Avez-vous déjà
été trompé par quelqu’un que vous respectiez et que vous aimiez
? Cette personne vous avait fait de belles promesses mais ne les a
pas gardées.
1. Quand j’ai
débuté ma carrière de courrier avec Dicom Express on m’avait
promis 360,00$ par semaine. Quand j’ai reçu mon premier chèque
j’ai remarqué qu’il était fait au montant de 260,00$. On m’a
expliqué que j’avais dû mal comprendre. Et pour aggraver les
choses, 3 semaines plus tard, une banque sur ma route a été
retranchée et donnée à un autre conducteur, ce qui a fait chuter
mon chèque de paye à 210,00$ par semaine (nous étions payés au
kilomètre et selon le nombre de banques). J’ai appris plus tard
que Dicom avait toujours eu l’intention de donner un maximum de
210,00$ par semaine pour cette petite route, mais le superviseur ne
m’a jamais rien dit de tout ceci lorsqu’il m’a engagé.
2. Est-ce que
quelqu’un que vous respectiez vous a déjà dit quelque chose que
vous avez cru, mais plus tard vous avez découvert que ces promesses
étaient des mensonges trompeurs fabriqués pour vous manipuler ? Si
ceci vous est déjà arrivé, alors vous pouvez vous identifier avec
Isaac ce matin.
1A.
La déception de Rebecca,
27.1-33.
Donner un sommaire de l’histoire.
1B. Rebecca a
justifié et utilisé la tromperie parce qu’Isaac a eu un manque de
discernement spirituel.
1C. Isaac
était déterminé de donner sa bénédiction à son fils chouchou
(Ésaü) malgré la prédiction de Dieu par sa femme Rebecca, Ge.
25.23 et 28.
2C. Isaac a
ignoré le fait qu’Ésaü ait méprisé son droit d'aînesse, Ge.
25.31-33.
3C. Isaac a
ignoré le fait qu’Ésaü a épousé des femmes païennes, Ge.
25.34-35.
2B. Le plan
trompeur de Rebecca.
1C. Le plan
exigeait que Jacob vole l’identité de son frère temporairement.
2C. Le plan
exigeait que Jacob mente et trompe son père sur son lit de mort.
3C. Le plan
révéla qu’Isaac fit confiance à ses 5 sens pour discerner la
volonté de Dieu, ce qui indique que son discernement spirituel avait
diminué en vieillissant.
-- À
l'odorat, la senteur était celle d’Ésaü.
-- Au
toucher, le poil de chèvre était comme celui d’Ésaü.
-- Au goût,
la viande de chèvre goûtait comme le gibier d’Ésaü.
-- À ses
yeux, la présence de Jacob était confondue avec celle d’Ésaü.
-- À ses
oreilles, la voix de Jacob a été entendue mais ignorée.
Notez
Bien:
Il est très dangereux de dépendre de nos 5 sens pour discerner la
volonté de Dieu dans notre vie.
2A.
La réaction d’Ésaü, 27.
34-46.
1B. Un
testament oral dans l’ancien temps était aussi légal et valide
qu’un testament écrit ou oculaire aujourd’hui.
2B. Le grand
regret d’Ésaü, 27.34.
1C. Hébreux
12.16-17.
2C. Le droit
d’aînesse.
1D. Le fils
aîné jouissait de privilèges particuliers dans le foyer paternel.
1E. Il avait
certains droits que son frère n’avait pas, Ge. 43.33.
2E. À la
mort de son père il recevait une double portion de l’héritage,
De. 21.17.
3E. L’aîné
devenait chef et prêtre du foyer, Ex. 22.29 ; No. 8.14,17 ; De.
21.17. C’était le nouveau patriarche de la famille.
2D. En vendant
son droit d’aînesse Ésaü
sacrifia ce qui était éternel sur l’autel de l’immédiat.
En effet, Ésaü sacrifia ses privilèges de valeurs éternelles sur
l’autel des désirs immédiats de la chair (il voulait ce qu’il
voulait quand il le voulait). Ésaü sacrifia son droit d’aînesse
pour un morceau de pain.
3A.
Conclusion
1B. Ésaü
méprisa son droit d’aînesse qu’il vendit à Jacob pour un plat
de lentilles. Ainsi, encore aujourd’hui, certaines personnes
vendent leur âme en échange de quelques moments de plaisirs
mondains.
ILL :
L’annonceur de radio Paul
Harvey raconte l’histoire comment les Esquimaux tuent un loup.
Cette histoire est plutôt cruelle, mais elle nous aide beaucoup à
comprendre la nature autodestructive du péché auquel nous sommes
tous susceptibles.
“Premièrement,
l’Esquimau s’assure de prendre un couteau bien affilé qu’il
recouvre ensuite de plusieurs couche de sang frais qu’il laisse
ensuite geler après chaque couche. Cette procédure est répété à
plusieurs reprises jusqu’à ce que la lame du couteau soit bien
couverte de sang gelé.”
“Ensuite,
l’Esquimau insère solidement le manche du couteau dans le sol en
s’assurant que la lame est vers le haut. Lorsqu’un loup trouve
le couteau après avoir suivi la senteur du sang, il commence
immédiatement à lécher le couteau sans se méfier de rien. Le
loup prend rapidement goût au sang, alors il lèche plus rapidement
et plus férocement jusqu’à ce que la lame soit exposée. Le plus
qu’il lèche, le plus qu’il veut lécher sans toutefois réaliser
que son propre sang chaud de sa langue commence à se mélanger avec
le sang gelé. Tellement puissant est son désir pour le sang chaud
qu’il ne réalise même pas qu’il est en train de lécher son
propre sang. Son appétit carnivore n’est jamais satisfait de
cette source illimitée de sang chaud. Au matin le loup est retrouvé
mort au bout de son sang près du couteau, et souvent avec la langue
autour du couteau.
2B. Ésaü
voulait la bénédiction matérielle de son droit d’aînesse et
était prêt à tuer son frère Jacob pour l’obtenir, mais il
méprisa les responsabilités spirituelles de son droit d’aînesse.
Ainsi en est-il encore aujourd’hui : les gens veulent la
bénédiction de Dieu dans leur vie, mais ils méprisent complètement
leurs responsabilités spirituelles devant Dieu en refusant d’obéir
à sa Parole. Ils préfèrent leurs sécurités mondaines et
refusent d’y lâcher prise au lieu de mettre leur confiance en
Dieu. Ils n’ont pas plus d’intelligence qu’un singe !
ILL :
Des chasseurs de singes en
Afrique du nord ont une manière intelligente d’attraper les
singes. Plusieurs gourdes (plante grimpante dont le fruit creux peut
servir de boîte ou de bouteille) sont remplies de noix et solidement
attachées à une branche d’arbre. Chaque gourde a un trou juste
assez grand pour qu’un singe puisse y mettre la main afin d’y
prendre des noix.
Quand un singe
affamé découvre ceci, il met sa main rapidement dans la gourde pour
prendre une belle grosse poignée de noix, mais le trou est juste
assez gros pour une petite main étroitement resserré et le trou est
trop petit pour que le singe puisse retirer sa main du trou avec le
poing fermé parce que sa main est remplie de noix. Le singe n’a
pas assez d’intelligence pour réaliser que s’il laisse aller les
noix en ouvrant sa main il peut facilement retirer sa main et être
libéré au lieu d’être amené en captivité.
Malheureusement
cette illustration est une image qui représente la vie de plusieurs
gens. Le malin, avec ses trappes ingénieuses, essaie de séduire
les gens. Il ronge les désirs de la chair jusqu’à ce que ceux-ci
deviennent insupportables et que les gens ressentent le besoin
intense de les nourrir. Une fois pris aux pièges de l’ennemi ces
gens refusent de laisser aller les quelques noix de sécurité que
Satan leur a offertes et conséquemment ils demeureront son esclave
pour le prix de quelques noix.
Comme le singe
qui refuse d’ouvrir sa main pour laisser aller ses quelques noix,
ces gens refusent d’ouvrir leur coeur à Jésus et demeurent ainsi
prisonniers éternels des trappes ingénieuses du malin qui leur
chuchote dans l’oreille : “Ne laisse pas aller tes plaisirs
mondains ! Réjouis-toi encore un peu plus longtemps dans ton péché
!” C’est en écoutant ces chuchotements que ces gens sont encore
prisonniers des griffes du malin qui les retient par leur désirs
élastiques de la chair qui sont insatiables. Cher ami, es-tu
toujours menotté au malin par une vie de péché qui détruit ta
vie, ta santé, tes finances et ton témoignage et t'empêche de
grandir dans la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ? Arrête un
instant et pense à la libération que Jésus t’offre. Sors de
cette trappe maudite et réponds à l’invitation de Christ avant
qu’il ne soit trop tard, (1 Co.
10.13; Jacques 1. 13-17).
3B. Les
écritures décrivent Ésaü comme quelqu’un de profane. Un profane
est quelqu’un qui sacrifie les choses d’une valeur éternelle sur
l’autel des désirs charnels immédiats.
ILL:
Après
que le Titanique coula, l’enquête révéla que plusieurs
avertissements avaient été ignorés que le Titanique se dirigeaient
vers des glaciers. Même un bateau qui passa près d’eux envoya un
message d’urgence en interrompant la conversation du pilote avec
Cape Race qui discutait le menu une fois arrivé au port. Préoccupé
par le menu, le Titanique répondit au messager d’urgence :
Tais-toi, je parle au port. Tu brouilles mon signal de radio.”
Beaucoup de gens coulent en enfer parce qu’ils sont préoccupés
par le menu de leur vie et ignorent le message d’urgence de Dieu.
4 Après cela, je
regardai et voici, une porte était ouverte dans le ciel. La première
voix que j'avais entendue me parler avec la force d’une trompette
dit alors: «Monte ici et je te ferai voir ce qui doit arriver par la
suite.» 2 Aussitôt je fus saisi par l'Esprit. Et voici, il y
avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu'un était
assis. 3 Celui qui était assis avait l'aspect d'une pierre de
jaspe et de sardoine, et le trône était entouré d'un arc-en-ciel
semblable à de l'émeraude. 4 Autour du trône se trouvaient
vingt-quatre trônes, et sur ces trônes vingt-quatre anciens étaient
assis. Ils étaient habillés de vêtements blancs et portaient des
couronnes d'or sur la tête.
5 Du trône sortent des éclairs, des voix
et des coups de tonnerre, et devant lui brûlent sept lampes ardentes
qui sont les sept esprits de Dieu. 6 Devant le trône, il y a
aussi comme une mer de verre qui a la transparence du cristal. Au
milieu et autour du trône se tiennent quatre êtres vivants couverts
d'yeux devant et derrière. 7 Le premier être vivant ressemble
à un lion, le deuxième à un taureau, le troisième a le visage
d'un homme et le quatrième ressemble à un aigle en plein vol. 8 Les
quatre êtres vivants ont chacun six ailes et ils sont couverts
d'yeux tout autour et à l’intérieur. Ils ne cessent de dire, jour
et nuit: «Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le
Tout-Puissant, celui qui était, qui est et qui vient!»
