Monday, August 31, 2026

Les derniers jours de Jacob et de Joseph: Genèse 46-50

 

Les derniers jours de Jacob et de Joseph Genèse 46-50

 



Introduction:

 

            1.  La famine était sévère dans le pays.

            2.  Les frères de Joseph sont venus en Égypte de Canaan afin de trouver des vivres.

3.  Joseph, qui avait été vendu en Égypte comme esclave par ses frères, était maintenant  le premier ministre de tout le pays d’Égypte.

            4. Après que Joseph eu révélé son identité à ses frères et qu’il les eu pardonné pour ce qu’ils lui

avaient fait, Joseph envoya des chariots avec des provisions pour faciliter le          déménagement de sa famille de Canaan en Égypte 45.26-28.

                                                                 

Transition:  

 

            1.  C’est l’affliction d’une famine qui éleva Joseph à une position de pouvoir.

            2.  C’est l’affliction d’une famine qui a réunie à nouveau Joseph et ses frères.

            3.  C’est l’affliction d’une famine qui conduisit Jacob et sa famille en Égypte tel que prophétisé

par Dieu, (Ge. 15.13-16).  L’affliction d’une famine était le début de 400 ans de misère et d’esclavage pour la nation d’Israël.    

 

APPL:  Ces illustrations de la vie de Joseph devraient nous enseigner que les expériences de la vie qui sembles être des afflictions doivent être considérées comme des bénédictions lorsque ceux-ci viennent de Dieu ou sont permises par Lui.

                                                                

1A.      Les derniers jours de Jacob, Gen. 46-49.

 

            1B.      Jacob arrive en Égypte, Gen. 46-47.

 

                        1C.      Le voyage d’Israël, Gen 46.1-27.               

 

                                    1D.      Le nom “Israël” est utilisé plutôt que Jacob (46.1-6)  parce qu’Israël                                               était le début d’une nation et Jacob en était le père.

                                    2D.      Israël offrit des sacrifices à Beer-Shéba.

 

1E.       Jacob, étant un nomade, il a probablement demeurer à Hébron  pour plusieurs année avant de voyager en Égypte.

            2E.       C’était à Hébron que Jacob a rencontré et enterré son père                                                              (dans le tombeau familial) lorsqu’il revenait de chez Laban                                                             35.27.                                     

            3E.       C’était à Hébron, que Jacob a vu Joseph la dernière fois.

 

                                                            APPL:  Hébron était une place remplis d’émotions pour Jacob.   Hébron était plein de souvenirs.   Peut-être que ces souvenirs l’ont amené à faire des sacrifices à Dieu pour le louer.

 

***      Ce n’est pas mal d’avoir des souvenirs, mais c’est souvenirs devraient nous stimuler à adorer et non-pas nous pousser au désespoir.

 

                                    3D.      Jacob était inquiet de voyager en Égypte.

 

1E.       C’était en Égypte que son grand-père Abraham avait été           humilié, 12.10-20.

                                                2E.       L’Éternel avait interdit à Isaac d’aller en Égypte, Ge. 26.2.

3E.       Dieu donna une promesse à  Jacob pour l’encourager à descendre en Égypte,  46.2-4.

 

4D.      Le nombre de tous les gens qui descendirent en Égypte à part de ses belles-filles étaient 66 (Ge. 46.26) n’incluant pas Jacob, Joseph et ses deux fils ce qui fait 70 personnes (comparez De. 10.22; Exode 1:5 et Actes 7.14).  Actes dit: 75 personnes ce qui inclut probablement 5 autres personnes additionnelles en chemin ou une fois rendu en Égypte.

                                                                                               

Pour plus d’information sur le nombre de personnes qui descendirent en Égypte avec Jacob voir: “Paradise to Prison,” par John J. Davis: p. 288.

 

            2B.      La rencontre de Jacob avec Pharaon, 46.28-47.12.

 

1C.      La première chose que Joseph devait faire était d’organiser une rencontre entre sa famille et le pharaon.  C’était très important pour Joseph de présenter correctement ses frères ainsi que leur profession à Pharaon, 46.31-34.  Joseph avait averti sa famille que les bergers étaient une abomination aux yeux des Égyptiens, donc il les encouragea  de mettre l’emphase sur leur bétail au lieu de leurs moutons.

                        2C.      Joseph n’essayait pas de tromper Pharaon.

                        3C.      Il voulait que ses frères gagnent l’approbation du pharaon rapidement.                                  4C.      Joseph voulait que sa famille ait un accès libre et immédiat à Goshen

                                                                       

                                    1D.      Une terre bien située pour les troupeaux.

2D.      Une terre près de la capitale, pour que Joseph puisse les contacter                 plus facilement, 45.10.

3D.      Une terre, isolée d’Égypte, ce qui permettait aux Hébreux de vivre                    leur propre vie et de pratiquer leurs propres coutumes.

 

5C.      Joseph a utilisé une bonne planification pour atteindre les résultats désirés.

6C.      La conversation de Jacob avec Pharaon concernant l’histoire de sa vie,

            47.7-10.

 

                                    1D.      Ses année étaient « courtes et mauvaises »

 

1E.       Jacob était continuellement confronté par la détresse, la                colère, la tribulation et l’angoisse.

2E.       Jacob apporta sur lui-même beaucoup de ces situations                 difficiles.

 

APPL:  Souvent les gens sont responsables pour leurs propres mésaventures et afflictions, et non pas Dieu.

 

2D.      Jacob a béni Pharaon.  C’était un geste d’appréciation parce qu’il avait permis à sa famille de demeurer à Goshen.      

 

            3B.      Jacob béni ses fils 48-49.

                       

1C.      Jacob béni les fils de Joseph, (Ge. 48).  L’écrivain du livre aux Hébreux a      choisi la bénédiction que Jacob a prononcé sur les fils de Joseph comme un véritable acte de foi, Hébreux 11.21.

2C.      Afin d’obtenir plus de détails sur les bénédictions individuels de chaque tribut d’Israël voyez:  “Paradise to Prison” par John J. Davis, pp. 293-301.

 

            4B.      La mort et l’enterrement de Jacob, 49.28–50.13.

                       

                        1C.      La mort d’un grand patriarche, 49.33.

2C.      Jacob a été embaumé.  La première mention d’un embaumement dans la                Bible, 50.1-3.

 

                                    Notez Bien:  Méthode d’embaumement :  "PARADISE TO PRISON" P. 302

La mention de quarante jours dans le verset 3 paraît impliquer que le corps de Jacob a été momifié.  Le processus de momification est généralement bien connu aujourd'hui à cause des écrits d'Hérodotus et des inscriptions et peintures dans les tombes Égyptiennes.  Le processus était gouverné par un rituel religieux spécifique.  Une période de soixante-dix jours était habituellement prévue pour la préparation de la momie et pour le deuil.  Après la mort, le corps était apporté à l’atelier d'un embaumeur qui était soit une structure permanente associé avec un temple ou une baraque temporaire construite pour ce but.  Avec le corps sur une table en bois, l'embaumeur faisait une incision dans le flanc gauche et enlevait tous les organes excepté le cœur, et parfois les reins. 

