlé à plusieurs reprises dans les chapitres 2 et 3, mais il
s'agit d'une référence à Isaïe 11:2.
2 L'Esprit
de l'Eternel reposera sur lui:
Esprit de sagesse et de discernement,
Esprit de conseil et de puissance,
Esprit de connaissance et de crainte de l'Eternel.
On
nous dit aussi qu'il y a une mer de verre.
Que
pouvons-nous apprendre sur Dieu en considérant ce que nous voyons ?
L’effet rhétorique semble être de susciter l’admiration. Dieu
est merveilleux. Dieu est spectaculaire. Dieu est saint et
magnifique.
Il
y a un trône. Et quelqu'un y est assis. Dieu est le véritable
souverain. Malgré les ambitions des dirigeants terrestres, c'est
Dieu qui, en fin de compte, détient le pouvoir.
Avez-vous
parfois l'impression que votre vie vous échappe ? C'est normal,
votre vie est entre de meilleures mains que les vôtres ! Dieu
est aux commandes.
24 Anciens
4 Autour
du trône se trouvaient vingt-quatre trônes, et sur ces trônes
vingt-quatre anciens étaient assis. Ils étaient habillés de
vêtements blancs et portaient des couronnes d'or sur la tête.
Alors, qui sont ces anciens
?
Ce ne sont pas des anges. Ils semblent être des
humains représentant l'humanité. Leurs noms ne nous sont pas
donnés. On ne peut donc pas simplement interpréter le nombre 24
comme représentant les douze tribus d'Israël, les douze apôtres ou
quoi que ce soit de ce genre. Leurs noms ne nous sont pas mentionnés.
Ils réapparaîtront au chapitre 5, au chapitre 11
et au chapitre 19. Au chapitre 5, ils ont des harpes et de l'encens
(5:8-10). Ils semblent exercer la fonction de prêtres, guidant le
peuple dans le culte. Mais en même temps, ils portent des couronnes
et siègent sur des trônes comme des rois. Comme il est dit au
chapitre 5, verset 10, il est question d'un royaume et de prêtres.
Cette image, cette idée d'un royaume de prêtres, est présente
depuis l'Ancien Testament. Je pense qu'elle préfigure l'Église. Ils
nous représentent. Nous régnerons avec le Christ et l'adorerons
éternellement.
Quatre
êtres vivants
Au
milieu et autour du trône se tiennent quatre êtres vivants couverts
d'yeux devant et derrière. 7 Le premier être vivant ressemble
à un lion, le deuxième à un taureau, le troisième a le visage
d'un homme et le quatrième ressemble à un aigle en plein vol. 8 Les
quatre êtres vivants ont chacun six ailes et ils sont couverts
d'yeux tout autour et à l’intérieur.
Bien, les
quatre êtres vivants. C'est un motif récurrent dans la littérature
apocalyptique, comme le livre d'Hénoch. Des chérubins ou autres
créatures semblables entourent le trône. On ne peut les évoquer
sans mentionner Ézéchiel, qui eut une vision similaire. <Ézéchiel
1:4-28>
Ces quatre
êtres vivants participent également au culte, à l'instar des 24
anciens. On dit qu'ils représentent l'ordre de la création. Le Lion
est le roi des bêtes sauvages. Le Bœuf est vénéré parmi les
animaux domestiques. Je l'ignorais. On dit qu'un bœuf est la
richesse d'un fermier, vénéré pour son endurance et sa force. Les
Chinois célèbrent même la fête du Roi Bœuf pour honorer son dur
labeur. L'Homme est vénéré au-dessus de toute la création, et
l'Aigle est le roi des oiseaux. Tous règnent en maîtres.
Adoration
Ils
ne cessent de dire, jour et nuit: «Saint, saint, saint est le
Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, celui qui était, qui est et qui
vient!»
9 Chaque
fois que les êtres vivants donnent gloire, honneur et reconnaissance
à celui qui est assis sur le trône, à celui qui vit aux siècles
des siècles, 10 les vingt-quatre anciens se prosternent devant
celui qui est assis sur le trône, adorent celui qui vit aux siècles
des siècles et déposent leur couronne devant le trône en disant:
11 «Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, [toi le Saint,]
de recevoir la gloire, l'honneur et la puissance, car tu as créé
toutes choses et c'est par ta volonté qu'elles ont été créées et
qu'elles existent.»
Avant
toute autre chose qui se passe dans la salle du trône céleste (et
nous aborderons ces autres choses à partir du chapitre 5 un autre
jour), mais avant toute autre chose, nous avons le culte.
Voici
quelques observations que nous pouvons tirer de ce passage concernant
le culte :
Le culte était incessant.
« Jour et nuit, ils ne cessent de le dire. » Qu'est-ce que cela
signifie pour nous ? Le culte n'est pas réservé au dimanche matin.
Chaque instant est bon pour adorer Dieu. Adorez-le sans cesse.
N'importe où, n'importe quand. Il y a longtemps, un moine, dans un
monastère, a écrit un livre intitulé « Pratiquer la présence de
Dieu ». Il s'appelait Frère Laurent. Il n'était qu'un simple
plongeur, un homme sans importance. Pourtant, il a appris à prier
et à adorer Dieu jour après jour, tout en vaquant à ses
occupations quotidiennes.
L’adoration inclut l’humilité.
Les 24 anciens, qui nous représentent probablement, nous, l’Église,
ne restent pas sur leurs trônes pour recevoir la gloire. Personne
n’adore les anciens. Au contraire, ils se prosternent devant le
Seigneur. Nous devrions, nous aussi, rester humbles dans notre
adoration. Je pense au roi David, qui dansait devant le Seigneur de
toutes ses forces (2 Samuel 6:14-21). Il ne se souciait pas d’avoir
l’air ridicule. C’était pour le Seigneur, non pour être vu des
autres.