9 Chaque fois que les êtres vivants donnent gloire, honneur
et reconnaissance à celui qui est assis sur le trône, à celui qui
vit aux siècles des siècles, 10 les vingt-quatre anciens se
prosternent devant celui qui est assis sur le trône, adorent celui
qui vit aux siècles des siècles et déposent leur couronne devant
le trône en disant: 11 «Tu es digne, notre Seigneur et notre
Dieu, [toi le Saint,] de recevoir la gloire, l'honneur et la
puissance, car tu as créé toutes choses et c'est par ta volonté
qu'elles ont été créées et qu'elles existent.»
4.1 Après
cela, je regardai et voici, une porte était ouverte dans le ciel.
Le
chapitre 4 commence par les mots « après cela ». Après
quoi ? Pour rappel, le livre de l’Apocalypse a été écrit
par l’apôtre Jean. Jésus y donne des visions à Jean, qui les a
retranscrites dans le genre que nous appelons aujourd’hui
littérature apocalyptique, un style littéraire courant à son
époque.
Au
chapitre 1, Jean a eu une vision de Jésus lui-même. Jésus lui a
alors demandé de mettre certaines choses par écrit. Aux chapitres 2
et 3, il écrit sept courtes lettres à sept Églises de la région.
Les chiffres sont souvent symboliques dans la littérature
apocalyptique. Le chiffre 7 symbolise souvent la perfection. Ainsi,
le fait qu'il écrive à sept Églises nous donne un sentiment de
plénitude, comme s'il avait écrit à toutes les Églises. Vous
êtes-vous reconnus dans l'une de ces lettres ?
Nous
voici maintenant au chapitre 4. Les lettres aux Églises sont
terminées. « Après cela » fait simplement référence à
la dictée des lettres. Une fois que Jésus eut fini de les dicter,
voici ce que Jean vit ensuite.
La
première chose qu'il voit, c'est une porte. L'image d'une porte est
fréquente dans la littérature apocalyptique. Par exemple, il y a
une porte dans le livre d'Hénoch. Qu'est-ce qu'une porte ?
C'est un passage. Il se trouvait quelque part sur l'île de Patmos
pendant ces visions. La tradition raconte qu'il était dans une
grotte, et il existe même aujourd'hui à Patmos une grotte que
l'industrie touristique essaie de faire passer pour la fameuse
grotte. Peut-être l'était-elle. La Bible ne le précise pas, nous
n'en sommes donc pas certains. Mais il voit une porte. Cette porte
n'était pas là auparavant. Ce n'est pas une porte naturelle. Il a
une autre vision. Les visions se succèdent. Ce passage semble mener
au ciel.
La première voix que j'avais entendue me parler
avec la force d’une trompette dit alors:
Comme
une trompette. Forte. Résonnante. Puissante. Au chapitre 1, Jean
entendit pour la première fois cette voix semblable à une trompette
(1:10-13). « Fils de l’homme. » C’était Jésus. C’est donc
aussi la voix de Jésus qui lui parle au chapitre 4. Que dit cette
voix ?
«Monte ici et je te ferai voir ce
qui doit arriver par la suite.»
Jésus
invite Jean à le rejoindre, vraisemblablement en passant la porte.
Le voyage céleste est également un thème récurrent dans la
littérature apocalyptique. Jean utilise le genre de l'apocalypse
pour décrire son expérience.
Jésus
veut montrer à Jean ce qui doit se passer « après cela ».
À quoi fait référence ce « après cela » ? Il me
semble que l’interprétation la plus naturelle est qu’il s’agit
de la même chose que dans la phrase précédente : après la
dictée des lettres, après les événements du présent, en quelque
sorte. Jésus parle maintenant de l’avenir.
Pour
faire une petite digression, j'ai vu plusieurs articles qui
prétendent que cette phrase « montez ici » a un lien
avec l'enlèvement. Rappelons que l'enlèvement est l'idée que les
croyants seront rassemblés à la fin des temps et emmenés auprès
de Jésus. On trouve des informations à ce sujet dans la Première
Épître aux Thessaloniciens (1 Thessaloniciens 4:16-18). Vous serez
peut-être surpris d'apprendre que le livre de l'Apocalypse ne parle
pas du tout de l'enlèvement. C'est pourquoi je vous ai montré le
passage de la Première Épître aux Thessaloniciens plutôt que de
vous lire un autre passage de l'Apocalypse.
C'est
pourquoi certains cherchent désespérément à trouver le passage
sur l'enlèvement au ciel dans l'Apocalypse, au point de citer des
versets comme celui-ci, au chapitre 4. C'est parce qu'on ne le trouve
nulle part et qu'on veut absolument répondre à la question :
« Quand l'enlèvement aura-t-il lieu ?» Paul en parle
dans la Première Épître aux Thessaloniciens. On sait donc qu'il a
lieu. Mais Jean ne le mentionne pas explicitement, ce qui est
déconcertant. Alors, dans l'Apocalypse, certains voient cette voix
semblable à une trompette et une vague allusion à l'ascension, se
souviennent de la Première Épître aux Thessaloniciens et en
déduisent que ce passage parle de l'enlèvement. Comme si
l'ascension de Jean était une métaphore pour tous les élus. Je ne
suis pas d'accord. Cela ressemble à une interprétation allégorique,
où l'on s'empare du moindre détail obscur pour tenter d'y déceler
un sens caché et arbitraire. Je pense que ce passage n'a rien à
voir avec l'enlèvement, car rien dans le texte ne nous incite à
l'interpréter ainsi. Il y a quelques sermons, j'expliquais la
différence entre les différentes positions, comme le
prétribulationnisme, le midtribulationnisme et le
posttribulationnisme. Autrement dit, les différentes opinions sur le
moment de l'enlèvement par rapport à la Grande Tribulation :
avant, pendant ou à la fin ? Seuls les prétribulationnistes se
réfèrent à l'Apocalypse 4 pour tenter de justifier l'enlèvement.
« Regardez, l'enlèvement est mentionné avant la Grande
Tribulation, donc c'est un enlèvement prétribulationniste !»
Comme je l'ai déjà dit, mes recherches n'ont pas permis de trouver
de fondements bibliques solides à la position prétribulationniste.
C'est un autre exemple de la faiblesse des preuves avancées par les
prétribulationnistes. J'ai l'impression qu'ils s'accrochent à des
arguments fallacieux si c'est le mieux qu'ils puissent trouver.
Je
suggère donc que ce passage ne parle pas de l'enlèvement au ciel.
Cela ne signifie pas pour autant que l'enlèvement n'existe pas. Ces
quelques mots pourraient peut-être y faire penser à certains, mais
je ne crois pas que Jean ait voulu en parler ici. Comme je l'ai
mentionné précédemment, d'autres textes apocalyptiques utilisent
également cette métaphore de « l'ascension du voyant au
ciel », et ils ne font pas non plus référence à l'enlèvement
au ciel. C'est simplement une construction narrative courante dans le
genre apocalyptique.
Cela
devrait nous inciter à l'humilité. L'Apocalypse regorge de détails,
mais il est évident qu'on ne nous dit pas tout. Le meilleur exemple
se trouve au chapitre 10, avec les sept tonnerres (Apocalypse 10:1,
3-4). On ne nous a pas tout révélé. En étudiant l'Apocalypse,
nous verrons qu'il y a les sept sceaux, les sept trompettes, les sept
coupes, mais aussi ces sept tonnerres au chapitre 10. Personne ne
parle des sept tonnerres car nous ignorons leur signification ! Par
exemple, la série de romans policiers « Left Behind »,
qui se déroule pendant la fin des temps, a complètement omis les
sept tonnerres ! Alors, quand certains s'attardent sur des
interprétations excessivement détaillées, cherchant à relier
chaque petit détail à l'histoire humaine, cela m'inquiète un peu.
Nous ne savons pas tout. On ne nous a pas tout dit. Il nous faut donc
rester humbles.
Passons
au verset 2.
4.2
Aussitôt je fus saisi par l'Esprit.
Littéralement,
« Dans l’Esprit »
Au
chapitre 1, Jean dit qu'il était « dans l'Esprit »
lorsqu'il a commencé à avoir des visions. Nous n'avons pas vraiment
approfondi ce point au chapitre 1, alors demandons-nous : « Que
signifie être “dans l'Esprit” ?» Je pense que cela
signifie qu'il était encore physiquement présent sur terre. Il
était toujours à Patmos. Il a reçu des visions spirituelles. Il a
vu une salle du trône céleste, mais il ne s'y est pas rendu
physiquement.
Est-ce
que de telles choses arrivent encore ? Est-ce que les gens ont
encore des visions de Dieu ? Je pense que oui. Pas forcément
tout le monde. J’ai entendu des gens décrire des visions qu’ils
ont eues. J’en ai même eu quelques-unes moi-même.
Bref,
qu'a vu John ?
Il
vit une personne sur un trône.
Personne
sur le trône
Et
voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu'un
était assis. 3 Celui qui était assis avait l'aspect d'une
pierre de jaspe et de sardoine, et le trône était entouré d'un
arc-en-ciel semblable à de l'émeraude.
…
(passer
aux verser 5)
5 Du trône sortent
des éclairs, des voix et des coups de tonnerre, et devant lui
brûlent sept lampes ardentes qui sont les sept esprits de Dieu.
Personne
sur le trône.
Nous
sommes dans la salle du trône céleste ! Qui est assis sur le trône
? Dieu le Père.
On
nous a dit deux ou trois choses.
Tout
d'abord, il y a ce que John peut voir :
des reflets de jaspe et de rubis. Le jaspe est une variété de
quartz, qui peut se présenter sous différentes couleurs. Il peut
être poli avec soin et utilisé comme pierre précieuse. Les rubis
sont rouges et brillants. On y distingue un arc-en-ciel scintillant
comme une émeraude.
Deuxièmement,
il y a ce que Jean entend. Il parle des grondements et des coups de
tonnerre. Le son est présent dans cette vision. C'est l'hiver, et
cela fait longtemps que nous n'avons pas vu d'orage violent. Une
masse d'air chaud rencontre une masse d'air froid. L'air est
perturbé. Des charges électriques s'accumulent jusqu'à ce que
l'air ne puisse plus l'isoler, et Crac ! Boum ! Le ciel s'illumine et
le tonnerre gronde à intervalles réguliers. C'est la présence même
de Dieu qui provoque cela dans la salle du trône céleste. C'est
comme si sa présence électrisait l'air.
Troisièmement,
nous découvrons d'autres détails contextuels. Sept lampes brillent,
que Jean identifie comme les sept esprits de Dieu. Nous en avons déjà
parlé à plusieurs reprises dans les chapitres 2 et 3, mais il
s'agit d'une référence à Isaïe 11:2.
2 L'Esprit
de l'Eternel reposera sur lui:
Esprit de sagesse et de discernement,
Esprit de conseil et de puissance,
Esprit de connaissance et de crainte de l'Eternel.
On
nous dit aussi qu'il y a une mer de verre.
Que
pouvons-nous apprendre sur Dieu en considérant ce que nous voyons ?
L’effet rhétorique semble être de susciter l’admiration. Dieu
est merveilleux. Dieu est spectaculaire. Dieu est saint et
magnifique.
