Monday, September 28, 2026

Sceaux et scellés

 

Sceaux et scellés

Apocalypse 6.9-7.8

par Pasteur Zak





Introduction

Nous avons étudié le livre de l'Apocalypse. Dans les chapitres précédents, Jean a eu des visions de la salle du trône céleste. Un rouleau de jugement, scellé de sept sceaux, s'y trouvait. L'Agneau de Dieu, qui est Jésus, a été déclaré digne d'ouvrir ces sceaux. Nous avons parlé des quatre premiers sceaux, qui représentaient les quatre cavaliers de l'Apocalypse. Ces cavaliers ont révélé ce que seront les temps de la fin : la montée de l'Antéchrist, une guerre mondiale, des bouleversements économiques et la mort.

Nous voici maintenant dans l'Apocalypse 6, verset 9, avec l'ouverture du cinquième sceau.



Le cinquième sceau


9 Quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l'autel l’âme de ceux qui avaient été mis à mort à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu'ils avaient rendu. 10 Ils crièrent d'une voix forte: «Jusqu'à quand, Maître saint et véritable, tarderas-tu à faire justice et à venger notre sang sur les habitants de la terre?» 11 Une robe blanche fut donnée à chacun d'eux et ils reçurent l’ordre de rester en repos un petit moment encore, jusqu'à ce que le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frères et sœurs qui devaient être mis à mort comme eux soit au complet.



Le cinquième sceau ne révèle rien de fondamentalement nouveau. Bien sûr, des martyrs sont mentionnés, mais il n'est pas explicitement indiqué qu'il s'agit des martyrs de la Tribulation. Ce sont probablement des martyrs de toutes les époques, invités à attendre que les martyrs de la Tribulation les rejoignent.

En fait, si on y regarde de plus près, les chevaux n'ont rien fait de concret non plus. Le premier « partit comme un conquérant, déterminé à conquérir », mais il ne conquit rien et les autres furent simplement révélés. Ces sceaux semblent décrire des conditions générales susceptibles de se produire simultanément, ce qui explique ma méfiance envers ceux qui tentent de les interpréter comme une succession d'événements. Donc, si ce groupe de martyrs du cinquième sceau a un lien avec les quatre cavaliers, alors ils participent eux aussi au même événement. Et il semble que le jugement n'ait pas encore commencé, puisque les martyrs demandent combien de temps il faudra avant que le Seigneur juge la terre.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les nazis ont systématiquement tenté d'exterminer les Juifs. Les Alliés se sont battus pour les arrêter. Peut-être que dans cette future guerre, les forces du mal, sous l'égide de l'Antéchrist, tenteront d'anéantir les chrétiens. D'où l'existence des martyrs.

Qu'en est-il du symbolisme ? Les âmes sont « sous l'autel ». Rappelons-nous que le Tabernacle était censé être une réplique de ce qui se trouvait dans le ciel. Dans le Lévitique 4:7, lorsqu’il donne des instructions aux prêtres sur la manière d’offrir des sacrifices, il est dit : «Le prêtre mettra du sang sur les cornes de l'autel des parfums odoriférants, qui est devant l'Eternel dans la tente de la rencontre. Il versera tout le sang du taureau au pied de l'autel des holocaustes, qui est à l'entrée de la tente de la rencontre.> C'est au pied de l'autel que le sang des sacrifices est versé. D'ailleurs, le blanc symbolise souvent la pureté. Les robes blanches pourraient donc signifier qu'elles sont, d'une manière ou d'une autre, pures et sans tache.

Nous avons aussi quelques mots-clés pour décrire Dieu. Dieu est Souverain. Cela signifie qu'il a le contrôle et l'autorité absolus. Dieu est saint. Ça veut dire qu'il est moralement parfait. Dieu est Vérité. Ça veut dire qu'on peut lui faire confiance. Dieu est Juge. Et ça rejoint tout ce qu'on vient de dire. Il a le pouvoir de juger. Il jugera avec justice. On peut se fier à ses jugements. On n'a donc rien à craindre.



Le sixième sceau


12 Je regardai quand l’Agneau ouvrit le sixième sceau, et il y eut un grand tremblement de terre. Le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang, 13 et les étoiles du ciel tombèrent sur la terre, comme les figues vertes d'un figuier secoué par un vent violent. 14 Le ciel se retira comme un livre qu'on enroule et toutes les montagnes et les îles furent écartées de leur place. 15 Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes. 16 Et ils disaient aux montagnes et aux rochers: «Tombez sur nous[b] et cachez-nous loin de celui qui est assis sur le trône et loin de la colère de l'Agneau. 17 En effet, le grand jour de sa colère est venu, et qui peut résister?»



Ah, enfin des verbes d'action !

Qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce à prendre au pied de la lettre ? Comme partout ailleurs dans l'Apocalypse, les interprétations sont nombreuses et variées. Par exemple, la chute des étoiles a été interprétée de multiples façons, d’une pluie de météores à des missiles russes.

Je pense que de telles interprétations font une erreur de genre. Elles ne parviennent pas à comprendre le fonctionnement de la littérature apocalyptique, ni même de la prophétie.

Prenons un petit détour pour illustrer mon propos. Ouvrez le livre d'Isaïe, chapitre 13. Isaïe était un prophète de l'Ancien Testament. Il a prophétisé la chute d'Israël et la venue du Messie.