 

Le cerveau était enlevé à travers les narines avec plusieurs sonde en métal et des crochets, une méthode qui fragmentait le cerveau et le rendait difficile à conserver.  (C'est pourquoi les momies n'ont pas de cervelle.  Aussi, cela donne une nouvelle signification à l'idiome anglais:  Je te donnerai une partie de ma pensée:  “I will give you a piece of my mind”). C’est pour cette raison que les restes de matière du cerveau étaient rarement associés avec les momies.  Certains disputent que cette matière était souvent jetée ou abandonnée.  Le foie, les poumons, l'estomac, et les intestins, cependant, étaient chacun conservés dans une substance appelée, le natron (Carbonate de sodium hydraté naturel. Le natron servait aux Égyptiens pour conserver les momies.) [1].  Plus tard ces organes étaient placés dans 4 pots scellés, chacun de ces pots étaient consacrés à un des quatre génies de l’enfer.  (Il y a assez de matériel ici pour que Holywood puisse faire un film d'horreur de 2 heures).   

 

Après que les viscères du corps aient été préparés avec soin, le corps lui-même était emballé dans du natron séché.  Le natron utilisé était préparé à base de mélange de soude et bicarbonate de sodium, avec chlorure de sodium et sulfate de sodium.  Il y a beaucoup de ce produit en Égypte sur la surface de la terre ou près de la surface.  Ce produit est le résultat d'évaporation.  Le natron rend possible une déshydratation rapide du corps, et de cette façon la décomposition est réduite.  Bien sûr l'atmosphère sèche et chaude d'Égypte contribue aussi à ce processus.  Après que l'humidité du corps est absorbée par le natron et que les paquets de natron ont été enlevés du corps, le cadavre est épongé avec de l'eau et des parfums.  La peau était ensuite ointe avec une substance de résine (Produit solide ou semi-liquide, translucide et insoluble dans l'eau, que sécrètent certaines espèces végétales, notamment les conifères. [2]) et le corps était ensuite emballé avec des linges trempés dans la même matière.  Une fois que le corps était enveloppé, les embaumeurs nettoyait le magasin et plaçait tous les matières et outils de l’embaumement qui avaient touché le corps dans des pots, pour le stockage dans la tombe. 

 

                                                APPL: Certains gens chrétiens pensent que l'embaumement démontre le respect pour le corps humain pendant que l'incinération n’est pas respectueux.  Après avoir écouté une description de l’embaumement, dites-moi, quelle procédure est la plus respectable?  Franchement, je préférerais que mon cerveau soit frit par l'incinération plutôt qu'il soit tiré, d'un coup sec,  déchiré, réduit en morceaux, crocheté et traîné à travers mes cavités nasales seulement pour être rangé dans un petit pot à côté de mon corps enveloppé.  Mais bien sûr c'est un pays libre.

 

                                                Anecdote: Il y a quelques temps, le sujet de discussion autour de la table chez les Roy était la mort.  C’est alors que j’ai dit à ma femme (en blaguant) que lorsque j’allais mourir, je ne voulais pas me faire enterrer, incinérer, embaumer ou que mon corps soit donner à la science.  Avec une expression de découragement ma femme m’a dit: “Mais qu’est-ce que je vais faire avec toi?”  C’est alors que je lui aie dit que je voulais être empaillé et être mis debout dans un coin du salon.

 

2A.  Les derniers jours de Joseph, 50.14-26.

 

            1B.  Les frères de Joseph avaient peur de Joseph à cause de ce qu’ils lui avaient fait dans le passé,

50.15-21.  Joseph répondit à ses frères:  “Vous aviez médité de me faire du mal:  Dieu l’a changé en bien, pour accomplir ce qui arrive aujourd’hui, pour sauver la vie à un peuple nombreux” (v.20).  Ce passage est une déclaration très claire de la providence divine.  Souvent les Écritures prennent pour acquises la providence de Dieu sans toutefois prendre le temps de démontrer que Dieu est toujours au contrôle des situations, même de celles qui sont difficiles et insupportable pour nous. Ce passage de Genèse nous enseigne que la méchanceté des hommes peut sembler désavantager les enfants de Dieu, mais à la fin, ce sont les buts et les plans de Dieu qui prévaudront, Davis pp. 303-304.

            2B.  Joseph mourut âgé de 110 ans.  Les Égyptiens considéraient cet âge une âge idéal.

3B.  50.24-26 C’est à cause de sa foi dans la promesse de Dieu (le retour du peuple de Dieu à Canaan), que l’auteur de l’épître aux Hébreux appel Joseph un homme de foi (Hébreux 11. 22).  Parfois nous pensons aux héros de la foi comme ceux qui ont accompli de grandes choses pour Dieu.  Joseph lui n’a jamais rien fais d’impressionnant comme tuer un méchant géant, écrire un livre des Saintes Écritures, prophétiser la venue du Messie ou même fait un miracle.  Joseph était juste un jeune homme typique qui avait grandi parmi une famille qui avait des difficultés et beaucoup de troubles familiaux.  C’est dans ce contexte que Joseph obtient sa médaille d’homme de foi.  Joseph démontre sa foi, non pas par le pouvoir des miracles, mais par son attitude journalière face aux pressions et injustices qu’il a dû souffrir parce que Dieu le voulait ainsi.

                                                           

CONCLUSION:

 

Lisons ensemble Ge. 50.26.  En conclusion de nos études sur le livre de la Genèse, permettez-moi d’utiliser une citation de John. J. Davis, 304: “Le livre de la Genèse débute avec la splendeur et la gloire de la création de Dieu.  Tout ce que Dieu a créé fut déclaré bon, et dès son origine, la terre était un merveilleux chef-d’œuvre.  Cependant, le péché s'infiltra dans la création de Dieu et le livre de la Genèse se termine non pas avec un merveilleux jardin qui pousse abondamment mais avec les os de Joseph dans un cercueil qui allait bientôt commencer à pourrir.  Ce cercueil devrait nous rappeler les effets dévastateurs du péché et de la dépravation de la race humaine.  Toutefois, comme Joseph était plein d'espérance lorsqu’il mourut, ainsi nous devrions également nous réjouir de la rédemption que Dieu rend disponible à tous.  Même si nos os doivent demeurer dans une terre desséché et maudite par Dieu pour un certain temps à cause du péché de l’homme, notre corps sera un jour ressuscité par le pouvoir de Dieu et nous pourrons aussi bénéficier d’un nouveau ciel et d’une nouvelle terre.”

 

 



[1](c) Larousse.

[2](c) Larousse.

Monday, August 24, 2026

Dieu réunit Joseph et ses frères Genèse 42-45. (Partie 2)

 Dieu réunit Joseph et ses frères Genèse 42-45. (Partie 2)



2A. La deuxième visite des frères en Égypte 43-45.


1B. Après que les réserves du premier voyage d’épicerie en Égypte furent épuisées, la famine était toujours présente dans le pays de Jacob et son fils Siméon était toujours emprisonné en Égypte en attendant le retour de ses frères avec Benjamin (42.24; 43.14). Jacob et ses fils ont beaucoup à nous enseigner sur les réactions humaines face à l’adversité et aux tragédies:


1C. La tendance humaine face à l’adversité et aux tragédies est de blâmer les autres.


Jacob, leur père, leur dit: Vous me privez de mes enfants! Joseph n’est plus, Siméon n’est plus, et vous prendriez Benjamin! C’est sur moi que tout cela retombe.” (Gen. 42.36).


Israël dit alors: Pourquoi avez-vous mal agi à mon égard, en disant à cet homme que vous aviez encore un frère?” (Gen. 43.6).

2C. La tendance humaine face à l’adversité et aux tragédies est de prendre des mesures extraordinaires afin d’être écouté.