Il
y a un trône. Et quelqu'un y est assis. Dieu est le véritable
souverain. Malgré les ambitions des dirigeants terrestres, c'est
Dieu qui, en fin de compte, détient le pouvoir.
Avez-vous
parfois l'impression que votre vie vous échappe ? C'est normal,
votre vie est entre de meilleures mains que les vôtres ! Dieu
est aux commandes.
24 Anciens
4 Autour
du trône se trouvaient vingt-quatre trônes, et sur ces trônes
vingt-quatre anciens étaient assis. Ils étaient habillés de
vêtements blancs et portaient des couronnes d'or sur la tête.
Alors, qui sont ces anciens
?
Ce ne sont pas des anges. Ils semblent être des
humains représentant l'humanité. Leurs noms ne nous sont pas
donnés. On ne peut donc pas simplement interpréter le nombre 24
comme représentant les douze tribus d'Israël, les douze apôtres ou
quoi que ce soit de ce genre. Leurs noms ne nous sont pas mentionnés.
Ils réapparaîtront au chapitre 5, au chapitre 11
et au chapitre 19. Au chapitre 5, ils ont des harpes et de l'encens
(5:8-10). Ils semblent exercer la fonction de prêtres, guidant le
peuple dans le culte. Mais en même temps, ils portent des couronnes
et siègent sur des trônes comme des rois. Comme il est dit au
chapitre 5, verset 10, il est question d'un royaume et de prêtres.
Cette image, cette idée d'un royaume de prêtres, est présente
depuis l'Ancien Testament. Je pense qu'elle préfigure l'Église. Ils
nous représentent. Nous régnerons avec le Christ et l'adorerons
éternellement.
Quatre
êtres vivants
Au
milieu et autour du trône se tiennent quatre êtres vivants couverts
d'yeux devant et derrière. 7 Le premier être vivant ressemble
à un lion, le deuxième à un taureau, le troisième a le visage
d'un homme et le quatrième ressemble à un aigle en plein vol. 8 Les
quatre êtres vivants ont chacun six ailes et ils sont couverts
d'yeux tout autour et à l’intérieur.
Bien, les
quatre êtres vivants. C'est un motif récurrent dans la littérature
apocalyptique, comme le livre d'Hénoch. Des chérubins ou autres
créatures semblables entourent le trône. On ne peut les évoquer
sans mentionner Ézéchiel, qui eut une vision similaire. <Ézéchiel
1:4-28>
Ces quatre
êtres vivants participent également au culte, à l'instar des 24
anciens. On dit qu'ils représentent l'ordre de la création. Le Lion
est le roi des bêtes sauvages. Le Bœuf est vénéré parmi les
animaux domestiques. Je l'ignorais. On dit qu'un bœuf est la
richesse d'un fermier, vénéré pour son endurance et sa force. Les
Chinois célèbrent même la fête du Roi Bœuf pour honorer son dur
labeur. L'Homme est vénéré au-dessus de toute la création, et
l'Aigle est le roi des oiseaux. Tous règnent en maîtres.
Adoration
Ils
ne cessent de dire, jour et nuit: «Saint, saint, saint est le
Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, celui qui était, qui est et qui
vient!»
9 Chaque
fois que les êtres vivants donnent gloire, honneur et reconnaissance
à celui qui est assis sur le trône, à celui qui vit aux siècles
des siècles, 10 les vingt-quatre anciens se prosternent devant
celui qui est assis sur le trône, adorent celui qui vit aux siècles
des siècles et déposent leur couronne devant le trône en disant:
11 «Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, [toi le Saint,]
de recevoir la gloire, l'honneur et la puissance, car tu as créé
toutes choses et c'est par ta volonté qu'elles ont été créées et
qu'elles existent.»
Avant
toute autre chose qui se passe dans la salle du trône céleste (et
nous aborderons ces autres choses à partir du chapitre 5 un autre
jour), mais avant toute autre chose, nous avons le culte.
Voici
quelques observations que nous pouvons tirer de ce passage concernant
le culte :
Le culte était incessant.
« Jour et nuit, ils ne cessent de le dire. » Qu'est-ce que cela
signifie pour nous ? Le culte n'est pas réservé au dimanche matin.
Chaque instant est bon pour adorer Dieu. Adorez-le sans cesse.
N'importe où, n'importe quand. Il y a longtemps, un moine, dans un
monastère, a écrit un livre intitulé « Pratiquer la présence de
Dieu ». Il s'appelait Frère Laurent. Il n'était qu'un simple
plongeur, un homme sans importance. Pourtant, il a appris à prier
et à adorer Dieu jour après jour, tout en vaquant à ses
occupations quotidiennes.
L’adoration inclut l’humilité.
Les 24 anciens, qui nous représentent probablement, nous, l’Église,
ne restent pas sur leurs trônes pour recevoir la gloire. Personne
n’adore les anciens. Au contraire, ils se prosternent devant le
Seigneur. Nous devrions, nous aussi, rester humbles dans notre
adoration. Je pense au roi David, qui dansait devant le Seigneur de
toutes ses forces (2 Samuel 6:14-21). Il ne se souciait pas d’avoir
l’air ridicule. C’était pour le Seigneur, non pour être vu des
autres.
L'adoration implique de tout donner à Dieu.
Les anciens ont déposé leurs couronnes devant le trône. Ils
régnaient avec Jésus. Les couronnes symbolisent cette autorité.
Sans elles, avaient-ils encore le droit de siéger sur ces trônes ?
Parfois, l'adoration peut vous transformer. Si vous vous offrez
entièrement à Dieu, il se peut qu'il vous demande de changer de
vie. Il se peut même qu'il vous demande de renoncer à quelque
chose d'essentiel, quelque chose qui fait partie intégrante de
votre identité. Êtes-vous prêt à y renoncer pour lui ? Il
ne vous le demandera pas forcément. Les anciens réapparaissent au
chapitre 5, et ils sont toujours les anciens. Mais êtes-vous au
moins disposé à le faire ? De même, lorsque Dieu a demandé
à Abraham de sacrifier son fils sur l'autel, il ne voulait pas
qu'Abraham le tue, mais il cherchait à savoir s'il était prêt à
faire ce sacrifice.
Le culte a un contenu. Il
contient des paroles qui disent la vérité. Quel est le rôle de
ces paroles dans ce passage ?
Ils proclament la
sainteté de Dieu.
Dieu est tout-puissant. Omnipotent.
Il a le pouvoir de tout faire. Et il ne s'agit pas de se demander
s'il peut créer une pierre si lourde qu'il ne peut la soulever, ni
de jeux de mots absurdes de ce genre. Il a le pouvoir de faire tout
ce qui est logiquement possible et conforme à sa nature. Il ne va
pas créer des triangles carrés, et il ne va pas pécher.
Ils proclament l’immuabilité de Dieu.
« Celui qui était, qui est et qui vient. » Passé, présent et
futur. Dieu est le même hier, aujourd’hui et éternellement. Il
est le même Dieu aujourd’hui qu’il était aux temps bibliques.
Dieu est digne d'adoration.
Nous avons tous un besoin inné de vénérer quelqu'un ou quelque
chose. Dieu est le seul digne de notre adoration ! Si vous
rencontrez des gens qui pensent que Dieu n'est pas digne d'être
adoré, c'est qu'ils ne comprennent pas qui Il est ! Et le diable
fait des ravages dans la société. Déjà à l'époque hippie,
dans les années 1970, certains se montraient délibérément
agressifs et irrespectueux envers toute figure d'autorité, comme
une forme de protestation. Et nous le constatons encore
aujourd'hui. Beaucoup de gens ne respectent plus l'autorité. Si
l'on ne respecte même plus ses parents ou ses professeurs, sait-on
encore ce que signifie honorer et glorifier quelqu'un ? Nous avons
beaucoup de chemin à parcourir en tant que chrétiens. Si vous
rencontrez quelqu'un qui ne sait pas comment honorer Dieu,
peut-être devrait-il commencer par respecter l'autorité humaine.
Je ne sais pas si cela fonctionnerait. Ce n'est pas une stratégie
éprouvée, à ma connaissance.
Dieu a créé.
Il est le créateur de toute chose ! Le Maître concepteur. Il
n'est pas simplement devenu Dieu du jour au lendemain, en attendant
un successeur. Non, il est là depuis le commencement. C'est lui
qui a tout initié.
Nous lui devons la vie.
C'est par sa volonté que nous existons. S'il ne voulait plus de
vous, croyez-moi, vous ne seriez plus de ce monde. Si vous respirez
encore et vivez sur cette terre, c'est qu'il vous veut en vie. Vous
avez quelque chose que vous seul pouvez offrir : votre adoration.
Il désire notre adoration. Tous ceux qui vous entourent peuvent
l'adorer, mais si vous ne le faites pas, nous n'y pouvons rien.
Vous seul pouvez offrir votre cœur et votre âme à Dieu dans
l'adoration. Et c'est ce qu'il attend de vous.
Le culte a donc un contenu. Les paroles expriment
la vérité. Les chants ont le pouvoir de toucher profondément nos
cœurs et nos esprits. J'ai entendu l'histoire de chrétiens partis
enseigner l'anglais en Chine, dans le cadre d'une mission
d'évangélisation clandestine. L'année suivante, les autorités
leur ont interdit d'enseigner des chants. Pourquoi ? Parce que les
missionnaires avaient enseigné à leurs élèves des chants comme «
Amazing Grace ». Les autorités ont alors compris que ces chants
étaient dangereux et capables de transformer les cœurs et les
allégeances. Les chants sont puissants.
Un dernier
point. Nous avons parlé de chants. Or, dans l'Apocalypse 4, il n'est
pas dit qu'ils chantaient. Il est dit qu'ils prononçaient simplement
ces paroles : « Jour et nuit, ils ne cessent de dire : »
« Ils déposent leurs couronnes devant le trône et disent : »
L'adoration ne se limite pas à la musique et au chant. On peut
adorer Dieu par la parole. On peut l'adorer par son travail, en le
faisant pour le Seigneur et non pour les hommes. On peut l'adorer à
travers son art. Vos actions et vos paroles glorifient-elles Dieu ?
C'est ce que frère Laurent a exploré. On peut faire la vaisselle
pour Jésus et considérer cela comme un acte d'adoration.
Prions.
Merci Seigneur, de te révéler à nous. Merci de régner dans les
cieux. Tu es saint. Tu es digne de louanges. Reçois notre adoration.
Amen.
14 »Ecris
à l'ange de l'Eglise de Laodicée: ‘Voici ce que dit l'Amen, le
témoin fidèle et véritable, l'auteur de la création de Dieu:
15 Je connais tes œuvres. Je sais que tu n'es ni froid ni
bouillant. Si seulement tu étais froid ou bouillant! 16 Ainsi,
parce que tu es tiède et que tu n'es ni froid ni bouillant, je vais
te vomir de ma bouche. 17 En effet, tu dis: Je suis riche, je me
suis enrichi et je n'ai besoin de rien, et tu ne sais pas que tu es
malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu. 18 Je te
conseille donc d'acheter chez moi de l'or purifié par le feu afin
que tu deviennes vraiment riche, des vêtements blancs afin que tu
sois habillé et qu'on ne voie plus la honte de ta nudité, ainsi
qu’un remède à appliquer sur tes yeux afin que tu voies. 19 Moi,
je reprends et je corrige tous ceux que j'aime. Aie donc du zèle et
repens-toi! 20 Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si
quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je
souperai avec lui et lui avec moi. 21 Le vainqueur, je le ferai
asseoir avec moi sur mon trône, tout comme moi aussi j'ai vaincu et
me suis assis avec mon Père sur son trône. 22 Que celui qui a
des oreilles écoute ce que l'Esprit dit aux Eglises.’»