Notez donc, au verset 1 du chapitre 13, que ce chapitre est intitulé « Prophétie contre Babylone ». Passez directement au verset 9 (vv. 9-10). Il est question ici d'astronomie catastrophique. La destruction de Babylone s'est accomplie en octobre 539 avant J.-C. Il n'existe aucune trace historique d'un obscurcissement littéral du ciel ou d'un phénomène similaire. L'obscurcissement du ciel symbolise plutôt le désespoir de la situation de Babylone. Voici un exemple. J'en ai trois.

Ouvrez Isaïe 34. On y trouve une prophétie contre toutes les nations contre lesquelles Dieu est en colère (34:1-5). Avez-vous remarqué ce langage astronomique catastrophique ? Édom est particulièrement visé. Cette prophétie s'est accomplie au VIe siècle avant J.-C., lorsque Babylone a ravagé Édom, le réduisant à une terre désolée. Le langage astronomique illustre le désespoir de la situation d’Édom.

Un autre passage. Ézéchiel 32. <v1-2> Ézéchiel prophétise contre l'Égypte. <3-11>. Babylone étendait ses frontières. L'Égypte exerçait déjà une influence considérable sur un vaste territoire, avec de nombreux États vassaux, dont Juda. Les Babyloniens sont entrés en conflit avec le pharaon Nékao d'Égypte. Les Égyptiens se sont alliés aux Assyriens survivants pour tenter d'arrêter l'avancée babylonienne. Les Égyptiens ont été sévèrement vaincus à la bataille de Karkemish en 605 av. J.-C., ce qui est considéré comme l'accomplissement de cette prophétie d'Ézéchiel. Dès lors, l'influence égyptienne cessa. Puis vinrent les Perses, puis les Grecs, et finalement les Romains. L'Égypte n'est plus jamais redevenue une puissance dominante. Elle est devenue un État vassal d'empires plus puissants.

Voici donc trois exemples rapides d'astronomie catastrophique dans la littérature prophétique. Je suppose qu'il s'agit d'un langage symbolique et qu'il ne faut pas chercher une interprétation littérale. Ce serait méconnaître le genre. D'ailleurs, si toutes les montagnes sont déplacées au verset 14 d’apocalypse, comment se cachent-ils dans les montagnes aux versets 15 et 16 ?


Cette expression « demander aux montagnes de s'écrouler sur vous » reprend également le langage de l'Ancien Testament. Jésus a aussi cité ce verset. Voyez Luc 23, 28-31. Ça se passe durant la Passion. Jésus a été condamné à mort par Pilate. On l'amène au lieu d'être crucifié. Simon de Cyrène reçoit l'ordre de porter la croix. On retrouve cette idée au verset 26 (Luc 23, 26-31).

J'ai une note de bas de page dans ma Segond21 qui indique qu'il cite Osée 10:8. Ouvrons le livre d'Osée pour voir s'il nous éclaire sur son interprétation. Le livre d'Osée fait partie des douze petits prophètes. Ils sont appelés « petits » simplement parce que leurs livres sont plus courts. Osée était contemporain d'Isaïe et prophétisait lui aussi la destruction imminente du royaume d'Israël (le royaume du Nord) par les Assyriens. Reprenons notre lecture au chapitre 10, à partir du verset 5. <5-10>. Demander aux montagnes de s'écrouler sur soi est une pratique courante chez les pécheurs qui ont honte et cherchent à se soustraire au jugement de Dieu. Cela devrait donc évoquer l'image des Assyriens détruisant le nord d'Israël. Sauf que cette fois, les rôles sont inversés : ce n'est pas le peuple de Dieu qui est jugé, mais tous ces dirigeants, rois et généraux, sans doute ceux qui sont importants aux yeux du monde, mais aussi esclaves et hommes libres. Chaque catégorie de citoyens.


Et les martyrs diraient : « Enfin ! Justice est rendue ! « Les jours à venir seront terribles pour plusieurs, c'est certain. Mais je crois que ça doit être un encouragement pour nous. Lorsque les cavaliers sont apparus dans le livre de Zacharie, c'était une bonne nouvelle, un soulagement et un encouragement pour le peuple d'Israël. Il devrait en être de même pour nous. Nous devrions rester à l'écart, acclamant notre héros, l'Agneau, qui rendra enfin justice à ceux qui l'ont rejeté, qui nous ont persécutés, qui ont aimé le mal. Ne vous laissez pas envahir par la peur en lisant les nouvelles. Au contraire, tendez la main aux autres et partagez l'Évangile afin qu'eux aussi puissent échapper à ce jour terrible.


Passons au chapitre 7.


Le 144,000


Après cela,


Le livre de l'Apocalypse contient plusieurs scènes et visions révélées à Jean. Au chapitre 6, l'Agneau de Dieu, c'est-à-dire Jésus, ouvre les sceaux d'un rouleau de jugement. Il y avait sept sceaux, et seulement les six premiers étaient ouverts. Mais avant que le septième ne soit ouvert, nous avons cet intermède au chapitre sept.

Le chapitre six se terminait par la question : « qui peut résister?« En effet, le grand jour de sa colère est venu, et qui peut résister? Le chapitre sept nous donne la réponse.



je vis quatre anges debout aux quatre coins de la terre. Ils retenaient les quatre vents de la terre afin qu'il ne souffle pas de vent, ni sur la terre, ni sur la mer, ni sur aucun arbre. 2 Et je vis un autre ange qui montait du côté du soleil levant et qui tenait le sceau du Dieu vivant. Il cria d'une voix forte aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de faire du mal à la terre et à la mer: 3 «Ne faites pas de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, avant que nous ayons marqué d’une empreinte le front des serviteurs de notre Dieu.»