Ruben dit à son père: Tu feras mourir mes deux fils si je ne te ramène pas Benjamin; remets-le entre mes mains, et je te le ramènerai. Jacob dit: Mon fils ne descendra point avec vous; car son frère est mort, et il reste seul; s’il lui arrivait un malheur dans le voyage que vous allez faire, vous feriez descendre mes cheveux blancs avec douleur dans le séjour des morts.” (Gen. 42.37,38).

3C. La tendance humaine face à l’adversité et aux tragédies est de procrastiner et de remettre à demain les décisions qui doivent être prises aujourd’hui.


La famine s’appesantissait sur le pays. Quand ils eurent fini de manger le blé qu’ils avaient apporté d'Égypte, Jacob dit à ses fils: Retournez, achetez-nous un peu de vivres. Juda lui répondit: Cet homme nous a fait cette déclaration formelle: Vous ne verrez pas ma face, à moins que votre frère ne soit avec vous. Si donc tu veux envoyer notre frère avec nous, nous descendrons, et nous t’achèterons des vivres. Mais si tu ne veux pas l’envoyer, nous ne descendrons point, car cet homme nous a dit: Vous ne verrez pas ma face, à moins que votre frère ne soit avec vous.(Gen. 43.1-5).

4C. La tendance humaine face à l’adversité et aux tragédies est de trouver une solution humaine à nos problèmes plutôt que de s’en remettre à Dieu. Jacob avait plus de 100 ans de vie chrétienne et éprouvait encore de la difficulté à remettre son sort entre les mains de Dieu. Jacob se sentait toujours plus confortables dans ses vieilles habitudes de faire des dons pour se faire accepter (Jacob avait agi ainsi pour se faire accepter d’Ésaü Gen. 33) plutôt que de faire confiance à Dieu pour sa délivrance.


Israël, leur père, leur dit: Puisqu’il le faut, faites ceci. Prenez dans vos sacs des meilleures productions du pays, pour en porter un présent à cet homme, un peu de baume et un peu de miel, des aromates, de la myrrhe, des pistaches et des amandes.” (Gen. 43.11).


2B. Les frères de Joseph entreprenaient maintenant leur deuxième voyage en Égypte avec leurs sacs vides, leur argent (du premier voyage et du deuxième voyage) et leurs présents pour le premier ministre d’Égypte. Mais ces frères qui aurait dû se réjouir de la provision de Dieu avaient une pesanteur extraordinaire sur leurs épaules à cause d’un problème de conscience qui les suivait depuis longtemps. Chaque pas vers l’Égypte s’avérait de plus en plus difficile. Le fardeau d’anxiété s’appesantissait sur eux lorsqu’ils s’approchèrent d’Égypte parce qu’ils ne pouvaient pas envisager la réaction du premier ministre du pays. Allait-il relâcher Siméon? Allait-il leur permettre de retourner vers leur père en paix ou allait-il tous les mettre en prison ou les vendre comme esclaves? Les frères étaient tellement tracassés par leur conscience qu’ils recevaient les bontés de Joseph avec de grands soupçons. Les soupçons s’installent toujours dans la pensée d’un individu qui a de bonnes raisons de se culpabiliser.


Ils eurent peur lorsqu’ils furent conduits à la maison de Joseph, et ils dirent: C’est à cause de l’argent remis l’autre fois dans nos sacs qu’on nous emmène; c’est pour se jeter sur nous, se précipiter sur nous; c’est pour nous prendre comme esclaves, et s’emparer de nos ânes.” (Ge. 43.18).


3B. Ge. 44: 1-17 Benjamin est arrêté 44.1-4. La question “Pourquoi avez-vous rendu le mal pour le bien?” était probablement la question que Joseph avait dû adresser pendant toutes ces années en prison 44.4.

4B. La supplication de Juda.


1C. Les frères avaient menti si longtemps qu’ils croyaient leur propre mensonge 42.20-21 comparez 29-36. Jacob croyait aussi ce mensonge.

2C. 44.18-45.4 Juda qui avait suggéré l’idée de vendre Joseph comme esclave pour de l’argent (37.26,27), est maintenant en train de se vendre comme esclave à Joseph pour gratuit. Tel est la profondeur du péché. Un profit qui est acquit par une action illégitime, résultera toujours par une faillite spirituelle.


APPL: Gal. 6.7-9: Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi. Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption; mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle. Ne nous lassons pas de faire le bien; car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas.

Nu. 32.23: “Mais si vous ne faites pas ainsi, vous péchez contre l'Éternel; sachez que votre péché vous atteindra.

5B. Joseph explique le plan de Dieu à ses frères au milieu des épreuves 45.5-8.


1C. Le plan de Dieu pour votre épreuve ne sera peut-être jamais révélé sur terre.

2C. Dieu est glorifié par nos souffrances 2 Cor. 4.17-18.


1D. Nos souffrances contribuent à notre gloire future et à celle de Dieu.

2D. Serons-nous des poids lourd dans notre gloire future ou des poids plume?

3D. Alors planifions de nous réjouir dans nos souffrances vu que celles-ci porteront des fruits éternels plutôt que de nous plaindre. Cultivons notre arbre fruitier de souffrances pour la gloire éternelle.


6B. Joseph pardonne à ses frères 45.22-24.


-- Dans leurs péchés, les frères de Joseph ont volé sa tunique, mais dans sa grâce et son amour pour ses frères, Joseph a donné de nouveaux vêtements à ses frères.




APPL:

-- Le péché enlève et détruit, mais la grâce et l’amour donne toujours afin de rencontrer les besoins de quelqu’un d’autres.

-- C’est ainsi que nos péchés ont enlevé la tunique de gloire du Christ, mais en retour, le Christ a pardonné nos péchés dans sa grâce et nous a donné la tunique du salut qui est nécessaire pour notre gloire future.


Illustration du pardon:

Corrie Ten Boom partage cette vraie histoire dans son livre, "The Hiding Place": C'était à une réunion d'église à Munich que je l'ai vu, l'ancien militaire Allemand (S.S.) qui était gardien à la porte des douches dans la prison à Ravensbrück. Il était le premier de nos geôliers que j'avais vu depuis ce temps. Et soudainement c'était tout revenu - les hommes qui se moquaient, les tas de vêtements, les douleurs de la honte et des visages blanchis par les souffrances et la famine.

Il est venu me voir après la réunion en rayonnant de joie pour me dire: "Comment il était reconnaissant pour mon message sur le pardon". "C'est si merveilleux de réaliser que Dieu a tout pardonné mes péchés!" Sa main était tendu vers la mienne pour me remercier. Et moi, qui avait si souvent prêché aux gens sur le besoin de pardonner, garda ma main à mon côté.

Pendant que mes pensées de colère et de vengeance bouillonnaient en moi, Dieu m'a permis de voir qu'Il avait pardonné cet homme pécheur. Jésus-Christ était mort pour cet homme; est-ce que j'allais demander plus que ce Christ avait fait? Seigneur Jésus, j'ai prié, pardonne moi et aide moi de le pardonner.

J'ai essayé de sourire, j'ai lutté pour élever ma main. Je ne pouvais pas. Je n'ai rien ressenti envers cet homme, pas d'étincelle la plus légère de chaleur ou de charité chrétienne. Alors encore j'ai prié une prière silencieuse. Jésus, je ne peux pas pardonner cet homme. Donne-moi Ton pardon.