14 »Ecris
à l'ange de l'Eglise de Laodicée:
Que
savons-nous de Laodicée ? Elle est mentionnée dans un autre
livre de la Bible : l’épître aux Colossiens. Colosses et
Laodicée étaient géographiquement assez proches, à environ 20 km,
soit la distance entre Saint-André et Dalesville. Jetons-y un coup
d’œil.
<Col
2:1-5>
<Col
4:12-16>
Il
existait une épître à Laodicée ? Comment se fait-il qu’elle
ne figure pas dans notre Bible ? Malheureusement, elle est
perdue. Peut-être n’a-t-elle pas été inspirée par le
Saint-Esprit comme l’épître aux Colossiens. Quoi qu’il en soit,
Dieu, dans sa souveraineté, nous a empêchés de lire l’épître
aux Laodicéens.
La
nature, bien sûr, a horreur du vide. Plusieurs tentatives ont été
faites pour faire parvenir cette lettre aux Laodicéens. Une lettre
circulait à un moment donné, que les Pères de l'Église ont
qualifiée de faux marcionite. Marcion était un hérétique qui
affirmait l'existence de deux dieux, mais nous n'entrerons pas dans
les détails. Historiquement, une autre courte lettre est apparue
vers le IVe siècle, que certains ont tenté de faire passer pour la
lettre perdue de Paul à Laodicée. Nos versions les plus anciennes
de cette lettre sont en latin, et elle figurait dans certaines
versions latines de la Bible. On la retrouve même dans les premières
traductions anglaises, comme la Bible de Wycliffe. Elle ne compte
qu'une vingtaine de versets et semble être un recueil de phrases
tirées d'autres lettres de Paul, vaguement agencées, se terminant
par : « Faites lire cette épître aux Colossiens, et
lisez parmi vous l'épître aux Colossiens.» Je pense que ce
manuscrit était déjà considéré comme non canonique il y a des
siècles, ce qui explique son absence dans les Bibles anglaises
actuelles. Même la version King James ne la contenait pas. Si vous
êtes vraiment curieux, vous pouvez la trouver sur Internet ; il
suffit de chercher l’Épître à Laodicée. Elle n’a rien
d’intéressant, car, comme je l’ai dit, ce ne sont que des
phrases typiques de Paul, sorties de leur contexte et assemblées à
la hâte.
Que
savons-nous d'autre sur Laodicée ? Nous nous tournons
maintenant vers les historiens grecs et romains pour obtenir de plus
amples informations.
Laodicée,
ville prospère à l'époque de Jean, était remarquable à plusieurs
égards. Centre bancaire important, sa richesse générale était
indéniablement liée à cette activité. Laodicée produisait
également des vêtements et des tapis en laine noire. La ville
abritait une école de médecine renommée et fabriquait une poudre
utilisée pour soigner les affections oculaires. Son
approvisionnement en eau provenait de sources thermales situées à
six milles de là, à Denizli. Lors de son acheminement par l'aqueduc
jusqu'à Laodicée, l'eau devenait tiède, ni chaude ni froide.1
‘Voici
ce que dit l'Amen, le témoin fidèle et véritable, l'auteur de la
création de Dieu:
Le
mot « amen » apparaît fréquemment dans les Écritures. Il
provient d'un mot hébreu issu de la même racine que « fidélité
». Il signifie donc quelque chose comme « fidèle », « vrai » ou
« qu'il en soit ainsi ». Dans les églises modernes, on dit souvent
« amen » à la fin des prières. Parfois, on l'utilise comme une
affirmation. Notamment dans les églises pentecôtistes, il n'est pas
rare d'entendre l'assemblée le dire pendant un sermon si elle estime
que le prédicateur a dit quelque chose de profond, une vérité. «
Amen ! » C'est tout à fait ça ! Dans les milieux baptistes, on est
généralement plus discret, se contentant souvent d'un simple « hmm
! » éloquent.
C'est
la seule fois où « Amen » est utilisé comme titre. Jésus est
l'Amen. Le fidèle et le véritable. Et il est même associé aux
mots « témoin fidèle et véritable ». Cela souligne vraiment la
fidélité du Christ. Jésus est fidèle et véritable. Il ne se
lassera pas de vous et ne vous oubliera pas. Il restera fidèle. Et
il est le véritable témoin. Il était avec Dieu au ciel et nous a
indiqué le chemin pour y parvenir. On peut lui faire confiance car
il y était !
Ensuite,
nous avons le « l’auteur
de la création de Dieu ». Certaines traductions bibliques,
comme
le Louis Segond
parlent du « commencement de la création de Dieu ».
C’est littéralement ce que dit le texte grec original. Cela ne
signifie pas pour autant que Jésus était une créature. Ce serait
une hérésie. Le
Segond21 essayer de nous aider quand il dit « l’auteur ».
Jean
lui-même en parle dans les premiers versets de son Évangile.
<John
1:1-3>
Ce
que nous affirmons, c'est que Jésus est la source, l'origine de la
création.
15 Je connais tes œuvres. Je sais que tu n'es ni froid ni
bouillant. Si seulement tu étais froid ou bouillant! 16 Ainsi,
parce que tu es tiède et que tu n'es ni froid ni bouillant, je vais
te vomir de ma bouche.
Comme
nous l'avons dit précédemment, l'eau de la ville était acheminée
par un aqueduc depuis une distance de six miles. Lorsqu'elle arrivait
à Laodicée, elle était tiède. Il s'agit donc, une fois encore,
d'une image familière à laquelle les habitants de Laodicée
pouvaient s'identifier immédiatement.
Eau
fraîche : rafraîchissante. Une boisson fraîche idéale pour se
désaltérer par temps chaud.
Eau
chaude : idéale pour cuisiner, pour le thé, pour le café, pour
faire la vaisselle, pour prendre des bains.
De
l'eau tiède… euh… que faire de l'eau tiède ? Il m'arrive
de boire du thé. Quand on me le sert, il a bouilli il y a quelques
minutes à peine. Il est trop chaud pour être bu. Alors on le laisse
reposer un instant. On apprécie son parfum. On le laisse réchauffer
les mains. Puis, une fois qu'il a un peu refroidi, on peut le siroter
lentement, en l'appréciant. Mais si on le laisse reposer trop
longtemps, il devient à température ambiante. Si cela m'arrive, je
finis par le boire d'un trait aussi vite que possible pour le finir.
Je n'y prends plus de plaisir, mais je ne veux pas le gaspiller. Qui
le ferait ?
Je
sais qu'il y a des exceptions. Certaines personnes que je connais
boivent du café à température ambiante sans que cela ne les
dérange, mais en général, ce n'est pas la température idéale
pour une boisson chaude. Alors si c'est votre cas, ne vous inquiétez
pas, vous n'avez pas besoin de changer vos habitudes. C'est une
simple analogie.
Jésus
utilise la métaphore de l'eau pour aborder un sujet spirituel. Dans
cette analogie, il n'y a pas de réelle différence entre les
chrétiens fervents et les chrétiens tièdes. L'important est qu'ils
soient tous utiles. L'option indésirable est celle d'un chrétien
tiède. Mais à quoi cela ressemble-t-il ? Cela ne nous est pas dit
explicitement. Cependant, au verset 19, il les exhorte à être
fervents et à se repentir. Ou encore, à être zélés et à se
repentir. Il s'agit donc peut-être ici de votre zèle.
Êtes-vous
animé d'un profond zèle pour Dieu ? Le zèle implique une
participation enthousiaste. Approfondissons cette idée un instant.
L'adoration.
Adorez-vous
vraiment Dieu, ou vous contentez-vous d'accomplir des rituels ?
Êtes-vous reconnaissant envers Dieu pour tout ce qu'il a fait pour
vous ? Reconnaissez-vous Jésus comme votre Seigneur et
savez-vous qu'il est digne de louanges ?
Votre
conception du salut.
Un chrétien tiède pourrait le percevoir comme une sorte d’«
assurance-vie éternelle », une échappatoire commode à la
condamnation du péché, sans se soucier du péché lui-même. Les
conséquences éternelles ayant disparu, je peux désormais faire ce
que je veux !
L’évangélisation.
Les chrétiens tièdes n’évangélisent pas. Ils se contentent de
suivre leur vie. Certes, l’évangélisation peut être
intimidante. Il faut aller à la rencontre des autres pour partager
l’Évangile. Mais c’est notre vocation. Alors, cessons de nous
trouver des excuses.
Le
discipulat.
Les chrétiens tièdes ne progressent pas dans leur foi. Lisez-vous
seulement votre Bible ? Peut-être que oui. Vous lisez votre
Livre de la Parole ou les passages que vous suivez pour lire la
Bible en un an, et c’est tout. C’est vrai. Ils apprennent
peut-être des choses comme la connaissance biblique, etc. Mais ils
ne l’appliquent pas à leur vie. Ils ne sont pas transformés par
le Saint-Esprit parce qu’ils ne le souhaitent pas. En tant
qu’êtres humains, nous sommes paresseux et nous cherchons notre
propre confort autant que possible. Peut-être craignent-ils que
Dieu leur demande d’abandonner quelque chose qu’ils aiment
vraiment. Ne vous inquiétez pas, tout le monde ne sera pas appelé
à être missionnaire au Myanmar. Il y a beaucoup de travail à
faire ici même, à Argenteuil. Mais il faut être ouvert à cette
possibilité.
La
prière.
À quoi ressemblerait une prière tiède ? Eh bien, peut-être
que les croyants tièdes ne prient tout simplement pas. Ou rarement.
Ou seulement des prières récitées machinalement, où ils répètent
les mêmes choses encore et encore. Il ne s’agit pas de critiquer
la liturgie. Cela dépend de la personnalité. Je m’épanouirais
probablement dans un environnement liturgique, où les mêmes
prières soigneusement préparées sont récitées chaque jour. Cela
m’aiderait à me sentir ancré. J’ai l’impression de ne pas
être doué pour l’improvisation, ou si je prie spontanément, mes
prières me semblent superficielles et sans intérêt. Mais préparer
une prière de la même manière que je prépare un sermon, cela me
semble de bien meilleure qualité. Ou prier avec les paroles d’un
psaume ou d’autres passages des Écritures. Surtout lorsque je
prie en français. J’ai du mal à improviser des prières dans une
autre langue. Beaucoup pensent le contraire. Tout ce qui est
pré-écrit leur semble mort et sans vie. Surtout dans notre culture
post-moderne, où l’expérience est primordiale, donc la prière
improvisée est en quelque sorte plus authentique. Soit. Si c’est
votre cas, alors priez. Priez du fond du cœur. Priez avec ferveur.