L'Apocalypse fait souvent allusion à l'Ancien Testament. Ma Bible ne me donne qu'une note de bas de page en cas de citation directe, mais il y a bien plus. Dans ce cas précis, reportons-nous à Ézéchiel 9.

Ézéchiel était un prophète exilé à Babylone. Il a eu de nombreuses visions concernant la destruction finale et la déportation de Jérusalem par les Babyloniens. <Ézéchiel 9>

Ça te dit quelque chose ? Dans Ézéchiel, il est question d’un ange muni d’un nécessaire à écrire, tandis que dans l’Apocalypse, il est question de sceaux. Savez-vous comment fonctionnent les sceaux ? On fait fondre de la cire sur un support, comme un rouleau, pour le sceller. Ensuite, on utilise une sorte de tampon qu’on applique sur la cire pour y laisser une marque. La métaphore est donc celle d'un sceau de cire apposé sur le front des gens. Ce n'était pas à prendre au sens propre dans Ézéchiel. Par conséquent, ce n’est probablement pas à prendre au sens littéral dans l’Apocalypse. L'important, c'est que Dieu connaît son peuple. Il sait qui lui est fidèle.

Dieu sait qui lui appartient. C'est l'assurance de la sollicitude divine. Comme il est dit dans 2 Timothée 2:19 : « Le solide fondement de Dieu demeure inébranlable, portant cette inscription : “Le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent.” et : « Quiconque invoque le nom du Seigneur se détourne du mal. » » L'assurance de sa sollicitude.

Dans l'Apocalypse, compte tenu du contexte, il faut interpréter ces quatre vents comme des jugements. Il ne s'agit pas d'un simple vent ordinaire, comme un phénomène météorologique. Au verset 3, l'ange portant le sceau demande aux anges qui représentent les vents de ne pas nuire à la terre ni à la mer. Ces quatre vents symbolisent donc des jugements qui causeront des ravages. On peut faire un parallèle avec les quatre cavaliers du chapitre 6. Lors de notre étude de ce chapitre, nous avons établi un lien avec les quatre chars de Zacharie 6. Dans Zacharie, nous avons vu des chevaux de couleurs différentes, et le prophète a demandé : « Que représentent ces chevaux, mon seigneur ?» La réponse fut qu'il s'agissait des quatre vents du ciel. Certaines traductions pourraient parler d'esprits du ciel, mais « Esprit » et « Vent » sont synonymes en hébreu. Donc, en s'appuyant sur ce parallèle avec Zacharie, où les chars représentent les vents, je pense que ces quatre vents de l'Apocalypse symbolisent les mêmes fléaux que les quatre cavaliers. Quatre coins, quatre anges : cela représente un sentiment de plénitude géographique. Nord, Sud, Est, Ouest, et donc toutes les directions. Qui pourra résister à ce jugement qui s'abattra partout ? Tous ceux qui sont scellés, bien sûr.

Jetons un coup d'œil à cette liste.


4 Puis j'entendis le nombre de ceux qui avaient été marqués de cette empreinte. Ils étaient 144'000, de toutes les tribus d’Israël:

5 de la tribu de Juda, 12'000 marqués de cette empreinte;
de la tribu de Ruben, 12'000;
de la tribu de Gad, 12'000;
6 de la tribu d'Aser, 12'000;
de la tribu de Nephthali, 12'000;
de la tribu de Manassé, 12'000;
7 de la tribu de Siméon, 12'000;
de la tribu de Lévi, 12'000;
de la tribu d'Issacar, 12'000;
8 de la tribu de Zabulon, 12'000;
de la tribu de Joseph, 12'000;
de la tribu de Benjamin, 12'000, tous marqués de cette empreinte.


Tout d'abord, un peu de mathématiques. Mille est l'unité militaire de base dans l'Ancien Testament. Dans Nombres 31:4, le Seigneur dit à Moïse : « Envoie au combat mille hommes de chaque tribu d'Israël.» On a donc cette unité de base multipliée par douze pour chaque tribu. Douze tribus, douze apôtres, douze portes pour la nouvelle Jérusalem. Douze est un nombre symbolique. Douze fois douze font bien sûr quarante-quatre. Quarante-quatre mille est donc aussi un nombre symboliquement important. Cela ne signifie pas pour autant qu'il n'a pas de sens littéral. Il peut l'être, selon le contexte.

Et puis, on a une liste des tribus d'Israël. Ça me laisse penser qu'on ne peut pas parler de l'Église dans le sens où certains l'entendent. Prenons l'exemple de la Création, où l'on entre dans les détails : « Il y eut un soir, il y eut un matin : c'était le premier jour », comme pour bien insister sur le fait qu'il s'agissait d'un jour littéral. Ici, il est question des tribus d'Israël, et il s'agit bien des tribus d'Israël.

Alors la prochaine fois qu'un Témoin de Jéhovah se pointe à votre porte, n'hésitez pas à lui faire remarquer ceci : les Témoins de Jéhovah sont engagés dans une compétition spirituelle entre eux pour faire partie des 144 000. Mais s'ils ne sont même pas juifs, ils ont déjà perdu la course !