En prenant sa main, la chose la plus incroyable s'est passée. De mon épaule le long de mon bras et à travers ma main un courant semblait passer de moi à lui, pendant que dans mon coeur un amour se développa pour cet étranger.

Et donc j'ai découvert que ce n'est pas par notre pardon pas plus que par notre bonté que le monde peut réussir à pardonner, mais c'est par le pardon que Jésus offre. Quand Il nous dit d'aimer nos ennemis, Il donne avec ce commandement la capacité d'aimer.


Conclusion: Quand les frères de Joseph sont venus devant Joseph en Égypte pour lui demander de la nourriture, Joseph a fait face à une épreuve difficile. Plusieurs années auparavant, ses frères avaient menacé de le tuer. Ensuite ils l'ont vendu en esclavage. Mais Joseph les a pardonnés. Même après que leur père Jacob fut mort et qu'ils craignaient que Joseph aille se venger, Joseph a assurés ses frères qu’ils les avaient complètement pardonné.



Dieu réunit Joseph et ses frères (partie 1)

 

Dieu réunit Joseph et ses frères Genèse 42-45.




Introduction: Genèse 42.1-28.


1. La semaine dernière nous avons vu comment Joseph est arrivé au pouvoir (Gen. 40-41).

2. Son élévation au pouvoir n’a pas été instantanée. Joseph a dû passer à travers une

longue

période de préparation (13 ans = de 17 ans à 30 ans). Mais c’était à travers ces années difficiles que Dieu formait son caractère afin de le préparer à la position de pouvoir que Dieu lui avait préparée en Égypte.

Transition:


Dans le chapitre 42 de Genèse nous constatons que Joseph est maintenant le bras droit de Pharaon. Il est également l’administrateur en chef de l’assistance sociale pour tout le pays d’Égypte. Tandis qu’au foyer paternel, la famille de Joseph commence maintenant à vivre sous la pression et les difficultés de la famine. La famille de Joseph a un grand besoin de nourriture et Joseph a les provisions nécessaires pour rencontrer ces besoins. Ces événements se déroulaient selon le plan de Dieu. Joseph avait de la nourriture et la famille de Joseph avait faim. Mais le problème était que le pourvoyeur (Joseph) et ceux qui avaient faim (la famille de Joseph) étaient de vieilles rancunes familiales. Dieu devait maintenant réunir Joseph et ses frères qui le détestaient, afin d’assurer la survie d’une nation (Israël) et la venue d’un sauveur (Jésus-Christ).


1A. La première visite des frères en Égypte 42.1-28.


1B. La famine était grande et le besoin de nourriture était urgent 42.1.

2B. Les fils de Jacob n’avaient pas beaucoup d’initiative. Ils ne faisaient que se regarder les uns les autres 42.1

3B. Une fois que les 10 frères sont arrivés en Égypte, ils ont immédiatement dû faire face au gouverneur du pays qui était Joseph.


1C. Joseph les a reconnus mais eux ne l’ont pas reconnu 42.7-8.


-- Plus de 20 ans s’étaient écoulés. ILL: Une photo de plus de 20 ans. Même une photo au 10 ans est requise pour votre permis de conduire.

-- Joseph parlait un langage étranger et était habillé en Égyptien. Les hébreux avaient des barbes alors que les Égyptiens se rasaient régulièrement.

-- Joseph utilisa un interprète pour communiquer (v. 23).

-- Joseph avait été vendu en Égypte comme esclave et non comme administrateur du pays d’Égypte.

2C. Pourquoi Joseph a-t-il parlé durement à ses frères? 42.7, 30. Parce qu’après toutes ces années, ses frères n’avaient toujours pas confessé leur péché et rectifié la situation avec leur père (v. 42.13). Les frères avaient vécu tellement longtemps avec ce même mensonge qu’ils croyaient leur propre mensonge.


1D. Joseph les accusa d’être des espions (14) ce qui était punissable de mort.

2D. Joseph les enferma en prison pendant 3 jours (17). Les inconvénients de 3 jours étaient minimes comparés à près de 13 ans de prison pour Joseph.


4B. Les frères étaient maintenant pourchassés par leur péché non-confessé et non-pardonné 42. 21-22.

5B. Les frères ont eu l’opportunité de confesser leur péché à leur père v. 36 après leur expérience

en Égypte, mais ils n’en ont pas profité.

6B. L’offre de Ruben (v.37) était un geste irréfléchi. De toute façon Jacob n’était pas impressionné v. 38.


NOTEZ BIEN: Après 3 jours d’emprisonnement, les frères parlèrent entre eux de leur péché en Hébreux devant Joseph ne pensant pas que celui-ci les comprenait (v. 21-23). Remarquez le mot “nous” dans leur confession. C’est la seule fois que quelqu’un reconnaît ses torts dans tout le livre de la Genèse.


-- Nous avons été coupables envers notre frère.

-- Nous avons vu l’angoisse de son âme.

-- Nous ne l’avons point écouté.


1C. Pendant plus de 20 ans ces hommes avaient ignoré le cri de leur conscience.

2C. Pendant plus de 20 ans ces hommes avaient supprimé leur conscience.

3C. Le seul moyen de se libérer de la condamnation de notre conscience est de reconnaître et de confesser nos péchés à Dieu et aux hommes (Jacques 5.16). “Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace.

4C. Le Psaume 32.2-4 révèle les conséquences des péchés non confessés. “Heureux l’homme à qui l'Éternel n’impute pas d’iniquité, et dans l’esprit duquel il n’y a point de fraude! Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, je gémissais toute la journée; car nuit et jour ta main s’appesantissait sur moi, ma vigueur n’était plus que sécheresse, comme celle de l’été.


Conclusion


1) Le péché enlève et détruit, mais la grâce et l’amour donnent afin de rencontrer les besoins de quelqu’un d’autre. Ceci peut être illustré par le fait que nos péchés ont enlevé la tunique glorieuse de Christ mais, en retour, Christ a pardonné nos péchés dans sa grâce et nous a donné la tunique du salut qui est digne de notre gloire future.

2) Si vous avez des péchés non confessés et non pardonnés qui vous poursuivent quotidiennement, occupez-vous en immédiatement. Faites appel au sang de Christ afin que vous puissiez vivre librement sans sentir constamment la main de Dieu qui s'appesantit sur vous. Ne vivez pas votre vie chrétienne avec des péchés non confessés qui vous pourchassent dans tous les coins de votre existence.

3) Amy Carmichael a dit: "Si je dis, oui je me pardonne, mais je ne peux pas oublier, je dois alors me rappeler que Dieu lave deux fois par jour tout le sable de tous les océans de toute la terre et c’est ainsi que je dois lui faire confiance pour laver ces mauvais souvenir de ma pensée. Autrement je ne connais rien de son amour pour moi sur le mont du calvaire. Puisque Dieu lave régulièrement les océans de la terre, ainsi Il peut laver de ma pensée la culpabilité de mes péchés pardonnés et m’aider à les oublier."

Saturday, August 8, 2026

Les 4 Cavaliers; Apocalypse 6.1-8

 

Les 4 cavaliers

Apocalypse 6.1-8



6 Je vis alors l'Agneau ouvrir un des sept sceaux et j'entendis l'un des quatre êtres vivants dire d'une voix de tonnerre: «Viens.» 2 Je regardai et je vis apparaître un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc; une couronne lui fut donnée et il partit en vainqueur et pour remporter la victoire.