Priez souvent. Cherchez à connaître le cœur de Dieu. Que vos
prières vous transforment.
Passons
au verset 17.
17
En effet, tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi et
je n'ai besoin de rien, et tu ne sais pas que tu es malheureux,
misérable, pauvre, aveugle et nu.
C'est
fou comme les richesses matérielles peuvent nous rendre complaisants
et nous détourner de Dieu. Comme l'a dit Jésus : « Qu'il
est difficile pour les riches d'entrer dans le royaume de Dieu !
Il serait plus facile à un chameau de passer par le chas d'une
aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu.» On a
toujours tendance à vouloir aider le riche de cette parabole, mais
il s'agit d'un chas d'aiguille au sens propre, comme celui d'une
aiguille à coudre, et d'un chameau au sens propre. Parfois, enfiler
une aiguille, c'est déjà bien assez difficile !
Cette
église est à l'opposé de celle de Smyrne. Là-bas, Jésus a dit
connaître leur pauvreté, mais les a encouragés en leur rappelant
leur richesse. Laodicée se trouve dans la situation inverse.
Et
puis, l'ironie. Misérables, pitoyables, pauvres, aveugles et nus.
Ironique, car c'est tout le contraire de la vie à Laodicée. Là-bas,
il y a le collyre, l'industrie lainière et les centres bancaires.
Ici,
en Amérique du Nord, nous sommes plutôt aisés. Si vous n'avez pas
beaucoup voyagé, vous ne vous en rendez peut-être pas compte, car
vous y avez vécu toute votre vie. J'ai fait quelques voyages à
l'étranger. J'ai vu les bidonvilles du Mexique. J'ai vu la pauvreté
en Malaisie et en Thaïlande. Et ici, au Canada, nous sommes exposés
à une publicité habile qui essaie de nous convaincre, petit à
petit, que nous avons besoin de plus. D'être insatisfaits de ce que
nous avons et de chercher à en acquérir davantage pour améliorer
notre confort. Dieu nous a tellement bénis ! Notre devoir est d'être
généreux. De ne pas détourner le regard et de continuer à
accumuler pour nous-mêmes.
Y
a-t-il des personnes pauvres et nécessiteuses autour de vous ?
Peut-être n'en avons-nous aucune idée, car nous sommes trop occupés
à regarder nos téléphones pour parler aux autres. Ou peut-être
sommes-nous tout simplement débordés. Quand j'étais enfant, si
vous demandiez à quelqu'un ce qu'il avait fait, il vous racontait
peut-être une chose ou deux. Mais de plus en plus souvent, en tant
qu'adulte, je constate que les gens répondent « occupé », comme
si c'était un signe de distinction. « Et toi, comment vas-tu ? »
Occupé. Toujours occupé. Les gens ne savent-ils plus se reposer ?
Et cette frénésie d'accumulation et cette obsession de l'activité
ne nous rendent pas heureux. La joie réside dans la générosité.
La joie réside dans le fait de se donner aux autres.
Ainsi,
dans l'Apocalypse, quand on parle de se croire riche alors qu'on est
pauvre, je pense qu'il s'agit d'une métaphore de la pauvreté
spirituelle. Nous sommes misérables dans notre générosité. Nous
avons du mal à consacrer du temps aux autres. Je suis mauvais à ce
niveau-là aussi. Ce que j'apprécie dans l'animation de camps de
vacances, c'est que cela nous oblige à pratiquer l'hospitalité en
accueillant différents groupes, animateurs et bénévoles. Avant,
nous recevions rarement du monde.
18 Je te
conseille donc d'acheter chez moi de l'or purifié par le feu afin
que tu deviennes vraiment riche, des vêtements blancs afin que tu
sois habillé et qu'on ne voie plus la honte de ta nudité, ainsi
qu’un remède à appliquer sur tes yeux afin que tu voies.
Conseil. Un choix
de mots intéressant. Jésus aurait pu dire « Je vous l’ordonne ».
Pourtant, il se présente comme conseiller dans ce verset. On
l’appellera Admirable, Conseiller, Prince de la paix.
Le feu symbolise
peut-être l'affliction. Jésus parle sans doute de la formation du
caractère à travers l'épreuve. Après tout, le luxe n'est pas
réputé pour ses vertus formatrices.
Ils
devraient aussi acheter des vêtements blancs. Les membres de
l'Église de Laodicée étaient probablement riches et bien
habillés ; cela les choquerait donc, tout comme cela nous
choquerait. Plus tard, dans l'Apocalypse (19:8), il est dit que le
peuple reçoit du lin fin, éclatant et pur, symbolisant les actes de
justice du peuple saint de Dieu.
Si
le symbolisme est le même ici, alors Jésus nous exhorte à
accomplir de bonnes œuvres. N'hésitez pas à agir ! Les chrétiens
tièdes ne font rien.
Vous
souvenez-vous de la parabole des brebis et des boucs dans Matthieu
25 ? (25:31-46) La seule véritable différence entre les brebis
et les boucs dans cette histoire réside dans leurs actions. Je ne
prêche pas un salut par les œuvres. Aucune bonne action ne vous
ouvrira les portes du ciel. Nous sommes sauvés par la grâce, par la
foi en Jésus-Christ. Mais une fois sauvés, nous avons des œuvres à
accomplir. Existe-t-il un juste milieu entre les brebis et les
boucs ? Non, c’est l’un ou l’autre. Alors, quelle est la
place du croyant tiède ? Si Jésus dit qu’il recrachera le
croyant tiède, on peut supposer qu’il se trouve du côté des
boucs.
Puisque nous sommes
dans Matthieu 25, penchons-nous sur le passage précédent : la
parabole des sacs d’or (Mt 25, 14-30). Remarquez qu’ils ne sont
pas réprimandés pour avoir gagné de l’argent. Au contraire, ils
sont félicités. Celui qui est pointé du doigt est celui qui n’a
rien fait. Il n’a pas perdu l’argent au jeu ou dans une vie de
débauche, comme le fils prodigue. Non, il a tout rendu. Il a joué
la sécurité. Et pourtant, il a été qualifié de « méchant »
et de « bon à rien ». C’est le serviteur tiède. Et
franchement, ça me met mal à l’aise. Ça vous dérange aussi ?
Au moins, placez cet argent à la banque pour qu’il rapporte des
intérêts. Au moins, faites quelque chose de ce que Dieu vous a
donné ! Et s’il vous fait confiance avec un peu, il vous en
confiera davantage plus tard.
Jésus
dit aux Laodicéens d'acheter un onguent pour recouvrer la vue. Une
image typique de leur région, Laodicée étant réputée pour son
pommade ophtalmique. Ils ont perdu leur discernement spirituel. Ils
ne voient plus ce qui est important pour Dieu.
19 Moi,
je reprends et je corrige tous ceux que j'aime. Aie donc du zèle et
repens-toi!
N'est-ce pas vrai ?
On l'apprend bien en étant parent. Si on était indifférent, on
laisserait l'enfant faire tout ce qu'il veut. Mais parce qu'on
l'aime, on l'éduque pour qu'il apprenne et devienne la meilleure
version de lui-même. La discipline nous fait progresser.
L'indifférence est
le pire manque d'amour que nous puissions manifester. Jésus n'est
pas tiède envers l'Église. Il la reprend si elle devient tiède !
Il dit : « Soyez fervents et repentez-vous.» Prenez votre
foi au sérieux. Prenez Jésus au sérieux. Il vous prend au sérieux.
20Voici,
je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et
ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec
moi.
Jésus dit à
l'Église de Laodicée qu'il se tient dehors et qu'il frappe.
Pourquoi frappe-t-il dehors ? Pourquoi n'est-il pas déjà à
l'intérieur avec eux ? C'est peut-être un autre signe de la
tiédeur de cette Église. Jésus n'est pas vraiment présent parmi
eux. Ils se rassemblent, ils accomplissent les rites, mais il n'y a
pas de véritable adoration. L'Église est tiède, mais il y a encore
de l'espoir pour chacun. Si quelqu'un entend la voix et ouvre la
porte, il peut encore communier avec le Christ.
Ce
verset est intéressant. Intéressant, car il est souvent mal
interprété. Je l'entends généralement utilisé à des fins
d'évangélisation. Même enfant, nous avions une image de Jésus
frappant à une porte. Et à l'école du dimanche, nous parlions de
Jésus frappant à la porte de notre cœur. Et si nous lui ouvrons
nos cœurs, nous serons sauvés !
Mais dans son
contexte, ce verset ne parle même pas d'évangélisation ni de
salut. Il parle du sentiment d'exclusion que Jésus éprouve au sein
même de sa propre Église ! « Inviter Jésus dans son cœur »
pourrait expliquer en partie la tiédeur de tant de fidèles en
Amérique du Nord. Où est la conviction que nos péchés ont été
expiés sur la croix ? Où est la repentance ? Où est la
reconnaissance de Jésus comme Seigneur de notre vie ? Où est
l'engagement si on présente les choses ainsi ? Attention, ne vous
méprenez pas : si vous avez invité Jésus dans votre cœur, je ne
cherche pas à vous faire douter de votre salut. Non. Utiliser une
expression courante comme « inviter Jésus dans son cœur » est
acceptable si l'on comprend qu'elle recouvre une réalité bien plus
profonde. C'est une idée biblique. Éphésiens 3:17 dit : « afin
que le Christ habite dans vos cœurs par la foi ». Ou encore Galates
2:20 : « J’ai été crucifié avec Christ ; ce n’est plus moi
qui vis, c’est Christ qui vit en moi. »
Le
problème, c'est que nous avons tellement simplifié les choses que
nous oublions qu'il s'agit d'une sorte de raccourci et que nous
pensons que c'est le message dans son intégralité. Et lorsque cela
arrive, certains peuvent commencer à douter de leur salut. « Oh,
j'ai invité Jésus dans mon cœur quand j'avais sept ans. » Mais
ensuite, ils ne sont pas sûrs que cela ait fonctionné, alors ils
réessaient quelques années plus tard. Et encore. Et encore.
Étais-je assez sincère cette fois-ci ? Oui, tout va bien. Ne
t'inquiète pas. Ou peut-être est-ce l'inverse. Certains prient pour
inviter Jésus dans leur cœur et repartent pleinement assurés de
leur salut, mais lorsqu'ils arriveront au Jugement, Dieu dira : «
Éloignez-vous de moi, je ne vous ai jamais connus. » La soi-disant
« prière du pécheur » n'est pas une formule magique. Être sauvé
ne dépend pas de votre sincérité ni de votre compréhension d'une
théologie profonde. Vous pouvez être sauvé après avoir prié pour
inviter Jésus dans votre cœur. Le doute et le manque d'assurance
quant à votre salut proviennent de la façon dont nous en parlons. «
J'ai invité Jésus dans mon cœur. » Très bien. Que lui avez-vous
demandé de faire ensuite ? Est-il un simple messager divin ?
« J’ai fait de Jésus le roi de ma vie.» Il l’était déjà.
Vous l’avez simplement reconnu. On n’est pas sauvé en invitant
Jésus dans son cœur, car cela reste un salut basé sur les œuvres.