L'adoration implique de tout donner à Dieu.
Les anciens ont déposé leurs couronnes devant le trône. Ils
régnaient avec Jésus. Les couronnes symbolisent cette autorité.
Sans elles, avaient-ils encore le droit de siéger sur ces trônes ?
Parfois, l'adoration peut vous transformer. Si vous vous offrez
entièrement à Dieu, il se peut qu'il vous demande de changer de
vie. Il se peut même qu'il vous demande de renoncer à quelque
chose d'essentiel, quelque chose qui fait partie intégrante de
votre identité. Êtes-vous prêt à y renoncer pour lui ? Il
ne vous le demandera pas forcément. Les anciens réapparaissent au
chapitre 5, et ils sont toujours les anciens. Mais êtes-vous au
moins disposé à le faire ? De même, lorsque Dieu a demandé
à Abraham de sacrifier son fils sur l'autel, il ne voulait pas
qu'Abraham le tue, mais il cherchait à savoir s'il était prêt à
faire ce sacrifice.
Le culte a un contenu. Il
contient des paroles qui disent la vérité. Quel est le rôle de
ces paroles dans ce passage ?
Ils proclament la
sainteté de Dieu.
Dieu est tout-puissant. Omnipotent.
Il a le pouvoir de tout faire. Et il ne s'agit pas de se demander
s'il peut créer une pierre si lourde qu'il ne peut la soulever, ni
de jeux de mots absurdes de ce genre. Il a le pouvoir de faire tout
ce qui est logiquement possible et conforme à sa nature. Il ne va
pas créer des triangles carrés, et il ne va pas pécher.
Ils proclament l’immuabilité de Dieu.
« Celui qui était, qui est et qui vient. » Passé, présent et
futur. Dieu est le même hier, aujourd’hui et éternellement. Il
est le même Dieu aujourd’hui qu’il était aux temps bibliques.
Dieu est digne d'adoration.
Nous avons tous un besoin inné de vénérer quelqu'un ou quelque
chose. Dieu est le seul digne de notre adoration ! Si vous
rencontrez des gens qui pensent que Dieu n'est pas digne d'être
adoré, c'est qu'ils ne comprennent pas qui Il est ! Et le diable
fait des ravages dans la société. Déjà à l'époque hippie,
dans les années 1970, certains se montraient délibérément
agressifs et irrespectueux envers toute figure d'autorité, comme
une forme de protestation. Et nous le constatons encore
aujourd'hui. Beaucoup de gens ne respectent plus l'autorité. Si
l'on ne respecte même plus ses parents ou ses professeurs, sait-on
encore ce que signifie honorer et glorifier quelqu'un ? Nous avons
beaucoup de chemin à parcourir en tant que chrétiens. Si vous
rencontrez quelqu'un qui ne sait pas comment honorer Dieu,
peut-être devrait-il commencer par respecter l'autorité humaine.
Je ne sais pas si cela fonctionnerait. Ce n'est pas une stratégie
éprouvée, à ma connaissance.
Dieu a créé.
Il est le créateur de toute chose ! Le Maître concepteur. Il
n'est pas simplement devenu Dieu du jour au lendemain, en attendant
un successeur. Non, il est là depuis le commencement. C'est lui
qui a tout initié.
Nous lui devons la vie.
C'est par sa volonté que nous existons. S'il ne voulait plus de
vous, croyez-moi, vous ne seriez plus de ce monde. Si vous respirez
encore et vivez sur cette terre, c'est qu'il vous veut en vie. Vous
avez quelque chose que vous seul pouvez offrir : votre adoration.
Il désire notre adoration. Tous ceux qui vous entourent peuvent
l'adorer, mais si vous ne le faites pas, nous n'y pouvons rien.
Vous seul pouvez offrir votre cœur et votre âme à Dieu dans
l'adoration. Et c'est ce qu'il attend de vous.
Le culte a donc un contenu. Les paroles expriment
la vérité. Les chants ont le pouvoir de toucher profondément nos
cœurs et nos esprits. J'ai entendu l'histoire de chrétiens partis
enseigner l'anglais en Chine, dans le cadre d'une mission
d'évangélisation clandestine. L'année suivante, les autorités
leur ont interdit d'enseigner des chants. Pourquoi ? Parce que les
missionnaires avaient enseigné à leurs élèves des chants comme «
Amazing Grace ». Les autorités ont alors compris que ces chants
étaient dangereux et capables de transformer les cœurs et les
allégeances. Les chants sont puissants.
Un dernier
point. Nous avons parlé de chants. Or, dans l'Apocalypse 4, il n'est
pas dit qu'ils chantaient. Il est dit qu'ils prononçaient simplement
ces paroles : « Jour et nuit, ils ne cessent de dire : »
« Ils déposent leurs couronnes devant le trône et disent : »
L'adoration ne se limite pas à la musique et au chant. On peut
adorer Dieu par la parole. On peut l'adorer par son travail, en le
faisant pour le Seigneur et non pour les hommes. On peut l'adorer à
travers son art. Vos actions et vos paroles glorifient-elles Dieu ?
C'est ce que frère Laurent a exploré. On peut faire la vaisselle
pour Jésus et considérer cela comme un acte d'adoration.
Prions.
Merci Seigneur, de te révéler à nous. Merci de régner dans les
cieux. Tu es saint. Tu es digne de louanges. Reçois notre adoration.
Amen.