3 Quand il ouvrit le deuxième sceau, j'entendis le deuxième être vivant dire: «Viens.» 4 Et un autre cheval, rouge feu, apparut. Celui qui le montait reçut le pouvoir d'enlever la paix de la terre afin que les hommes s’entretuent, et une grande épée lui fut donnée.

5 Quand l’Agneau ouvrit le troisième sceau, j'entendis le troisième être vivant dire: «Viens.» Je regardai et je vis apparaître un cheval noir. Celui qui le montait tenait une balance à la main. 6 Et j'entendis [comme] une voix dire, au milieu des quatre êtres vivants: «Une mesure de blé pour une pièce d’argent et trois mesures d'orge pour une pièce d’argent[a], mais ne touche pas à l'huile et au vin.»

7 Quand il ouvrit le quatrième sceau, j'entendis le quatrième être vivant dire: «Viens.» 8 Je regardai et je vis un cheval verdâtre. Celui qui le montait avait pour nom «la Mort», et le séjour des morts l'accompagnait. Ils reçurent le pouvoir, sur le quart de la terre, de faire mourir les hommes par l'épée, par la famine, par la peste et par les bêtes sauvages de la terre.


Introduction


Ce sont les fameux quatre cavaliers de l'Apocalypse ! Avant d'explorer cette imagerie en détail, quelques remarques d'introduction s'imposent.

L'Apocalypse a été écrite par l'apôtre Jean. Jean y reçoit des visions. Dans les chapitres 4 et 5, il nous décrit une salle du trône céleste. Dieu le Père y siège, entouré d'anciens, d'anges et de créatures angéliques. Au chapitre 5, Dieu présente un rouleau scellé de sept sceaux, et on demande qui est digne de l'ouvrir. Il s'agit probablement d'un rouleau de jugement, comme en témoignent les écrits d'Ézéchiel. L'Agneau de Dieu, Jésus, est présenté. Tous s'inclinent et adorent Jésus comme Dieu. Au chapitre 6, Jésus commence à briser les sceaux du rouleau. Il en ouvre les six premiers dans ce chapitre, puis le chapitre 7 marque une brève pause, et le septième sceau sera ouvert au chapitre 8.



Échos de Zacharie


Ces images ne sont pas nouvelles. Elles utilisent le langage de l'Ancien Testament, et je constate que trop peu de personnes en parlent lorsqu'elles « interprètent » l'Apocalypse. Si on veut faire appel à l'Ancien Testament, on doit tenir compte de sa propre perspective pour interpréter ce passage.


Qu'est-ce que je veux dire ? Commençons par les quatre cavaliers. Pourquoi des cavaliers ? Pourquoi des couleurs différentes ? Les Juifs connaissaient bien l'Ancien Testament. Mieux que nous, à notre grande honte. Ces cavaliers de couleur leur rappelaient le prophète Zacharie. Ouvrons le livre de Zacharie, chapitre 1. Les chevaux apparaissent deux fois ; la première fois se trouve dans ce chapitre.


<En tournant la page jusqu'à Zacharie> Dans l'histoire d'Israël, les Israélites ont été déportés à Babylone. Puis, les Babyloniens furent renversés par les Perses. Ces derniers autorisèrent les Juifs à retourner sur leur terre natale et à entreprendre la reconstruction du Temple détruit par les Babyloniens. Les bâtisseurs ont rencontré de l'opposition et les travaux ont été interrompus. L'Empire perse a alors connu une brève période d'instabilité, avant que Darius ne prenne le pouvoir. Quelques mois plus tard, le prophète Zacharie est intervenu avec Aggée pour encourager les Juifs à reprendre la reconstruction.

<Zacharie 1:7-8.> Ah, les chevaux de couleur ! Qu'est-ce qu'ils signifient dans ce contexte ? <9-17.> Les Perses avaient une invention révolutionnaire : le pavage. Ils ont construit des routes dans tout leur empire, qui s'étendait de l'Inde à l'Éthiopie. Des messagers sillonnaient le pays à cheval. Dans quelques jours, le roi a été informé d'un événement. C'était extrêmement rapide à l'époque. Ainsi, dans Zacharie, on voit ces chevaux partir faire leur rapport à l'Ange du Seigneur. Dans une image moderne, on pourrait comparer cette vision à celle de Jésus se tenant dans une sorte de centre de contrôle de la CIA ou de la NASA, entouré d'écrans, de cartes du monde avec des voyants clignotants, d'images satellites et de techniciens avec des casques. Jésus dit : « Je sais. » Ça devrait réconforter ceux qui l'écoutent, et nous réconforter nous aussi quand on lit Zacharie. Dieu sait ce qui se passe. Il voit tout. Dans Zacharie, il voit le pays en paix, ce qui est en réalité une mauvaise nouvelle pour les Juifs. Lorsque l'empire s'est déstabilisé, ils espéraient sans doute être libres. Certes, ils étaient de retour sur leurs terres, mais en tant que simples États vassaux d'un empire. Ils espéraient probablement que l'Empire perse était sur le point de s'effondrer. Mais il n'en fut rien. Il s'est stabilisé et s'est installé, ce qui voulait dire qu'ils resteraient prisonniers de leurs suzerains. Dieu leur promet qu'il s'occupera des Perses en temps voulu. Un message d'espoir.

Voici donc le premier groupe de chevaux. Passons au chapitre 6 de Zacharie. Zacharie a neuf visions de suite, en une seule journée. Voici la huitième de ces neuf visions. <Zach 6:1-3> Tiens, revoilà ces chevaux de couleur. Qu'est-ce qu'ils signifient au chapitre 6 ? <6:4-8>

Ils ne sont plus de simples messagers qui rapportent des rapports. Désormais, ce sont des unités militaires, des chars, envoyés en mission. Les montagnes de bronze symbolisent la force, évoquant la puissance de leurs origines (Dieu, bien sûr). Esprits célestes, ils sont les agents du Seigneur. Ils ont reçu leurs ordres de marche du Seigneur et sont prêts. Ils se dirigent dans différentes directions : vers Babylone, vers l'Égypte, vers le territoire philistin. Quant au « repos au pays du Nord », du point de vue d'Israël, Babylone a toujours attaqué par le nord, même si elle se trouve à l'est sur une carte, car elle contournait le désert d'Arabie. Les Perses utilisaient Babylone comme capitale locale dans cette région. Cette vision s'est concrétisée durant les guerres médiques. Les Perses n'ont cessé de chercher à étendre leurs frontières et à soumettre les Grecs. Ce conflit a duré des décennies, mais finalement, les Grecs se sont ralliés sous Alexandre le Grand et ont repoussé l'avancée perse, entraînant sa chute.

Encore une fois, cette vision a un effet réconfortant. N'ayez crainte, Israélites, vos ennemis seront anéantis ! Courage ! Vas-y, Seigneur, agis !


Bien, nous avons maintenant en tête le contexte des visions de Zacharie. Retournons à l'Apocalypse 6.


Le premier cheval

Je vis alors l'Agneau ouvrir un des sept sceaux et j'entendis l'un des quatre êtres vivants dire d'une voix de tonnerre: «Viens.» 2 Je regardai et je vis apparaître un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc; une couronne lui fut donnée et il partit en vainqueur et pour remporter la victoire.

C'est l'Agneau qui ouvre tous les sceaux. Lorsque les cavaliers apparaissent, on doit reconnaître qu'ils agissent sous l'autorité de l'Agneau, Jésus.