« Il faut réciter cette prière du pécheur pour aller au
ciel.» C’est comme enseigner des formules magiques. C’est
pourquoi nous doutons. Nous nous demandons si nous avons bien fait.
Il
n'a jamais été question de toi. Jésus t'a sauvé. Il ne se tient
pas à la porte à frapper. Il enfonce la porte de ton cœur et te
transforme de l'intérieur afin que tu puisses avoir foi en lui.
Il
y a un cantique qui dit : « Ma foi repose uniquement sur
le sang et la justice de Jésus.» C’est un bon résumé. Sur quoi
repose votre foi ? Sur Jésus, ou sur une prière que vous avez
faite ?
J'ai
prié pour devenir chrétien à l'âge de sept ans. Je me souviens du
contexte. J'étais dans ma chambre. J'ai prié avec mon père.
C'était un dimanche, et je pensais à aller à l'église. Mon frère
regardait un match de hockey à la télévision. Je ne me souviens
plus des mots que j'ai utilisés. J'ai peut-être simplement invité
Jésus dans mon cœur. Peu importe. Mais je ne devrais pas douter de
mon salut parce que je ne me souviens plus des mots exacts. Ma foi ne
repose pas sur les mots d'une prière prononcée à sept ans. En
revanche, je peux me demander : quelle est ma position actuelle ? Sur
quoi mon âme s'appuie-t-elle ? Est-ce que je me repose sur une
prière oubliée, ou est-ce que je me repose sur les promesses de
Dieu ?
C'est
comme s'asseoir sur une chaise ou un banc. Peut-être ne vous
souvenez-vous pas d'avoir décidé de vous asseoir. Alors, comment
savoir si vous êtes assis ? Le meilleur moyen est de vous regarder.
Si vous êtes assis et que votre poids est soutenu par la chaise, et
non par vos jambes, alors félicitations, vous êtes assis. Peu
importe comment vous y êtes arrivé. Vous avez forcément pris la
décision de vous asseoir. Même si vous ne l'avez pas fait
correctement. Peut-être que quelqu'un prétend que cela ne compte
que si vous annoncez à voix haute que vous êtes assis, que vous
vous tenez juste devant la chaise, que vous lui tournez le dos, que
vous jetez un coup d'œil derrière vous pour vous assurer que le
passage est libre, puis que vous pliez les genoux, et… Absurde. Ça
suffit. Vous y êtes. Vous vous êtes assis. Votre décision est
valable. Même si vous avez plongé par-dessus le dossier de la
chaise et atterri les épaules en premier avant de vous redresser. De
même, si votre âme repose sur Jésus, vous n'avez pas à douter
d'avoir « fait la prière » correctement. Votre état
actuel vous permet de savoir si vous êtes sauvé. Croyez-vous ?
Avez-vous la foi ?
Jean
1:12 dit : « Mais à tous ceux qui l’ont reçu, à ceux qui
croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de
Dieu. » Si vous êtes sauvés, n’en doutez pas. Si vous l’avez
reçu et si vous croyez en son nom, vous êtes enfants de Dieu.
Continuez
donc à prêcher l'Évangile. Mais, s'il vous plaît, n'utilisez pas
Apocalypse 3:20 pour l'évangélisation. Ce n'est pas le sujet de ce
verset.
Ouf
! Passons au verset 21.
21Le
vainqueur, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, tout comme
moi aussi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône.
Victorieux de quoi
? De la tiédeur complaisante.
Ils pourront s'asseoir avec
Jésus sur son trône ! Régner avec lui ! La lettre à Thyatire, à
la fin du chapitre 2, promettait une chose similaire (2:26-27).
Cela
me rappelle le Psaume 110.
Le Seigneur dit à mon seigneur
: Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis
un marchepied pour tes pieds.
Jésus règne sur toute la
création. D'ailleurs, statistiquement, le Psaume 110 est le psaume
le plus cité du Nouveau Testament.
22 Que
celui qui a des oreilles écoute ce que l'Esprit dit aux Eglises.’»
La fin
typique. C’est ainsi que nous savons que ces lettres ne s’adressent
pas seulement aux Églises d’Asie Mineure d’il y a des siècles.
Elles nous concernent aussi aujourd’hui. Si vous sentez que le
Saint-Esprit vous interpelle, non seulement dans cette lettre, mais
dans n’importe laquelle des sept, alors soyez attentifs !
Laissez le Saint-Esprit corriger en vous ce qu’il vous révèle.
7 »Ecris
à l'ange de l'Eglise de Philadelphie: ‘Voici ce que dit le Saint,
le Véritable, celui qui a la clé de David, celui qui ouvre et
personne ne pourra fermer, celui qui ferme et personne ne pourra
ouvrir: 8 Je connais tes œuvres. Voici, j'ai mis devant toi une
porte ouverte que personne ne peut refermer, parce que tu as peu de
puissance et que tu as gardé ma parole sans renier mon nom. 9 Je
te donne des membres de la synagogue de Satan qui se prétendent
juifs sans l’être et qui mentent. Je les ferai venir se prosterner
à tes pieds et reconnaître que je t'ai aimé. 10 Parce que tu
as gardé mon ordre de persévérer, je te garderai aussi à l'heure
de la tentation qui va venir sur le monde entier pour mettre à
l’épreuve les habitants de la terre. 11 Je viens bientôt.
Tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne.
12 Du vainqueur je ferai un pilier dans le temple de mon Dieu,
et il n'en sortira plus jamais. J'écrirai sur lui le nom de mon
Dieu, celui de la ville de mon Dieu, la nouvelle Jérusalem qui
descend du ciel, d'auprès de mon Dieu, ainsi que mon nom nouveau.
13 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l'Esprit dit aux
Eglises.’
7»Ecris
à l'ange de l'Eglise de Philadelphie:
Philadelphie.
Que savons-nous de Philadelphie ?
Cela
n'a rien à voir avec les Phillies ou les Flyers. Plusieurs villes du
nom de Philadelphie ont existé dans l'Antiquité, bien avant la
création des États-Unis. Philadelphie est un terme grec, dérivé
de « philos » (amour) et « adelphos »
(frère). C'est donc la ville de l'amour fraternel. Elle portait déjà
ce nom avant l'avènement du christianisme, car le père fondateur
aimait son frère et l'honorait en conséquence. C'est la seule
mention de Philadelphie dans la Bible. Nous nous tournons donc vers
les historiens grecs et romains pour tenter d'en apprendre davantage.
Il s'avère que la ville fut frappée par un tremblement de terre en
17 après J.-C. L'empereur romain leur accorda même un allègement
fiscal pour leur permettre de se reconstruire. Un Père de l'Église,
Ignace, écrivit également une épître à Philadelphie, et plus
tard, les chrétiens y construisirent la basilique Saint-Jean. La
ville fut finalement conquise par l'Empire ottoman à la fin du XIVe
siècle et rebaptisée Alasehir, nom qu'elle porte encore
aujourd'hui. De nos jours, la ville reste sujette aux tremblements de
terre. Un séisme de magnitude 6,7 a frappé la ville en 1967,
faisant plus de 50 victimes. Les ruines de la basilique Saint-Jean
demeurent une attraction touristique majeure. Mais la principale
raison de la renommée de la ville est sans conteste sa mention dans
la Bible.
‘Voici ce que dit le Saint, le Véritable,
celui qui a la clé de David, celui qui ouvre et personne ne pourra
fermer, celui qui ferme et personne ne pourra ouvrir:
Jusqu'à
présent, toutes les images du début des lettres aux Églises
s'inspiraient du chapitre 1, la vision de Jésus par Jean. Mais ici,
il y a une différence. Le chapitre 1 ne mentionne pas la clé de
David. En 1:18, il est dit que Jésus tenait les clés de la mort et
du séjour des morts. C'est la seule clé mentionnée dans le
chapitre 1. Pierre reçoit les clés du royaume des cieux. La clé
de David est-elle la même que les clés de la mort et du séjour des
morts, ou s'agit-il d'autre chose ? Combien de clés Jésus
a-t-il sur son porte-clés ?
Il
s'agit d'une citation d'Isaïe. Ouvrons-nous à Isaïe 22. <Isaïe
22:15, 20-24>
Dans
le livre d'Isaïe, l'idée que la clé de David soit remise à
Éliakim pour remplacer l'administrateur du palais symbolisait
l'autorité gouvernementale. Éliakim reçut le contrôle de la
résidence royale, un contrôle symbolisé par une clé. Jésus
possède les clés du salut ; il nous donne accès au Père.
Nous
avons aussi ces paroles : Jésus est saint et vrai. Saint signifie
moralement parfait, à part du monde profane. Jésus est vrai. Jésus
est la vérité. Jean 14:6 dit : « Je suis le chemin, la vérité et
la vie. » À notre époque, avec les fausses nouvelles et les
théories du complot, il est parfois difficile de discerner la
vérité. Mais Jésus est la vérité. Tournez-vous vers lui.
8 Je
connais tes œuvres. Voici, j'ai mis devant toi une porte ouverte que
personne ne peut refermer, parce que tu as peu de puissance et que tu
as gardé ma parole sans renier mon nom.
Je
connais vos œuvres. Jésus le dit à toutes les Églises. Je connais
vos œuvres. Si vous pensez que personne ne s'en soucie, que personne
ne le remarque, c'est faux. Jésus sait. Il voit votre fidélité.
Jésus
leur a ouvert une porte. Une porte que personne ne peut fermer. Et il
vient de dire, dans le verset précédent, qu'il possède le pouvoir,
l'autorité et la clé de David pour accomplir ce genre de chose.
Qu'est-ce que cela signifie ? Nous n'en sommes pas certains. Il
pourrait s'agir d'une opportunité qui se présente. Peut-être pour
l'évangélisation. De nos jours, lorsque nous parlons
métaphoriquement, dans les milieux religieux, que Dieu nous ouvre
des portes, nous l'entendons généralement au sens individuel. Mais
ici, il est question d'un groupe. D'une église. Peut-être ont-ils
trouvé un lieu de réunion qui ne risque pas de leur être retiré.
Peut-être ont-ils obtenu la permission de se réunir sur la place
publique. Peut-être l'évangélisation au sein des corporations
prend-elle de l'ampleur. Nous l'ignorons.
Il
a agi ainsi car ils étaient impuissants. Ils avaient besoin d'aide.
Peut-être l'église était-elle petite et se sentait-elle dépassée
par l'opposition locale. Mais il n'a jamais été question de notre
propre pouvoir. Dans notre faiblesse, Il est fort. Son nom est
d'autant plus glorifié que nous soyons impuissants.
Ils
avaient peut-être peu de pouvoir, mais ils étaient fidèles. Ils
ont gardé sa parole et n'ont pas renié son nom. Garder sa parole
signifie obéir à ses commandements. La Bible nous enseigne ce que
nous devons savoir pour une vie juste : préserver la pureté du
mariage, par exemple. De plus, ils n'ont pas renié son nom. Les
pressions peuvent s'intensifier, et il peut être tentant, dans
certaines situations, de prétendre ne pas être chrétien pour
éviter les conflits ou d'offenser. Mais non, ce groupe, malgré son
faible pouvoir, ne renie pas Jésus.