La liste des tribus est un peu particulière. L'ordre n'est pas tout à fait habituel. Rappelons-nous que Jacob avait pour épouses Léa et Rachel. Habituellement, Ruben est cité en premier parce qu'il est l'aîné. Pourtant, Juda était en tête de liste lors de leur traversée du désert. Gad et Asher sont mentionnés ensemble comme les enfants de Zilpa, la servante de Léa. Soit. Mais Siméon et Lévi sont nés avant eux. Certains ont suggéré qu'ils étaient placés plus bas dans la liste en raison de leur moindre droiture. Je pense qu'il n'y a pas suffisamment de preuves pour l'affirmer, car de tels arguments ont tendance à sélectionner des passages de l'Ancien Testament et à les généraliser pour décrire la tribu de manière définitive. Les enfants de Rachel sont bien mentionnés en dernier : Joseph et Benjamin. Mais Joseph avait deux fils : Éphraïm et Manassé. Ils appartenaient à la moitié d'une tribu. Même si Joseph est déjà mentionné, Manassé est listé séparément. Alors, qui manque à l'appel ? La réponse est Dan. Pour une raison inconnue, la tribu de Dan est absente. Quelle est la signification de ça ? Dan était le fils de Bilha, la servante de Rachel. Il est généralement associé à Nephtali. Pour une raison inconnue, Manassé figure à côté de Nephtali au lieu de Dan. De nombreuses spéculations ont été émises quant à la raison de cette situation. Peut-être étaient-ils trop impliqués dans l'idolâtrie. La fin du livre des Juges témoigne de la déchéance de la tribu de Dan. Certains avancent même que l'Antéchrist serait issu de cette tribu. C'est possible. Les preuves à l'appui sont indirectes, alors je préfère rester prudent.

Quoi qu'il en soit, les 144 000 issus des tribus d'Israël seront scellés avant que les vents n'aient pu faire leur œuvre.



On va s'arrêter là pour aujourd'hui. Dieu sait qui lui appartient. Vous n'êtes pas oubliés.

Tuesday, September 8, 2026

Exhortation de la part de Barnabas . . .

 

Exhortation de la part de Barnabas . . .



 

Introduction : 

                L’étude de la vie de Barnabas est très encourageante.  N’est-il pas appelé le fils de l’exhortation?  Dans le sens d’un frère modèle qui encourage, console et réconforte.  Son service pour le Seigneur est exemplaire à bien des égards.  Un verset clé concernant sa vie pourrait être Actes 11.23 où il est écrit qu’il exhorta les nouveaux convertis à rester tous d’un cœur ferme attachés au Seigneur.  Après les réjouissances de plusieurs conversions, les croyants avaient besoin d’être exhortés à rester attaché au Seigneur.

 

Barnabas ne se contente pas de nous donner des informations à admirer ; il nous donne un exemple à imiter. En étudiant sa vie, nous devrions nous demander : Suis-je un encouragement pour les autres ? Dois-je édifier l'église avec mes paroles, mes ressources, mes relations et mon attitude ? La vie de Barnabas invite chaque croyant à devenir un bâtisseur où Dieu les a placé.  Planifiez d'être quelqu’un qui encourage intentionnellement.

 

1A.      Un bâtisseur d’amour.  Actes 4. 36-37 « Joseph, surnommé par les apôtres Barnabas, ce qui signifie fils d’exhortation, Lévite, originaire de Chypre, vendit un champ qu’il possédait, apporta l’argent, et le déposa aux pieds des apôtres. »

 

Dès le début de sa vie avec le Seigneur, Barnabas dans Actes 4. 36-37 démontre un cœur généreux.  Il n’aime pas ses frères dans le besoin seulement en paroles mais en actions et avec vérité.  1 Jean 3.18.  Une vraie consécration ne commence-t-elle pas par le portefeuille?  Seigneur de tout ou pas Seigneur du tout, disait Spurgeon.  Les premiers pas du jeune croyant ne révèlent-ils pas déjà son avenir ?  Barnabas eut un ministère fructueux parce qu’il était consacré aux autres.  On pourrait dire qu’il fut dès le début un bâtisseur dans l’église.   Ici un bâtisseur de l’entraide fraternelle.  1 Jean 3.17 nous dit : « Si quelqu’un possède les biens du monde, et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui? »  Le matérialisme est probablement le péché le plus subtile et le plus justifiable dans lequel le croyant peut tomber. 

 

ILL :   Les trappeurs de singe en Afrique du Nord ont une méthode intelligente d’attraper leur proie.  Plusieurs gourdes (plante grimpante dont le fruit creux peut servir de boîte ou de bouteille ou un récipient, souvent forme ovoïde et plate, servant à conserver les boissons en voyage) sont remplies de noix et sont attachées fermement à une branche d’arbre.  Chacune a un trou juste assez grand pour que le singe imprudent plonge sa main dans le trou pour prendre une grosse poignée de noisette.  Mais l’animal affamé n’a pas réalisé que le trou est trop petit pour qu’il puisse retirer sa main du trou avec son poing serré.  Et il n’a pas assez de sens pour ouvrir sa main et laisser tomber les noisettes afin de s’échapper, donc il est capturé facilement.