Il est intéressant de noter que les quatre êtres vivants des chapitres 4 et 5 participent à la révélation des quatre cavaliers. Je ne sais pas trop quoi en penser, mais ça me semble au moins significatif. Le premier parle d'une voix de tonnerre. Au chapitre 4, on a entendu le tonnerre gronder du trône de Dieu. Or, cette voix forte et autoritaire émane d'un des êtres vivants. Je crois que ça veut dire qu'il parle au nom de Dieu.

Qui est ce cavalier ? Certains disent Jésus, représentant la propagation de l’Évangile. D’autres disent l’Antéchrist.

Il est intéressant de noter que le cheval blanc se dirige vers l'Ouest dans le livre de Zacharie, d'où était originaire Alexandre le Grand. Devrions-nous nous interroger sur les points cardinaux dans l'Apocalypse ? Ils ne sont pas mentionnés explicitement, mais si ces chevaux font écho à Zacharie, cela renforce en quelque sorte le contexte de ce livre. Je ne sais pas si ces points cardinaux ont une importance particulière.

Nous avons trois autres détails : un arc, une couronne et la conquête.

L'arc est une arme à distance, permettant de tirer de loin, contrairement à l'épée qui exige un corps à corps. Cela signifie-t-il que ce conquérant agira en arrière-plan ?

Couronnes. L'Apocalypse a été écrite à l'origine en grec. Nos Bibles françaises sont donc des traductions. Il existe plusieurs mots grecs pour traduire « couronne ». Le stephanos désignait une couronne tressée, par exemple des feuilles de laurier. Elle était offerte aux vainqueurs des Jeux olympiques, ou encore, dans certains passages bibliques, la couronne de vie. La couronne d'épines des Évangiles est aussi appelée stephanos. L'autre mot grec est diadème. Il s'agit d'une couronne d'or portée par les souverains. Plus tard, dans l'Apocalypse 13, quand la bête est révélée, elle porte des diadèmes (Ap 13,1). Lorsque Jésus revient dans l'Apocalypse 19, il porte lui aussi un diadème (19,12). Quant aux anciens assis autour du trône dans l'Apocalypse 4 et 5, ils portent une couronne de type stephanos, car ils ne sont pas les chefs suprêmes, mais des subordonnés à l'autorité de Dieu. Et le cavalier du cheval blanc ? Sa couronne est un stephanos. Si l'on cherche à identifier ce cavalier à une personne en particulier, il faut rejeter l'interprétation selon laquelle il s'agirait de Jésus. Ce n'est pas lui. La couronne est inappropriée. Il s'agit d'une personne soumise à une autorité supérieure. L'interprétation selon laquelle il s'agirait de l'Antéchrist, puisqu'il œuvre pour Satan lui-même, est donc plausible. Et si c'est bien l'Antéchrist, alors le fait qu'il porte une couronne de Stephanos, et non un diadème, est une révélation importante à son sujet. Un souverain de moindre importance. Un imposteur.

La conquête, ça me rappelle Alexandre le Grand. S'emparer de territoires. Les Romains excellaient aussi dans ce domaine. À quoi cela pourrait-il ressembler dans le futur ? Peut-être un dirigeant mondial qui annexe d'autres pays. Il y a toujours des guerres et des conquêtes. Quand faut-il s'inquiéter ? Si la Russie envahit l'Ukraine, est-ce un signe de la fin des temps ? Si le président américain évoque l'annexion du Groenland, faut-il s'inquiéter ? Jésus a dit dans Matthieu 24:6 : « Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres ; faites attention de ne pas vous alarmer. Il faut que de telles choses arrivent, mais ce ne sera pas encore la fin.« Nous ne sommes pas habitués aux troubles dans cette partie du monde. Notre perspective limitée nous rend donc un peu plus nerveux lorsque des événements se produisent à l'échelle géopolitique. Mais si on vivait ailleurs, on paniquerait peut-être pas autant. J'ai parlé à un Slovaque dont la grand-mère disait avoir changé de pays quatre fois… alors qu'elle n'a jamais déménagé !

Le premier cavalier semble donc représenter un homme qui se lèvera et tentera de conquérir le monde. Nous reviendrons sur cet Antéchrist dans les chapitres suivants. Passons maintenant au cavalier suivant.



Le deuxième cheval


3 Quand il ouvrit le deuxième sceau, j'entendis le deuxième être vivant dire: «Viens.» 4 Et un autre cheval, rouge feu, apparut. Celui qui le montait reçut le pouvoir d'enlever la paix de la terre afin que les hommes s’entretuent, et une grande épée lui fut donnée.


Nous avons donc un cheval rouge feu. Son cavalier a le pouvoir de détruire la paix. La guerre est imminente. La guerre n'est pas un phénomène nouveau. Il y a eu des guerres depuis l'époque des Sumériens. Alors, comment savoir quand considérer une guerre et en déduire qu'elle est liée à la fin des temps ?

Je pense que les paroles de Jésus dans Matthieu 24 sont éclairantes. Nous avons déjà lu le verset 6 (vv6-8), puis passons au verset 15 (vv15-21). L'abomination de la désolation pourrait s'interpréter comme le moment où l'Antéchrist se proclamera dieu. Alors, on connaîtra une détresse sans précédent dans le monde. Ainsi, une guerre sans précédent et l'avènement de l'Antéchrist sont nécessaires pour comprendre que nous vivons les temps de la fin.


Nos guerres ont radicalement changé au cours des deux derniers siècles. On croyait que la Première Guerre mondiale était la pire guerre que le monde ait jamais connue jusqu'alors. De vieilles tactiques alliées à de nouvelles technologies. Soudainement, l'humanité a pris conscience de ce dont un monde apocalyptique pouvait être capable. Comment les horreurs pouvaient-elles être pires ? Ils se trompaient, bien sûr. En termes de nombre de morts, les 15 à 20 millions de victimes de la Première Guerre mondiale la placent environ en 5e ou 6e position si l'on considère ce qui se passait en Chine ou en Mongolie au cours de l'histoire. Mais la Première Guerre mondiale n'était pas la fin. La Seconde Guerre mondiale a suivi : de 70 à 90 millions de personnes ont péri. La Deuxième Guerre mondiale a été le conflit le plus meurtrier de l'histoire.

Alors oui, la guerre moderne est sans précédent depuis la nuit des temps. Mais nous n'avons pas d'Antéchrist à sa tête. Le problème, c'est qu'on ignore jusqu'où la situation va empirer. Bien qu'il soit vrai que les conflits s'intensifient, on ne sait pas à quel point cette escalade sera brutale. Mais si cette situation « sans précédent » est censée accomplir les prophéties, et si aucune des deux guerres mondiales n'a marqué la fin, alors ce sera pire encore. On pourrait même connaître une Troisième, voire une Quatrième ou une Cinquième Guerre mondiale, tandis que le diable continue de s'entraîner en vue du conflit final. « Dis donc, Dieu, 90 millions de morts ! Un nouveau record, n'est-ce pas ? Ça bat la Révolte des Taiping. Je m'améliore !Les Première et Seconde Guerres mondiales n'étaient qu'un apprentissage.

Si l'on applique le critère de « l'inégalé », ça peut nous aider à interpréter certains conflits qui nous entourent. La Russie envahit l'Ukraine. Seulement 1,5 million de victimes à ce jour, et tous les autres pays demeurent neutres. L'Iran se déchaîne ? Moins de 20 000 morts pour l'instant. Terrible, certes. Je ne veux pas donner l'impression de minimiser la valeur de ces vies. Mais ce n'est pas la fin du monde. Du moins pas encore. Cela ne correspond pas au critère de « l'inégalé ».