9 Je
te donne des membres de la synagogue de Satan qui se prétendent
juifs sans l’être et qui mentent. Je les ferai venir se prosterner
à tes pieds et reconnaître que je t'ai aimé.
La
synagogue de Satan. Les synagogues sont des lieux de culte juifs. Ce
verset me laisse penser que l'église de Philadelphie se heurte à
une forte opposition de la part des Juifs.
Nous
avons trouvé une phrase très similaire dans la lettre aux Smyrnes
<Apocalypse 2:9>. Puisque la Bible la mentionne une seconde
fois, nous allons en reparler.
Comme
nous l'avons dit en étudiant la lettre aux Smyrnes, il est possible
d'être un faux Juif, un Juif de nom seulement, un Juif de
nationalité, fréquentant la synagogue par conformisme culturel.
Mais tout ce culte rendu à Dieu ne les rendait pas plus aimants. Ils
pensaient peut-être combattre l'hérésie avec zèle, mais ils ont
fini par rejeter le Messie.
Par
extension, il est également possible de rencontrer de faux
chrétiens. Des personnes qui fréquentent l'église, mais qui ne
connaissent pas le Christ. Leur famille y va peut-être, mais elles
n'ont jamais fait de choix personnel pour le Christ. Le christianisme
n'est pas un héritage. On n'est pas automatiquement chrétien du
fait de la foi de ses parents. Il faut décider soi-même de suivre
le Christ. Certaines personnes, notamment dans ce qu'on appelle la «
Bible Belt » américaine, sont des chrétiens de culture. Elles vont
à l'église parce que tout le monde le fait. Mais elles ne lisent
pas la Bible et savent très peu de choses sur ce que signifie être
chrétien.
L'expression
« synagogue de Satan » me paraît une insulte grave. Oh non, c'est
offensant ! Avez-vous remarqué à quel point nos sensibilités
culturelles modernes ne correspondent pas toujours à la morale de la
Bible ? Dans l'Apocalypse, Jésus insulte ouvertement une synagogue
juive. Cela peut heurter nos sensibilités modernes, mais le problème
ne vient pas de Jésus. Jésus est saint et véritable. Le problème
réside sans doute dans nos sensibilités modernes. Nous accordons
plus d'importance aux mauvaises choses. Nous nous soucions davantage
de l'insulte que des actes commis contre l'Église !
La
seconde partie du verset dit que Jésus les fera venir se prosterner
à ses pieds. Des paroles encourageantes qui laissent présager que
justice sera faite. Parfois dans cette vie, parfois dans la vie à
venir. Mais tout sera rétabli. Persévérez. Venir se prosterner à
ses pieds signifie qu'ils reconnaissent que l'Église a raison et
qu'ils étaient dans l'erreur. Espérons que cette reconnaissance
s'accompagne de repentance et du désir de rejoindre la communauté
de foi.
10 Parce
que tu as gardé mon ordre de persévérer, je te garderai aussi à
l'heure de la tentation qui va venir sur le monde entier pour mettre
à l’épreuve les habitants de la terre.
Que
signifie garderson ordre et
persévérer ? En résumé, Jésus leur a dit de persévérer,
et ils l’ont fait. Ils ont persévéré.
Jésus
dit ensuite qu'il les préservera de l'heure de l'épreuve, qui est
sur le point de s'abattre sur le monde entier. À quoi cela fait-il
référence ? Si cette lettre est adressée aux chrétiens de
Philadelphie vers la fin du premier siècle, il pourrait s'agir d'une
persécution généralisée imminente. L'expression « le monde
entier » désignerait alors le monde romain, car c'était ainsi
que les Romains s'exprimaient.
Il
existe d'autres interprétations. Certains disent que cette « heure
de l'épreuve » fait référence à la Grande Tribulation
durant les temps de la fin ! Ceux qui défendent l'enlèvement
avant la tribulation aiment souvent citer ce verset. Bien sûr, il ne
faut pas employer des termes théologiques comme « avant la
tribulation » sans les expliquer. En fait, lorsqu'on vous
interroge sur votre point de vue concernant la fin des temps, la
réponse attendue s'articule généralement autour de deux sujets :
votre position sur le Millénium et votre position sur l'enlèvement.
Revenons donc en arrière. Le sujet va devenir un peu complexe
pendant quelques minutes, car c'est la première fois qu'il est
abordé dans cette série, et il y a donc beaucoup à dire.
Millénaire
Tout
d'abord, un mot ou deux sur le Millénium. Ouvrons-nous à
l'Apocalypse 20. <Ap 20,1-3> Nous avons donc l'idée de ces «
mille ans ». Juste avant, dans l'Apocalypse 19, nous trouvons la
description du retour du Christ. Soit. Nous approfondirons ces
passages lorsque nous les étudierons. Mais pour l'instant, disons
simplement que les théologiens débattent de ces passages depuis
plus de mille ans. Quelle est la nature du Millénium ? Est-il
littéral ou métaphorique ? Le Christ revient-il au début ou à
la fin du Millénium ? Autrement dit, les chapitres 19 et 20 se
suivent-ils chronologiquement ou constituent-ils une récapitulation ?
Tous s'accordent sur l'existence d'une forme de Millénium, mais la
question porte sur le moment du retour du Christ. De manière
générale, on distingue trois grandes écoles de pensée. Les
prémillénaristes affirment que le Christ revient d'abord, puis
instaure un règne de mille ans. Les postmillénaristes affirment
qu'une longue période de paix précédera le retour du Christ. Les
amillénaristes, quant à eux, considèrent que les mille ans sont
une métaphore, faisant référence à l'ère de l'Église, et que le
Christ reviendra à la fin des temps. Ces positions sont souvent
désignées par les termes prémillénariste, postmillénariste et
amillénariste. Historiquement, ces trois positions sont apparues au
sein de l'Église primitive durant les premiers siècles. Le
postmillénarisme était prédominant chez les Britanniques et les
Puritains, et ce jusqu'au XIXe siècle. Il a décliné après les
deux guerres mondiales, probablement en raison du pessimisme ambiant.
Il demeure populaire chez les presbytériens. Les interprétations
amillénaristes sont également apparues assez tôt, dès le IIIe
siècle, au moment où les interprétations allégoriques de la Bible
gagnaient en popularité. Au Québec, l'amillénarisme est répandu
parmi les pasteurs francophones, et la majorité de la SEMBEQ partage
cette opinion. De nombreux catholiques, orthodoxes et luthériens
adhèrent également à cette conception. Les interprétations
prémillénaristes existaient déjà aux premiers siècles, mais
elles ont décliné avec l'essor du millénarisme. Cependant, on
observe une résurgence de ces interprétations depuis les guerres
mondiales. Elles sont particulièrement populaires chez les
adventistes du septième jour et les pentecôtistes. Les baptistes,
quant à eux, ont des positions très diverses. La confession de foi
de la Fellowship of Baptist Churches ne prend même pas position sur
cette question, car elle est d'importance secondaire. Nous croyons au
retour du Christ. Quant à savoir quand… Eh bien, ce débat dure
depuis deux mille ans. Nous n'allons pas le résoudre aujourd'hui.
Vous pouvez adhérer à l'une des trois positions, et il ne s'agit
pas d'orthodoxie ni d'être traité d'hérétique. Personnellement,
je penche pour le prémillénarisme, comme beaucoup d'évangéliques
anglophones que j'ai rencontrés, notamment dans l'Ouest canadien. Si
vous ne savez pas quelle est votre position, vous n'êtes pas tenu de
prendre une décision aujourd'hui. Il n'y a pas d'urgence. Nous
pourrons explorer cela plus en profondeur un autre jour, mais
aujourd'hui, il s'agissait simplement d'en avoir un bref aperçu, en
guise de toile de fond à notre étude de la lettre à Philadelphie.
Tribulation et enlèvement
Voilà
pour l'introduction au Millénium. Passons maintenant à la
tribulation et à l'Enlèvement. Ouvrons la Première Épître aux
Thessaloniciens. <1 Thessaloniciens 4:13-18>
Très
bien, ce passage est porteur d'espoir : Jésus vient chercher
les croyants. C'est vrai. Mais la question est : « quand ? »
Les
adeptes d'A-mills ne croient pas vraiment à l'enlèvement au ciel.
C'est une métaphore.
Les
postmillistes affirment simplement que l'enlèvement a lieu en même
temps que le retour du Christ à la fin du millénaire. C'est ainsi
que l'histoire se termine.
Donc,
que vous soyez partisan du millénarisme ou du post-millénarisme, il
n'y a pas vraiment de débat sur l'enlèvement au ciel.
Mais
les prémillénaristes ont plusieurs écoles de pensée concernant
l'enlèvement. Ces positions sont liées au moment où il aura lieu
par rapport à la Tribulation. Qu'est-ce que la Tribulation ?
La
Tribulation désigne l'idée de grandes souffrances à venir. Jésus
y a fait allusion lorsqu'il parlait de la fin des temps (Matthieu
24:21). Beaucoup pensent que c'est ce que décrit la majeure partie
de l'Apocalypse : la tribulation, avec tous ces jugements des
sceaux, des coupes et des trompettes.
Si
l'on ajoute à cela la notion d'enlèvement, on retrouve trois
grandes écoles de pensée : les prétribulationnistes, les
midtribulationnistes et les posttribulationnistes. Les
prétribulationnistes affirment que l'enlèvement aura lieu avant la
Tribulation, les midtribulationnistes au milieu, et les
posttribulationnistes à la fin.
De
nombreux évangéliques sont prémillénaristes et
prétribulationnistes. Cette conception est devenue dominante dans
les milieux protestants au cours du siècle dernier.
Mais
ces derniers temps, je me demande si c'est vraiment ce que je crois.
J'ai suivi un cours sur l'Apocalypse à l'école biblique, et je me
disais sans cesse que je devais revenir sur ces questions et les
approfondir. Je me souviens avoir pensé que le soutien biblique à
la position prétribulationniste me semblait assez faible.
Maintenant, me voici en train de prêcher sur l'Apocalypse, et je
réexamine enfin tous ces points plus en détail. J'ai essayé
d'approfondir la question, et jusqu'à présent, mon opinion sur la
position prétribulationniste reste la même. Leurs arguments
bibliques me semblent faibles. Par exemple, ce verset d'Apocalypse 3,
adressé à l'Église de Philadelphie, est souvent cité par les
prétribulationnistes comme un verset de prédilection pour étayer
leur position.
« Je
vous préserverai de l’heure de l’épreuve qui va venir sur le
monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. » Voilà.
L’enlèvement avant la tribulation. Dieu va épargner l’Église.
Sauf
que c'est une mauvaise interprétation. Ce texte ne concernait pas
l'Église universelle. Il était adressé à l'Église de
Philadelphie au premier siècle. Le contexte est primordial. Qu'en
est-il de la lettre à Smyrne au chapitre 2 ? « N'ayez pas
peur de ce que vous allez souffrir.» À mon avis, ces lettres aux
Églises ne nous donnent aucune indication qu'elles aient un lien
avec la fin des temps. Elles s'appliquent certes à diverses Églises
à travers l'histoire. Mais je ne pense pas que la lettre à
Philadelphie soutienne la thèse prétribulationniste.