Ceci est une image pour nous les chrétiens.  Le diable avec ses noisettes matérialistes essaye de nous prendre au piège.  Aussi longtemps que le chrétien reste accroché à l’appât matérialiste du monde, il ne pourra pas s’échapper du piège de Satan.

Cher ami, est-ce que vous êtes pris au piège de l’amour des choses de ce monde?  Est-ce que les choses matérialistes vous empêchent de grandir dans la grâce du Seigneur?  Arrêtez et réfléchissez un peu.  Sortez maintenant du piège de Satan pendant que vous le pouvez et laissez aller ces choses matérielles qui vous empêchent de servir le Seigneur de tout votre cœur.  Dans notre lutte constante pour acquérir des choses de ce monde, souvent nous ne travaillons pas pour vivre mais nous vivons seulement pour le travail et le plaisir. 

 

2A.      Un bâtisseur de ponts.  Actes 9. 27 « Alors Barnabas, l’ayant pris avec lui, le conduisit vers les apôtres, et leur raconta comment sur le chemin Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé, et comment à Damas il avait prêché franchement au nom de Jésus. »

 

Dans Actes 9.26, 27 Barnabas démontra par la suite un esprit de conciliation.  Entre qui et qui?  Entre Saul et les apôtres. Chez la plupart des croyants, y compris les apôtres, il y avait un esprit de suspicion envers Saul.  N’était-il pas celui qui les avait persécutés?  Barnabas construisit un pont entre eux.  Il comprenait d’un côté les craintes des uns mais aussi croyait à la toute Puissance de Dieu pour transformer une vie.  Le regard de grâce de Barnabas a su les réconcilier.  Dans un temps de persécution on peut aisément comprendre les craintes des apôtres.  Cela prenait un conciliateur doué, un vrai bâtisseur de ponts.  Il sut écouter, comprendre, expliquer, bien communiquer.   Il est évident qu’aujourd’hui plus que jamais, le besoin de réconciliation s’impose dans les églises.  Soyons des bâtisseurs de ponts vers la communion ecclésiastique de nos églises dans notre régions . 

 

3A.      Un bâtisseur dans l’église locale.  Actes 11.19-26

 

En Actes 11.19-26, Barnabas apparaît comme un faiseur de disciples.  On est fasciné par l’implantation modèle de l’église d’Antioche.  Barnabas est envoyé de Jérusalem comme l’homme de confiance.  Ses exhortations pratiques et pleines d’amour de la part du Seigneur firent croître les disciples.  Barnabas est mentionné dans ce texte comme un homme de bien, plein d’Esprit-Saint et de foi.  Spurgeon a dit : « Sans l’Esprit de Dieu, nous ne pouvons rien faire.  Nous sommes comme des voiliers quand il n’y a pas de vent ou comme des carrosses sans chevaux; nous sommes aussi secs que des branches sans sève, aussi inutiles que des charbons sans feu. »  Par la suite, face à tous les besoins de l’œuvre, sensible à la direction du St-Esprit, Barnabas fit appel à Saul.  Barnabas était en fait un visionnaire, un homme capable de travailler en équipe, un vrai homme au service des autres qui accompli sa tâche jusqu’au bout, Actes 12.25.

 

4A.      Un bâtisseur d’églises locales Actes 13 et 14

 

1B.      Enfin Barnabas devient avec Paul le premier missionnaire envoyé par l’église d’Antioche.  Il ne manquait pourtant pas de travail en tant que prophète à Antioche !  Mais, Dieu n’appelle-t-il pas en fait ceux qui sont déjà en train de Le servir ?  Actes 13.2 « Pendant qu’ils servaient le Seigneur dans leur ministère et qu’ils jeûnaient, le Saint-Esprit dit : mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés. »  Ensuite, sur le champ missionnaire, Barnabas annonce la Bonne Nouvelle et des résultats apparaissent.  Barnabas démontre beaucoup de qualités comme bâtisseur en mission.  Partout des âmes se donnèrent au Seigneur.  Au travers des textes, il est à la fois un évangéliste qui porte du fruit, un faiseur de disciples, un serviteur puissamment appuyé par le Seigneur parlant avec assurance, un frère capable d’endurer la persécution.  Bien plus, Barnabas démontre un esprit d’équipe !

 

2B.      Il est à remarquer que Barnabas est au début le leader de l’équipe (son nom est souvent mentionné en premier) puis au fil du voyage il devient le second de l’équipe (son nom est mentionné en deuxième).  Au sein de l’équipe missionnaire, Barnabas a su être à la fois le premier et le second, le leader et l’équipier.  Barnabas, le prophète, Paul, le docteur, se complétaient.  La sagesse de Barnabas c’est qu’il a su se retirer au bon moment pour laisser la première place à Paul.  Il ne s’est pas obstiné à demeurer le chef de cette belle équipe.  Au contraire il a su accepter leurs différences de dons pour les mettre au profit de l’œuvre.  Quel bel exemple de grâce et d’humilité !

 

5A.      Un bâtisseur dans l’église universelle.  Actes 15. 1-35 (15.1-2)

 

Face à l’intrusion possible du retour à la loi, imposé par des Pharisiens convertis, la sagesse et l’expérience de Barnabas et de Saul vont influencer les anciens et les apôtres à prendre une bonne décision !  Certainement que le bon témoignage passé de Barnabas au sein de l’église de Jérusalem a su donner confiance.