Alors, que signifie cette grande épée que ce cavalier reçoit ? Certains disent qu'elle représente les bombes nucléaires, car c'est l'arme la plus destructrice que nous ayons actuellement. Mais peut-être qu'on va trouver quelque chose d'encore pire. Et peut-être ne fait-elle référence ni aux armes nucléaires ni à aucune technologie spécifique. Elle pourrait simplement symboliser l'ampleur du conflit ou le nombre de victimes. Les millions de morts de la Seconde Guerre mondiale n'étaient pas dus aux armes nucléaires. Les bombardements atomiques d'Hiroshima et de Nagasaki ont probablement fait environ 200 000 victimes. C'est plutôt efficace, mais comme je l'ai dit, des dizaines de millions de personnes ont péri sans armes nucléaires ; nous n'avons donc pas besoin d'armes nucléaires pour tuer.

Faut-il mentionner le Cheval Rouge de Zacharie ? Quand les chevaux se sont dispersés, le rouge n'a pas été mentionné. L'Est a aussi été omis. Est-ce que ça veut dire que le cheval rouge est parti vers l'est ou est resté sur place ? Est-ce que ça veut dire que la guerre viendra de l'Est ? Ou bien que la guerre ne viendra de nulle part, mais sera centrée sur Israël ? De quel point de vue interrogeons-nous, au juste ? Jean se trouve à Patmos, au large des côtes turques. On n'en sait rien. C'est le propre des prophéties symboliques : elles soulèvent plus de questions qu'elles n'apportent de réponses.


Le troisième cheval

5 Quand l’Agneau ouvrit le troisième sceau, j'entendis le troisième être vivant dire: «Viens.» Je regardai et je vis apparaître un cheval noir. Celui qui le montait tenait une balance à la main. 6 Et j'entendis [comme] une voix dire, au milieu des quatre êtres vivants: «Une mesure de blé pour une pièce d’argent et trois mesures d'orge pour une pièce d’argent[a], mais ne touche pas à l'huile et au vin.»



Bon, pour le troisième cheval, il semble que tout le monde s'entende pour dire que c'est une question d'économie.

Pour les balances, on parle de balances de précision comme celles qu'on utilise au marché pour faire ses achats.

Deux livres de blé pour une journée de salaire. En grec, on paie un denier entier pour un choinix, soit environ deux livres. Deux livres de blé, ça ne suffit pas. Il faut encore le broyer, l'éplucher, etc. On travaille donc toute la journée pour gagner assez d'argent pour acheter deux ou trois tasses de farine. De quoi faire, disons, un petit pain. Et c'est tout ce qu'on mange pour la journée. L'orge est moins chère. Avec neuf tasses d'orge, on peut faire deux gros pains. On m'a dit que le blé est généralement considéré comme supérieur à l'orge pour la boulangerie. Je n'ai jamais cuisiné avec de l'orge, alors je dois me fier aux dires des autres. Mais même avec ça, ça ne suffit pas. Surtout si on essaie de nourrir toute une famille, et pas seulement soi-même. Si la guerre est d'une ampleur sans précédent, alors la pauvreté sera tout aussi généralisée.

L'hyperinflation a marqué l'histoire mondiale. À l'école, on nous a parlé de l'hyperinflation en Allemagne après la Première Guerre mondiale. L'argent avait pratiquement perdu toute valeur. Il fallait apporter une brouette de billets pour faire ses courses et pouvoir se nourrir.

Plus récemment, le Zimbabwe a connu une inflation galopante en 2008. La mauvaise gestion des finances publiques a conduit le gouvernement à imprimer massivement de la monnaie pour tenter de rembourser ses dettes, ce qui a encore davantage dévalué le pays. Les prix doublaient quotidiennement. Un jour, le pain coûtait 5 dollars zimbabwéens. Le lendemain, il en coûtait 10, puis 20. Le dollar zimbabwéen a dû être abandonné et remplacé par une nouvelle monnaie, le Zig (or du Zimbabwe). Un phénomène similaire s'est produit au Venezuela en 2022. L'impression excessive de monnaie pour rembourser les dettes, conjuguée à la chute des prix du pétrole, a plongé l'économie vénézuélienne dans une spirale infernale pendant plusieurs années. Ce type d'instabilité survient souvent pendant ou après les guerres. On a parlé de l'Allemagne. Ce fut le cas pour la Grèce pendant la Seconde Guerre mondiale, la Yougoslavie lors de sa guerre civile et la Chine pendant les guerres civiles. L'instabilité économique accompagne souvent les conflits armés.

Qu'est-ce que ça veut dire « ne pas endommager » l'huile ou le vin ? Sont-ils considérés comme des produits de luxe ou des produits de première nécessité ? Je pense qu'à l'époque de Jean, ils faisaient partie intégrante du budget alimentaire. Le terme « endommager » fait-il référence à leur prix ? Autrement dit, les prix de l'huile et du vin demeurent-ils stables ? Ou bien leurs prix s'envolent-ils, et certains les abîment-ils en les volant, ou des bandes s'emparent-elles des vignobles pour en prendre le contrôle ? Lors du siège de Jérusalem par les Romains, des gangs ont pénétré dans le Temple et volé le vin et l'huile sacrés. À une autre époque de l'histoire romaine, la fiscalité était si élevée dans l'Empire que certains ont commencé à détruire leurs récoltes pour éviter de payer des impôts. Le gouvernement a donc promulgué des lois interdisant la destruction des vignes et des oliviers. Peut-être qu'un scénario semblable se reproduira.



Le quatrième cheval


7 Quand il ouvrit le quatrième sceau, j'entendis le quatrième être vivant dire: «Viens.» 8 Je regardai et je vis un cheval verdâtre. Celui qui le montait avait pour nom «la Mort», et le séjour des morts l'accompagnait. Ils reçurent le pouvoir, sur le quart de la terre, de faire mourir les hommes par l'épée, par la famine, par la peste et par les bêtes sauvages de la terre.



Un cheval pâle. Dans le livre de Zacharie, il était question d'un cheval tacheté. Ce cheval tacheté chevauchait vers le sud, que les contemporains auraient probablement identifié comme l'Égypte. Mais le cheval pâle de l'Apocalypse n'est pas de la même couleur. Qu'est-ce que ça veut dire ? Pour ceux qui connaissent Zacharie, ça devrait interpeller. Celui-là est différent. Ce n'est pas un cavalier comme les autres.

Le cavalier s'appelait la Mort. Et Hadès venait après. Hadès fait partie de la mythologie grecque ; c'est le royaume des morts. Les Grecs croyaient que tous les mortels se rendaient dans ce royaume souterrain après leur décès. Si vous étiez particulièrement mauvais, vous alliez au Tartare. Si vous étiez particulièrement vertueux, vous alliez aux Champs Élysées. Si vous étiez ordinaire, vous alliez aux champs d'Asphodèles, ce qui revient à se tenir pour l'éternité dans un champ herbeux de la Saskatchewan.