Malheureusement, la plupart des arguments prétribulationnistes
reposent sur des preuves aussi fragiles, ce qui explique ma
désillusion face à cette thèse, malgré sa popularité. Éviter la
Tribulation ? L'idée est séduisante, mais je n'en suis pas
convaincu.
Il
existe d'autres interprétations. L'Heure de l'Épreuve, au chapitre
3, ne fait pas forcément référence à la Tribulation de la fin des
temps. Comme je l'ai dit précédemment, elle désignait probablement
une période de persécution au premier siècle. Cependant, son sens
général permet de trouver du réconfort face à toute persécution.
Même si elle évoquait la Tribulation à la fin des temps, cette
phrase sur le fait de les préserver de l'Heure de l'Épreuve ne
signifie pas que Jésus doive les retirer de la terre ; elle ne fait
donc pas nécessairement référence à l'enlèvement de l'Église.
Dieu a épargné Israël lors des dernières plaies d'Égypte sans
pour autant les faire quitter le pays. Jésus a prié dans Jean 17:15
: « Je ne prie pas que tu les retires du monde, mais que tu les
gardes du Malin. » En résumé, cette interprétation n'est pas
aussi irréfutable que le prétendent les partisans du
prétribulationnisme.
Bref,
l'objectif principal aujourd'hui est d'étudier la lettre à
Philadelphie. Au fur et à mesure que d'autres versets, tirés
d'autres passages, étayent différentes positions, je les
signalerai. Mais pour aujourd'hui, mon point principal est que le
verset Apocalypse 3:10 est souvent cité comme argument de
prédilection par les partisans du prétribulationnisme, alors que je
pense qu'il s'agit d'une preuve fragile qui ne renforce pas leur
position. Si vous étudiez un livre, un article ou autre, et que
l'auteur se contente de citer des versets comme Apocalypse 3:10 pour
appuyer ses propos, prenez l'habitude, à l'instar des Béréens dans
les Actes des Apôtres, de vérifier vous-même les références
bibliques afin de vous assurer que la Bible dit bien ce qui lui est
attribué. Et tenez compte du contexte. Il est très facile de sortir
un verset de son contexte pour lui faire dire ce que l'on veut.
L'interprétation
naturelle du texte est que cette partie de l'Apocalypse est adressée
à l'Église de Philadelphie du premier siècle. Je ne pense pas que
l'Apocalypse aborde la question de la fin des temps avant le chapitre
4.
Revenons-en
donc à la lettre à Philadelphie !
Nous
arrivons à la fin du verset 10. La plupart des autres lettres aux
Églises contiendraient un avertissement à ce stade : « J’ai
une chose à reprocher à vous.» « Vous avez abandonné votre
premier amour.» « Vous tolérez cette femme, Jézabel. »
« Vous suivez les enseignements des Nicolaïtes.» Mais ici,
dans la lettre à Philadelphie, il n’y a aucun avertissement.
Aucune critique de la part de Jésus pour corriger un problème
majeur. Juste un encouragement : il les aide. Le verset 11
aborde directement les récompenses promises.
11 Je viens
bientôt. Tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne prenne ta
couronne.
Jésus
dit qu'il revient bientôt. Nous ignorons ce qu'il entend par là.
Plus de 2000 ans se sont écoulés. Soit nous ne comprenons pas ce
qu'il entend par « venir », ni ce qu'il entend par
« bientôt ». Ou peut-être le problème vient-il du fait
que nous voulons que cela fasse référence au second avènement du
Christ, alors que ce n'est peut-être pas le cas. Peut-être
s'agit-il d'ouvrir une porte à l'Église de Philadelphie, quelle que
soit sa forme. Concernant le second avènement, il manque encore deux
pièces importantes au puzzle. Jésus a dit dans Matthieu 24 que
l'Évangile serait prêché au monde entier, en témoignage à toutes
les nations. Difficile à quantifier. Que signifie le terme
« nation » ? S'agit-il de frontières nationales, de
groupes ethniques, ou autre chose ? Personnellement, je consulte
les traductions de la Bible de Wycliffe. Ils indiquent qu'il existe
plus de 7000 langues dans le monde. Un tiers d'entre elles ne
possèdent même pas un seul verset des Écritures traduit. Cela
représente plus de 2 400 groupes linguistiques sans un seul
verset des Écritures ! Je sais qu’il est possible de prêcher
l’Évangile sans traduire les Écritures, mais c’est ce que je
surveille de près. Concernant le deuxième élément manquant, Jésus
a également mis en garde contre l’abomination de la désolation,
qui exige la reconstruction du Temple à Jérusalem. Le monde a été
stupéfait qu’Israël redevienne une nation après la Seconde
Guerre mondiale. Beaucoup pensaient que le Christ reviendrait
immédiatement. Plusieurs décennies se sont écoulées depuis.
C’était une condition essentielle, mais le Temple nous manque
toujours. Et même si sa construction commençait demain, cela ne
signifierait pas nécessairement que nous sommes dans les temps de la
fin. Ce ne sont que des conditions préalables. C’est comme si vous
vouliez une salade de tacos pour le dîner : il faut d’abord
avoir tous les ingrédients. Mais même si vous avez tout ce qu’il
faut, cela ne veut pas dire que vous êtes en train de la manger.
Cela ne veut même pas dire que quelqu’un est en train de préparer
le dîner. Cela signifie simplement que les courses sont terminées
et que, théoriquement, quelqu'un pourrait préparer le dîner à un
moment donné. Nous ne connaissons pas le calendrier de Dieu. Mais
selon Matthieu, les courses ne sont même pas encore terminées.
Alors, ne vous inquiétez pas si quelqu'un sur YouTube affirme que
nous sommes déjà dans les temps de la fin. Ce n'est pas le cas.
Certes, nous n'avons jamais été aussi proches de la fin. Certes,
Dieu pourrait me surprendre et tout pourrait s'arranger la semaine
prochaine. Si c'est le cas, je ne manquerai pas d'en parler dans mon
prochain sermon. Mais même si le temple est reconstruit, il reste
encore à prêcher l'Évangile à toutes les nations. Si vous
souhaitez que Jésus revienne plus tôt, contribuez à répandre
l'Évangile. Partez vous-même ou soutenez ceux qui essaient d'y
aller. Je m'emporte encore, mais c'est parce qu'il y a beaucoup de
désinformation et d'exagération autour des temps de la fin, et je
ne veux pas que vous vous laissiez berner.
Gardez
précieusement ce que vous avez. Préservez-le. Accrochez-vous-y et
gardez-le près de vous. Ils ont gardé sa parole. Ils n'ont pas
renié le nom de Jésus. Ils ont la foi. Ils ont l'espérance. Ils
ont la persévérance au milieu de la persécution. Ils ont le
courage face à l'opposition. Cela devrait nous encourager à nous
aussi à préserver ces choses.
Pour
que personne ne te ravisse ta couronne. Quelle couronne ? Les
couronnes sont des récompenses. Plus loin dans l’Apocalypse, il
est question de gens offrant leurs couronnes à Jésus en signe
d’adoration.
12 Du
vainqueur je ferai un pilier dans le temple de mon Dieu, et il n'en
sortira plus jamais. J'écrirai sur lui le nom de mon Dieu, celui de
la ville de mon Dieu, la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel,
d'auprès de mon Dieu, ainsi que mon nom nouveau.
Que
signifie vaincre ? Vaincre la tentation de lâcher prise, la
tentation de céder, la tentation de se soumettre aux forces des
ténèbres, la tentation de renier le nom du Christ.
Ainsi,
à Philadelphie, comme dans de nombreuses villes romaines, on
trouvait des temples dédiés aux dieux païens. Philadelphie
comptait un grand nombre de temples, à tel point qu'on la surnommait
la « Petite Athènes ». Philadelphie avait une manière d'honorer
les personnes. Si un fonctionnaire ou un prêtre avait laissé une
trace indélébile ou s'était distingué par de bons services
publics, on érigeait une colonne dans l'un des temples de la ville
et on y inscrivait son nom. De cette façon, tous pouvaient la voir
et s'en souvenir. Ici, Jésus reprend cette particularité culturelle
et leur fait une promesse personnalisée : il fera de lui une colonne
dans le Temple de son Dieu. Mais il ne fait pas une colonne pour eux.
Ils deviendront eux-mêmes une colonne. Ils seront un témoignage
pour tous. Un témoignage inébranlable, à l'épreuve des
tremblements de terre.
Puis
vient ce passage où il est dit qu'ils n'auront plus à quitter le
temple. Ce serait un message important pour les habitants de
Philadelphie. À cause des tremblements de terre, ils devaient
souvent évacuer. Jésus dit qu'ils n'auront plus à quitter le
temple de Dieu. Je pense que cela signifie que leur récompense est
assurée. La sécurité et la stabilité sont des promesses
réconfortantes pour ceux qui vivent dans l'instabilité.
«
Et j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu. » C’est surprenant. À
Philadelphie, on inscrivait les noms des personnes honorées sur les
piliers. On pourrait penser que Jésus dirait qu’il écrirait leurs
noms sur les piliers. Mais non, c’est l’inverse. Le nom de Dieu
est inscrit sur ces piliers, qui sont eux-mêmes. Ils voient les
piliers et ils voient le nom de Dieu honoré. C’est le genre de
chose que je voudrais qu’on dise de moi : qu’on voie le nom
de Dieu honoré quand on me regarde.
Nouveaux
noms, nouvelles Jérusalems. La Nouvelle Jérusalem sera explorée
plus en détail à la fin de l'Apocalypse, nous n'y reviendrons donc
pas maintenant. Philadelphie fut dévastée par un tremblement de
terre en 17 après J.-C. Rome leur accorda une exemption fiscale et
les aida à se reconstruire. Pendant un temps, Philadelphie changea
de nom pour Néocésarée. Plus tard, elle prit le nom de
Philadelphie-Flavia en l'honneur de l'empereur Flavius. Ainsi, dans
cette lettre, Jésus s'adresse directement aux habitants de la région
à cette époque, afin que ses paroles trouvent un écho en eux. Cela
devrait les réconforter. « C'est comme s'il nous connaissait ! »
Oui, il vous connaît.
13 Que celui
qui a des oreilles écoute ce que l'Esprit dit aux Eglises.’
Une fois encore, on
retrouve la même phrase de conclusion que dans les autres lettres
aux Églises : « Qui a des oreilles ?» Cela
signifie : tout le monde. Qu’en est-il des personnes atteintes
de maladies génétiques, de blessures de guerre ou autres, qui n’ont
plus d’oreilles ? Sont-elles exemptées ? Non. Cette
phrase s’adresse à tous. Chacun est invité à écouter ce que
l’Esprit dit aux Églises, car cela peut aussi nous concerner. Si
nous persévérons, Jésus nous récompensera. Nous ne verrons
peut-être pas ces récompenses ici-bas, mais persévérons. Et si
nous nous sentons faibles et avons l’impression de n’avoir qu’un
peu de pouvoir ou d’influence, n’ayons pas peur ! La
puissance de Dieu se manifeste pleinement dans notre faiblesse. Il a
le pouvoir de nous ouvrir des portes pour un ministère efficace.