 

6A.      Un bâtisseur lors d’un conflit.  Actes 15. 36-41

 

Dieu permit un conflit ponctuel entre Paul et Barnabas au sujet de Marc.  Ni Paul, ni Barnabas n’avait raison ou tort.  Chacun suivait sa conviction.  Une séparation jugée nécessaire ne veut pas dire arrêt du ministère, mais bien plutôt réajustement.  G. Campbell Morgan a dit : « Je suis grandement réconforté chaque fois que je lis cela (le désaccord entre Paul et Barnabas).  Je suis reconnaissant de la révélation de l’humanité de ces hommes.  Si je n’avais jamais lu que Paul et Barnabas avaient eu un différend, j’aurais eu peur.  Ces hommes n’étaient pas des anges, ils étaient des hommes. » (Cité par C.R. Swindoll).

Barnabas était un homme de la même nature que nous.  Si Dieu a pu accomplir de telles choses à travers Barnabas, il y a toujours de l’espoir pour chacun de nous ! 

 

Conclusion :  Barnabas était…

 

1.    Un bâtisseur d’amour

2.    Un bâtisseur de ponts

3.    Un bâtisseur dans l’église locale

4.    Un bâtisseur d’églises locales

5.    Un bâtisseur dans l’église universelle

6.    Un bâtisseur lors d’un conflit

 

Comme Barnabas, chaque croyant est appelé à être un bâtisseur — bâtir l'amour entre enfant de Dieu par la générosité, bâtir des ponts par la grâce, bâtir l'église par le service, bâtir la grande mission par l'obéissance, et bâtir même dans les conflits par l'humilité et la foi en acceptant de céder notre première position dans une équipe et prendre une position secondaire.

 

1.             Soyez un encouragement et non simplement un spectateur dans l’œuvre de Dieu

2.             Utilisez vos ressources pour bénir les autres

3.             Lâche prise sur les choses matérielles qui garde ton cœur esclave du malin

4.             Devient un bâtisseur de ponts dans les relations humaines

5.             Renforcez l'église locale par votre service fidèle

6.             Servez là où vous êtes avant de chercher de plus grandes opportunités

7.             Pratiquez l'humilité dans le travail d'équipe et passez avec grâce à un rôle secondaire lorsque cela bénéficie à l'œuvre de Dieu

8.             Gérer les conflits sans abandonner l'œuvre de Dieu

9.             Rappelez-vous que Dieu utilise des personnes ordinaires et imparfaites

 

Monday, August 31, 2026

Les derniers jours de Jacob et de Joseph: Genèse 46-50

 

Les derniers jours de Jacob et de Joseph Genèse 46-50

 



Introduction:

 

            1.  La famine était sévère dans le pays.

            2.  Les frères de Joseph sont venus en Égypte de Canaan afin de trouver des vivres.

3.  Joseph, qui avait été vendu en Égypte comme esclave par ses frères, était maintenant  le premier ministre de tout le pays d’Égypte.

            4. Après que Joseph eu révélé son identité à ses frères et qu’il les eu pardonné pour ce qu’ils lui

avaient fait, Joseph envoya des chariots avec des provisions pour faciliter le          déménagement de sa famille de Canaan en Égypte 45.26-28.

                                                                 

Transition:  

 

            1.  C’est l’affliction d’une famine qui éleva Joseph à une position de pouvoir.

            2.  C’est l’affliction d’une famine qui a réunie à nouveau Joseph et ses frères.

            3.  C’est l’affliction d’une famine qui conduisit Jacob et sa famille en Égypte tel que prophétisé

par Dieu, (Ge. 15.13-16).  L’affliction d’une famine était le début de 400 ans de misère et d’esclavage pour la nation d’Israël.    

 

APPL:  Ces illustrations de la vie de Joseph devraient nous enseigner que les expériences de la vie qui sembles être des afflictions doivent être considérées comme des bénédictions lorsque ceux-ci viennent de Dieu ou sont permises par Lui.

                                                                

1A.      Les derniers jours de Jacob, Gen. 46-49.

 

            1B.      Jacob arrive en Égypte, Gen. 46-47.

 

                        1C.      Le voyage d’Israël, Gen 46.1-27.               

 

                                    1D.      Le nom “Israël” est utilisé plutôt que Jacob (46.1-6)  parce qu’Israël                                               était le début d’une nation et Jacob en était le père.

                                    2D.      Israël offrit des sacrifices à Beer-Shéba.

 

1E.       Jacob, étant un nomade, il a probablement demeurer à Hébron  pour plusieurs année avant de voyager en Égypte.

            2E.       C’était à Hébron que Jacob a rencontré et enterré son père                                                              (dans le tombeau familial) lorsqu’il revenait de chez Laban                                                             35.27.                                     

            3E.       C’était à Hébron, que Jacob a vu Joseph la dernière fois.

 

                                                            APPL:  Hébron était une place remplis d’émotions pour Jacob.   Hébron était plein de souvenirs.   Peut-être que ces souvenirs l’ont amené à faire des sacrifices à Dieu pour le louer.

 

***      Ce n’est pas mal d’avoir des souvenirs, mais c’est souvenirs devraient nous stimuler à adorer et non-pas nous pousser au désespoir.

 

                                    3D.      Jacob était inquiet de voyager en Égypte.

 

1E.       C’était en Égypte que son grand-père Abraham avait été           humilié, 12.10-20.

                                                2E.       L’Éternel avait interdit à Isaac d’aller en Égypte, Ge. 26.2.