Mais Hadès n'est pas seulement un endroit dans la mythologie grecque. C'est aussi un personnage, l'une des divinités majeures du panthéon, frère de Zeus et de Poséidon. Pas maléfique comme Satan, mais sévère, juste et inéluctable. Maître des Enfers, tous deviendront un jour ses sujets. Satan n'est pas le souverain de l'Enfer ; cette conception est d'origine grecque et vient d'Hadès. L'enfer a été créé pour punir Satan et les démons. Nous le verrons au chapitre 20, lors du châtiment de Satan.


Mais nous avons aussi le cavalier, la Mort. En grec, Thanatos. C'est le terme courant pour la mort, mais puisque le mot Hadès apparaît juste là, je me demande s'il s'agit aussi du Thanatos de la mythologie grecque ? Ils avaient une divinité mineure du nom de Thanatos, personnification de la mort. Il venait chercher les âmes et les emmenait aux Enfers. Dans la culture occidentale, on retrouve une figure semblable : la mort est souvent personnifiée par la Faucheuse, avec sa robe noire et sa faux. L'idée est comparable. Ainsi, dans l'Apocalypse, la présence de Thanatos revient à dire que la Faucheuse chevauche le cheval pâle, et que le Seigneur des Morts la suit.


Attends une minute, tu pourrais dire. N'est-ce pas soit le paradis, soit l'enfer ? Qu'en est-il de l'Hadès ? La Bible cautionne-t-elle la mythologie grecque ? Non. Le Nouveau Testament utilise le terme Hadès une douzaine de fois environ. Tout comme l'Ancien Testament utilisait souvent le terme Shéol. Chaque fois que Jésus employait le mot Hadès, c'était par opposition au paradis, afin que nous le comprenions comme l'enfer. Par exemple, dans Luc 16, quand Jésus raconte la parabole du riche et de Lazare, il dit que le riche est tourmenté dans l'Hadès (16:23). De nos jours, on dirait plutôt « la tombe » que Shéol ou Hadès.


Mais alors, pourquoi la Bible utilise-t-elle la mythologie grecque ? Je pense que c’est parce que c’était la langue de l’époque. Jean, et par lui Dieu, parlait en des termes que ses lecteurs pouvaient comprendre et auxquels ils pouvaient s’identifier. La même chose est vraie pour la Bonne Nouvelle de l’Évangile. Dieu est venu à nous en la personne de Jésus. Dieu lui-même, le créateur de l'univers entier, est descendu à notre niveau pour qu'on puisse le connaître. De sa propre initiative. Et il nous a révélé comment on peut mériter notre salut. En réalité, on ne peut pas. On n'a aucun pouvoir pour changer notre condition de pécheurs. Jésus, c'est-à-dire Dieu lui-même, a payé le prix de notre péché en mourant sur la croix. Dieu a satisfait sa propre justice. Et Jésus est ressuscité, triomphant du péché et de la mort. Si nous mettons notre foi en lui, nous pouvons être renouvelés dans cette vie et assurés de l’éternité auprès de notre Créateur qui nous aime.


Ils reçurent le pouvoir, sur le quart de la terre, de faire mourir les hommes par l'épée, par la famine, par la peste et par les bêtes sauvages de la terre.

L'épée, la famine, la peste et les bêtes sauvages. On y retrouve aussi un écho de l'Ancien Testament. Ces quatre éléments sont souvent associés lorsqu'il est question de jugement.

Par exemple, Ézéchiel 14:21. Ézéchiel prophétisait alors que Juda était envahi par Babylone. Certains furent déportés en Babylonie, dont Ézéchiel lui-même. Mais le conflit persistait, et Ézéchiel, depuis Babylone, prophétisa la destruction de Jérusalem. Dans Ézéchiel 14, il prophétise comment Dieu utilisera ces quatre mêmes fléaux pour punir Jérusalem de ses péchés. Ézéchiel 14:21> : « Car voici ce que dit le Seigneur, l’Éternel : Combien plus terrible sera le sort de Jérusalem lorsque j’enverrai contre elle mes quatre fléaux : l’épée, la famine, les bêtes sauvages et la peste, pour faire périr ses hommes et ses bêtes ! »

Épée, famine, peste et bêtes sauvages : ces éléments sont souvent liés dans l'histoire. La guerre détruit les infrastructures, notamment l'assainissement. L'économie est ravagée, causant la famine. Ce contexte favorise la prolifération des maladies. La grippe espagnole, après la Première Guerre mondiale, a fait des millions de morts, plus que la guerre elle-même. La Seconde Guerre mondiale a engendré ses propres fléaux : paludisme, hépatite, typhus. Quant aux bêtes sauvages, la guerre peut détruire leur habitat naturel et laisser des cadavres partout. Elles profitent alors de l'abondance de viande pour prospérer. XVe siècle : Guerre de Cent Ans. Combats intenses en France. On rapporte des meutes de loups se nourrissant des nombreux cadavres. XIXe siècle : Révolte des Cipayes. On signale la prolifération de léopards mangeurs d'hommes. Seconde Guerre mondiale : Bataille de l'île de Ramree. Des soldats japonais fuyant les forces britanniques sont attaqués par des crocodiles. Toujours durant la Seconde Guerre mondiale : batailles navales. L'USS Indianapolis a coulé. Des requins attaquent des marins en mer, faisant 150 victimes supplémentaires. Guerre du Vietnam. Des témoignages, tant vietnamiens qu'américains, font état de tigres rôdant et attaquant les troupes dans la jungle. Alors oui, les animaux sauvages existent bel et bien.

On a aussi une épée. Mais l'épée a déjà été mentionnée avec le cheval rouge. Et la famine serait la conséquence du cheval noir. Plusieurs interpréteraient chaque sceau comme un événement successif sur une chronologie. Mais je pense qu'il est aussi tout à fait possible, compte tenu du libellé des versets, qu'ils se réfèrent tous à la même chose. Puisque ces jugements vont toujours de pair historiquement. Si la Tribulation doit durer sept ans, ces conditions seront peut-être vraies pendant toute cette période. Il y aura une dernière guerre mondiale pendant ce temps. Après tout, les guerres mondiales ont duré plusieurs années. On va parler de cette chronologie de sept ans dans un autre sermon, je pense.

La Mort et Hadès reçoivent le pouvoir sur un quart de la Terre. Si ces conditions imposées par les cavaliers de l'Apocalypse persistent pendant les sept années prévues, la guerre et ses conséquences décimeront un quart de la population humaine durant cette période. À ce jour, la Seconde Guerre mondiale demeure le conflit le plus meurtrier de l'histoire, avec 85 millions de morts. La population mondiale était alors estimée à 2 milliards d'habitants. Aujourd'hui, elle dépasse les 8 milliards. Un quart signifie donc que 2 milliards de personnes mourront dans cette future guerre si elle éclate de nos jours, soit l'équivalent de la totalité de la population mondiale en 1938. Ce bilan humain est stupéfiant et me laisse perplexe.


Conclusion

Les jours à venir seront terribles pour plusieurs, c'est certain. Mais je crois que ça doit être pour nous un encouragement. Lorsque les cavaliers sont apparus dans le livre de Zacharie, c'était une bonne nouvelle : un soulagement et un encouragement pour le peuple d'Israël. Il devrait en être de même pour nous. Nous devrions rester à l'écart, acclamant notre héros, l'Agneau, qui rendra enfin justice à ceux qui l'ont rejeté, qui nous ont persécutés, qui ont aimé le mal. Ne vous laissez pas envahir par la peur en lisant les nouvelles. Au contraire, tendez la main aux autres et partagez l'Évangile afin qu'eux aussi puissent échapper à ce jour terrible.