3E.       Dieu donna une promesse à  Jacob pour l’encourager à descendre en Égypte,  46.2-4.

 

4D.      Le nombre de tous les gens qui descendirent en Égypte à part de ses belles-filles étaient 66 (Ge. 46.26) n’incluant pas Jacob, Joseph et ses deux fils ce qui fait 70 personnes (comparez De. 10.22; Exode 1:5 et Actes 7.14).  Actes dit: 75 personnes ce qui inclut probablement 5 autres personnes additionnelles en chemin ou une fois rendu en Égypte.

                                                                                               

Pour plus d’information sur le nombre de personnes qui descendirent en Égypte avec Jacob voir: “Paradise to Prison,” par John J. Davis: p. 288.

 

            2B.      La rencontre de Jacob avec Pharaon, 46.28-47.12.

 

1C.      La première chose que Joseph devait faire était d’organiser une rencontre entre sa famille et le pharaon.  C’était très important pour Joseph de présenter correctement ses frères ainsi que leur profession à Pharaon, 46.31-34.  Joseph avait averti sa famille que les bergers étaient une abomination aux yeux des Égyptiens, donc il les encouragea  de mettre l’emphase sur leur bétail au lieu de leurs moutons.

                        2C.      Joseph n’essayait pas de tromper Pharaon.

                        3C.      Il voulait que ses frères gagnent l’approbation du pharaon rapidement.                                  4C.      Joseph voulait que sa famille ait un accès libre et immédiat à Goshen

                                                                       

                                    1D.      Une terre bien située pour les troupeaux.

2D.      Une terre près de la capitale, pour que Joseph puisse les contacter                 plus facilement, 45.10.

3D.      Une terre, isolée d’Égypte, ce qui permettait aux Hébreux de vivre                    leur propre vie et de pratiquer leurs propres coutumes.

 

5C.      Joseph a utilisé une bonne planification pour atteindre les résultats désirés.

6C.      La conversation de Jacob avec Pharaon concernant l’histoire de sa vie,

            47.7-10.

 

                                    1D.      Ses année étaient « courtes et mauvaises »

 

1E.       Jacob était continuellement confronté par la détresse, la                colère, la tribulation et l’angoisse.

2E.       Jacob apporta sur lui-même beaucoup de ces situations                 difficiles.

 

APPL:  Souvent les gens sont responsables pour leurs propres mésaventures et afflictions, et non pas Dieu.

 

2D.      Jacob a béni Pharaon.  C’était un geste d’appréciation parce qu’il avait permis à sa famille de demeurer à Goshen.      

 

            3B.      Jacob béni ses fils 48-49.

                       

1C.      Jacob béni les fils de Joseph, (Ge. 48).  L’écrivain du livre aux Hébreux a      choisi la bénédiction que Jacob a prononcé sur les fils de Joseph comme un véritable acte de foi, Hébreux 11.21.

2C.      Afin d’obtenir plus de détails sur les bénédictions individuels de chaque tribut d’Israël voyez:  “Paradise to Prison” par John J. Davis, pp. 293-301.

 

            4B.      La mort et l’enterrement de Jacob, 49.28–50.13.

                       

                        1C.      La mort d’un grand patriarche, 49.33.

2C.      Jacob a été embaumé.  La première mention d’un embaumement dans la                Bible, 50.1-3.

 

                                    Notez Bien:  Méthode d’embaumement :  "PARADISE TO PRISON" P. 302

La mention de quarante jours dans le verset 3 paraît impliquer que le corps de Jacob a été momifié.  Le processus de momification est généralement bien connu aujourd'hui à cause des écrits d'Hérodotus et des inscriptions et peintures dans les tombes Égyptiennes.  Le processus était gouverné par un rituel religieux spécifique.  Une période de soixante-dix jours était habituellement prévue pour la préparation de la momie et pour le deuil.  Après la mort, le corps était apporté à l’atelier d'un embaumeur qui était soit une structure permanente associé avec un temple ou une baraque temporaire construite pour ce but.  Avec le corps sur une table en bois, l'embaumeur faisait une incision dans le flanc gauche et enlevait tous les organes excepté le cœur, et parfois les reins. 

 

Le cerveau était enlevé à travers les narines avec plusieurs sonde en métal et des crochets, une méthode qui fragmentait le cerveau et le rendait difficile à conserver.  (C'est pourquoi les momies n'ont pas de cervelle.  Aussi, cela donne une nouvelle signification à l'idiome anglais:  Je te donnerai une partie de ma pensée:  “I will give you a piece of my mind”). C’est pour cette raison que les restes de matière du cerveau étaient rarement associés avec les momies.  Certains disputent que cette matière était souvent jetée ou abandonnée.  Le foie, les poumons, l'estomac, et les intestins, cependant, étaient chacun conservés dans une substance appelée, le natron (Carbonate de sodium hydraté naturel. Le natron servait aux Égyptiens pour conserver les momies.) [1].  Plus tard ces organes étaient placés dans 4 pots scellés, chacun de ces pots étaient consacrés à un des quatre génies de l’enfer.  (Il y a assez de matériel ici pour que Holywood puisse faire un film d'horreur de 2 heures).   

 

Après que les viscères du corps aient été préparés avec soin, le corps lui-même était emballé dans du natron séché.  Le natron utilisé était préparé à base de mélange de soude et bicarbonate de sodium, avec chlorure de sodium et sulfate de sodium.  Il y a beaucoup de ce produit en Égypte sur la surface de la terre ou près de la surface.  Ce produit est le résultat d'évaporation.  Le natron rend possible une déshydratation rapide du corps, et de cette façon la décomposition est réduite.  Bien sûr l'atmosphère sèche et chaude d'Égypte contribue aussi à ce processus.  Après que l'humidité du corps est absorbée par le natron et que les paquets de natron ont été enlevés du corps, le cadavre est épongé avec de l'eau et des parfums.  La peau était ensuite ointe avec une substance de résine (Produit solide ou semi-liquide, translucide et insoluble dans l'eau, que sécrètent certaines espèces végétales, notamment les conifères. [2]) et le corps était ensuite emballé avec des linges trempés dans la même matière.  Une fois que le corps était enveloppé, les embaumeurs nettoyait le magasin et plaçait tous les matières et outils de l’embaumement qui avaient touché le corps dans des pots, pour le stockage dans la tombe. 

 

                                                APPL: Certains gens chrétiens pensent que l'embaumement démontre le respect pour le corps humain pendant que l'incinération n’est pas respectueux.  Après avoir écouté une description de l’embaumement, dites-moi, quelle procédure est la plus respectable?  Franchement, je préférerais que mon cerveau soit frit par l'incinération plutôt qu'il soit tiré, d'un coup sec,  déchiré, réduit en morceaux, crocheté et traîné à travers mes cavités nasales seulement pour être rangé dans un petit pot à côté de mon corps enveloppé.  Mais bien sûr c'est un pays libre.

 

                                                Anecdote: Il y a quelques temps, le sujet de discussion autour de la table chez les Roy était la mort.  C’est alors que j’ai dit à ma femme (en blaguant) que lorsque j’allais mourir, je ne voulais pas me faire enterrer, incinérer, embaumer ou que mon corps soit donner à la science.  Avec une expression de découragement ma femme m’a dit: “Mais qu’est-ce que je vais faire avec toi?”  C’est alors que je lui aie dit que je voulais être empaillé et être mis debout dans un coin du salon.

 

2A.  Les derniers jours de Joseph, 50.14-26.

 

            1B.  Les frères de Joseph avaient peur de Joseph à cause de ce qu’ils lui avaient fait dans le passé,

50.15-21.  Joseph répondit à ses frères:  “Vous aviez médité de me faire du mal:  Dieu l’a changé en bien, pour accomplir ce qui arrive aujourd’hui, pour sauver la vie à un peuple nombreux” (v.20).  Ce passage est une déclaration très claire de la providence divine.  Souvent les Écritures prennent pour acquises la providence de Dieu sans toutefois prendre le temps de démontrer que Dieu est toujours au contrôle des situations, même de celles qui sont difficiles et insupportable pour nous. Ce passage de Genèse nous enseigne que la méchanceté des hommes peut sembler désavantager les enfants de Dieu, mais à la fin, ce sont les buts et les plans de Dieu qui prévaudront, Davis pp. 303-304.

            2B.  Joseph mourut âgé de 110 ans.  Les Égyptiens considéraient cet âge une âge idéal.

3B.  50.24-26 C’est à cause de sa foi dans la promesse de Dieu (le retour du peuple de Dieu à Canaan), que l’auteur de l’épître aux Hébreux appel Joseph un homme de foi (Hébreux 11. 22).  Parfois nous pensons aux héros de la foi comme ceux qui ont accompli de grandes choses pour Dieu.  Joseph lui n’a jamais rien fais d’impressionnant comme tuer un méchant géant, écrire un livre des Saintes Écritures, prophétiser la venue du Messie ou même fait un miracle.  Joseph était juste un jeune homme typique qui avait grandi parmi une famille qui avait des difficultés et beaucoup de troubles familiaux.  C’est dans ce contexte que Joseph obtient sa médaille d’homme de foi.  Joseph démontre sa foi, non pas par le pouvoir des miracles, mais par son attitude journalière face aux pressions et injustices qu’il a dû souffrir parce que Dieu le voulait ainsi.

                                                           

CONCLUSION:

 

Lisons ensemble Ge. 50.26.  En conclusion de nos études sur le livre de la Genèse, permettez-moi d’utiliser une citation de John. J. Davis, 304: “Le livre de la Genèse débute avec la splendeur et la gloire de la création de Dieu.  Tout ce que Dieu a créé fut déclaré bon, et dès son origine, la terre était un merveilleux chef-d’œuvre.  Cependant, le péché s'infiltra dans la création de Dieu et le livre de la Genèse se termine non pas avec un merveilleux jardin qui pousse abondamment mais avec les os de Joseph dans un cercueil qui allait bientôt commencer à pourrir.  Ce cercueil devrait nous rappeler les effets dévastateurs du péché et de la dépravation de la race humaine.  Toutefois, comme Joseph était plein d'espérance lorsqu’il mourut, ainsi nous devrions également nous réjouir de la rédemption que Dieu rend disponible à tous.  Même si nos os doivent demeurer dans une terre desséché et maudite par Dieu pour un certain temps à cause du péché de l’homme, notre corps sera un jour ressuscité par le pouvoir de Dieu et nous pourrons aussi bénéficier d’un nouveau ciel et d’une nouvelle terre.”

 

 



[1](c) Larousse.

[2](c) Larousse.